‹ Le livre de demainChapitre 56 sur 136 · CT · texte numérisé non relu

CT

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Tocis leis jours, après la Bourso, Vias mountar dins l’omnibus Lou courtier, las de sa courso,

A cousta d’un vieilli cresus ;

Et prochi d’un boutiquier,

Vias un vil banquaroutier ;

En faco d’un grand rabin,

Poudez veire un capouchin.

Jusquo per la poulitiquo,

Lou melangi l’y es parfet :

couvent. — Tous les jours après la Bourse — vous voyez monter dans l’omnibus — le courtier las de courir — a côté d’un vieux crésus ; — et près d’un boutiquier — un vil banqueroutier ; — en face d’un grand rabbin — se trouve un capucin.

Il n’est pas jusqu’à la politique — où le mélange soit parfait ; — on y parle

N’a que parlon république»

Souto lou nas d’un préfet ; Carlisto et juste mitan Aqui si donnon la man ; L’Angles et lou Mexicain Si dien pople souverain.

Foou veire aquelleis merveilhos Lou diminge, sur lou Cours, Vo, cedoun, sur leis Alleios Et lou camin deis Chastroux :

N’y a de grands et de pichouns,

république — à la barbe du préfet. — Carlistes et partisans du juste milieu

— s’y donnent la main ; — l’Anglais et le Mexicain — s’y disent première nation du monde. — Il faut voir ces merveilles — le dimanche sur le Cours

— ou bien sur les Allées — et le chemin des Chartreux : — Il y en a des grands et des petits, — des allon-

De loungarus et de rounds,

De fiâmes et de rascous,

Per countentar touis leis goust.

Per leis omnibus, la ragi Ooumento touti leis jour;

Se n’en trouvavoun l’usagi,

N’en farien à la vapour.

gés et des ronds, — des pimpants et des misérables — pour en contenter tous les goûts.

Pour les omnibus, la rage — augmente chaque jour; — si on en trouvait l’usage, — on en ferait à vapeur.

Fortuné CHAILAN.

Marsiho, Setembre iS3S.

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