‹ Le livre de familleChapitre 134 sur 197 · LA DETTE DE L'HUMANITE · texte numérisé non relu

LA DETTE DE L'HUMANITE

Un jeune peintre arrive à Modène, et manquant de tout, pria un gagne-petit de lui trouver un gîte à peu de frais, ou pour 1 amour de Dieu. L'artisan , qui était garçon , lui offrit la moitié du sien. On clierciie en vain de l'ouvrage pour cet étranger ; son hôte ne se décourage point, il le défraie et le console. Le peintre tombe malade; l'autre se lève plus matin et se couche plus tard , pour gagner davantage, et fournit en conséquence aux besoins du malade, qui avait écrit a sa famille. L'arîisan le veilla pendant tout le temps de

sa maladie qui fut assez longue , et fournit à toutes les dépenses nécessaires. Quelques jours après la guérison , l'étranger reçut de ses. parens une somme d'argent assez considérable , et courut chez l'artisan pour le payer. No7i, monsieur, lui répondit son généreux bienfaiteur. C'est une dette que vous avez contractée envers le premier honnête homme que vous trouverez dans iinforlunc. Je devais ce bienfait à un autre; je viens de m' acquitter. N'oubliez pas d'en faire autant dès que l'occasion s'en présentera.

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