I.A VACHE PERDUE
Tu manquas d’herbe fraîche, Quand je manquais de pain...
Nous n’en avions qu’à peine, Néra,
Et ta crèche était pleine,
Ah ! Ah !
Néra !
Hélas ! c’est bien sans cause Que tu m’as délaissé.
T’ai-je dit quelque chose,
Hors un mot l’an passé ?
Oui, quand mourut ma femme, Néra,
J’avais la mort dans l’àme,
Ah! Ah!
Néra !
De ta mamelle avide,
Mon pauvre enfant criera ; S’il voit l’étable vide,
Qui le consolera ?
Toi, sa mère nourrice, Néra,
Veux-tu donc qu’il périsse?
Ah! Ah!
Néra!