SCÈNE II
LA GOUVERNANTE, le petit OELMAS
l'ainé.
LA GOUVERNANTE. — Je scrais bien honteux à votre place de voir mon frère cadet avoir plus de courage que moi !
l'ainé delmas. — Oh bien , ma bonne, tant mieux pour lui; mais c'est bien vilain à lui, s'il n'apporte point mon habit avec le sien.
LA GOUVERNANTE. — S'il ra[>portc , vous n'en serez pas plus avancé; car je le lui ferai remporter, pour que vous obéissiez à votre papa, et que vous l'alliez chercher vous-même.
l'aîné. — Eh bien! ma bonne, je dirai que vous êtes aussi méchante que mon frère.
l\. GOUVERNANTE. — Et moi je dirai que vous êtes un poltron et un petit nigaud; tenez, voiîîî votre frère qui est plus brave que vous.