LA VALSE DES FEUILLES
Oui, toute feuille tombe, Ormeau, chêne ou tilleul :
Tout homme est à la tombe, L’enfant comme l’aïeul.
Les rêves de ce monde Sont bientôt effacés :
Poursuivez votre ronde, Pauvres feuilles, valsez.
Paul JUILLERA.T
%iimiiniiiiitmmimiimuiumiwuuuwunuiiiiiiiMuumuuHuminiiimmimmiuttiiumiiiHtiiimmummimiiumiiMummiiiiil
ym
Tft |1 oi ïie ®Ij.u!é v
V< ' lfh~
Il était un roi de Thulé,
A qui son amante fidèle Légua, comme souvenir d’elle, Une coupe d’or ciselé.
C’était un trésor plein de charmes Où son amour se conservait;
A chaque fois qu’il y buvait Ses yeux se remplissaient dé larmes.
Voyant ses derniers jours venir,
Il divisa son héritage.
Mais il excepta du partage La coupe, son cher souvenir
Il fit à la table royale Asseoir les barons dans sa tour ; Debout et rangée à l’entour.
Brillait sa noblesse loyale.
Sous le balcon grondait la mer.
Le vieux roi se lève en silence.
Il boit, frissonne, et sa main lance La coupe d’or au flot amer !
Il la vit tourner dans l’eau noire,
La vague en s’ouvrant fit un pli,
Le roi pencha son front pâli...
Jamais on ne le vit plus boire.
•VMï J r "
scl,’ -
Gérard de Nerval.