JOB, XIV
Lui qui est comme un bois vermoulu.
Comme une étoffe ronséfl nnr la teigne !
■été près de toi ;
e franchira pas,
qu'il repose,
re, la lin de sa journéel
le sol,
ae un jeune plant.
reste étendu ; it-ilî
IB se relever; 'éveillera pas.
part dans l'enfer, ta colère fût passée I : souviendrais de moi :
; j'attendrais,
JOB, XIV, 15-xv, 6 115
Tu m'appellerais et je te répondrais; Tu voudrais revoir l'œuvre de tes mains.
Mais maintenant, tu comptes mes pas, Et tu épies mes fautes.
Tu as scellé mon crime (1) dans une bourSe, Et tu as mis le cachet sur mon iniquité.
La montagne qui tombe s'en va en morceaux^ Et le roc est transporté hors de sa place ; Les eaux creusent la pierre ^ Elles entraînent dans leur débordement lapoussière du sol (2) :
Ainsi tu anéantis Vespéranee de Vhomme ••♦j««. .•••••♦••
Tu le chasses pour toujours et il s'en va, Tu le défigures et tu le congédies (3).
Alors Eliphaz de Théman prit la parole et dit:
Le sage répond-il par des propos en l'air Et remplit-il sa poitrine de vent ?
Se défend-il par des discours inutiles, Et des paroles qui ne servent à rien ?
Tu vas jusqu'à détruire la piété, Et tu diminues le respect qu'on doit à Dieu ; Car ton iniquité instruit ta bouche Et tu adoptes la langue des fourbes.
C'est ta bouche qui te condamne, et non pas moi ; Et tes lèvres témoignent contre toi.
(1) Le crime que tu m'imputes.
(2) Passage omis dans le grec.
(3) Viennent ensuite deux versets qui ne sont pas en rapport avec ce qui précède. Le D» Biekdl les replace au ch. XXI. entre les v. 21 et 22. Le V. 20: « Ainsi tu anéantis, » etc., semble être une transition ménagée entre le v. 17 et les deux versets transposés (Bickell).
JOB, IV, 21-30 Des bruits effrayants résonnent à son oreille ; A.n milieu de la paix, le destructeur fond sur li
Il ne peut se flatter d'échapper aux ténèbre: Et il est destiné au glaive.
// erre cherchant sa nourriture, Sachant que l'adversité (1) se dresse à son côté. Le jour de ténèbres (2) l'épouvaDte, La terreur et l'angoisse fondent sur lai, Comme un roi marchant au combat ;
Parce qu'il a levé la main contre Dieu Et qu'il a bravé le Tout-Puissant.
Il a couru vers lui le front levé.
Sous la masse de ses boucliers arrondis (3).
// a couvert d'embonpoint son visage, Et ils'est amassé de la graisse sur les reins (4). C'est pourquoi sa cité est désolée, Et sa maison devient déserte (5),
La richesse idu méchant ne dure pas], Et son opulence ne tient pas ; Il n'étendpas son ombre sur le pays, Il ne s'éloigne pas des ténèbres ,
Le feu brûle ses rejetons, Et sa fleur (6) est emportée par le vent.
(1) "WH (Bickell), Mot à suppléer d'après le grec, sage paraît surchargé de gloses.
(2) Rattacher les deus derniers mois du v. 23 au verbe au singulier.
(3) Allusion àlamanceuvremlli taire connue sousle
(4) Distique omis dans le grec, la suite de ce désuspecte.
(5) Suit un vers sans parallèle dont le sens ne pa monie avec le contexte.
[6] Lire avec le grec IVï au lieu deVE.
118 JOB, XV, 3t-xvi, 8
Qu'il ne se ile pas &u mal : c'est une illusîos ; Il n'y recueillera qoe le mal.
frément accompKs, tsent pas.
couler son Terjos, '. l'olivier.
est inféconde,
s de l'injustice.
! enfante le malheur (1),
a déception,
larole et dit :
e pareils discours ; its consolateurs.
>roles eu l'air ?
ie parler î
que TOUS ;
. ma place?
! contre vous,
la tête (2);
)uche,
raient pas les condoléances.
i-rCestpas apaisée.
luis-je soulagé ?
'orces, je sais abattu; t (3).
moin contre moi.
autrui attire le mal 9ur soi-même.
a plus ou moins sincère.
'iraw-T (Bickell).
JOB, XVI, 9-19 Et m'accuse.. . (1)
Sa colère me déchire et s'acharne sur moi \ Contre moi il grince des dente.
Mes ennemis ont dardé sur moi leurs yeux; Ils ouvrent la bouche pour me dévorer.
Us me frappent les joues avec mépris, El ils se liguent ensemble pour m'attaquer.
Dieu me livre au pervers, Il me jette aux mains des méchants.
J'étais en paix et il m'a brisé ; II m'a saisi par la nuque et m'a mis en pièces.
Il m'a pris pour point de mire ; Ses flèches tombent sur moi de toutes parts.
Il perce mes reins sans pitié, Et il répand mon fie] à terre.
Il fait en moi brèche eur brèche ; Il fond BUP moi comme un guerrier.
J'ai cousu un cilice sur ma peau, Et j'ai souillé de poussière mon front (2).
Mon visage est enflammé par les larmes, Et l'ombre s'étend sur mes paupières, Quoiqu'il n'y ait pas d'iniquité dans mes mains. Et que ma prière soit pure.
terre, ne couvre pas mon sang, Et que mon cri (de vengeance) ne soit pas étouflTé ! J'ai encore un témoin dans le ciel Et un garant dans les hauteurs.
(Ij Passage omis dans le grec.
(2) Littératement : « ma corne. >
ivi, 20-ïvi, 10
ère monte vers Dieu] (1),
tlui,
10 m me contre Dieu même,
itra son semblable.
ant & leur fin,
r où je ne repasserai pas.
■s s'éteigttent, le tombeau m'attend ;
de moi (?)
eretles (2).
ma caution contre toi-même :
Trapper dans la main (3)?
la raison ;
js qu'iU triomphent (4).
is
ies propres enfants !
e des peuples,
ige.
douleur
plus qu'une ombre.
sont stupéfaits
tre l'impie;
iche k sa voie.
ont pures redouble de courage.
lis !
■eu a ici deux iiiots qui ne constituent pas in : « Mes amis se moquent de moi sans e mon œil pleure, »
il demeure parmi leurs récriminations*.
discours des trois amis. Passage douteux.
e constituait garant.
JOB, xvir, il-ïvm, 7 HeB jours s'écoulent dans le chagrin (l) ; Les projets de mon cœur sont brisés.
On a beau faire de la nuit te jour, Dire que la lumière approche quand c'est V Mon espérance est d'avoir l'enfer pour dei J'étends déjà mon lit dans le séjour ténébi J'ai dit au tombeau : « Tu es mon père i.
Et aux vers : « Vous êtes ma mère et ma i
Où donc serait mon espoir?
Et mon bonheur, qui l'entrevoit ?
Ils descendent aux portes de l'enfer, Si toutefois dans la poussière on a le repo
Mors Bildad de Suah prit la paro
Quand finiras-tu (3) de parler.
Et auras-tu la sagesse de nous laisser dir Pourquoi nous regardes-tu comme des bé Et nous prends-tu pour des ëlres stupides
A quoi bon
Te déchirer toi-même dans ta colère ? (A) Veux-tu que pour toi la terre soit abandon Et que les rochers changent de place ?
Cependant, la lumière du méchant s'étein Et la flamme de son foyer cessera de luire
La lumière s'obscurcit dans sa tente, Et sa lampe s'éteint au-dessus de lui.
Ses pas fermes sont circonscrits.
Et ses propres desseins le renversent.
(1) Lire avec le grec Dîni.
(2) Pasaage omis dans le grec.
(3) Lire WVTi, ^311.
(4) II doit y avoir ici une interpolation accidi
ïOB, xvni, 8-21
t dans le Itlet,
ils;
talon,
nt SDr lui.
e pour lui sous terre, ! sentier.
rreurs l'inquiètenl, b, pas.
lace k la disette, . son côté, orps sont dévorés, premier né de la mort (1).
mte où il se croyait en sûreté, les terreurs {2;.
it dans sa tente (3), fre sur sa demeure.
se dessèchent,
m sont coupés.
du pays,
connu dans la contrée.
umiéredans les ténèbres,
livers.
ni postérité dans s» tribu,
as sa maison.
stupéfait de son sort, ité à l'orient, a tente du mécbant, qui ne connaît pas Dieu.
la maladie, la mort.
JOB, XIX, 1-13 Alors Job prit la parole el dit :
Jusques k quand alUigerez-vous mon ftme Et m'accablerez-vous de discours ?
Dix fois déjà vous m'avez insulté, Et TOUS n'avez pas honte de m'outrager.
Supposé que j'eusse réellement péché, Sfa faute ne regarderait que moi seul.
Si vous voulez le prendre de haut avec moi, Et me convaincre d'ignominie.
Sachez bien que Dieu m'a fait lort Et qu'il m'a enveloppé de ses filets.
Je crie à la violence et nul ne me répond ; Je crie au secours et justice ne m'est pas rendu\
Il a barré mon chemin d'un mur infranchisi Et il répand les ténèbres sur mes sentiera.
Il m'a dépouillé de ma gloire, Et il a enlevé la couronne de ma tête.
Il m'a démoli de tous c6tés, et je tombe en Il a déraciné comme un arbre mon espérance Il a allumé contre moi ea colère, Et il m'a regardé comme son ennemi.
Ses bataillons rassemblés sont venus.
Ils ont élevé autour de moi leurs retrancheme
Et iU campent autour de ma tente.
Mes frères se sont éloignés (1] de moi : Uoe fois avertis (2), ils m'ont abandonné.
(1) Lireipinin.
(2] Dès qu'ils ont connu mon infortune. Lire tyii
JOB, XIX, 14-26 : amis ont disparu, 'ont oublié.
regardent comme ua étranger, our elles un inconnu, leur et il ne répond pas :
te le supplier.
mportune k ma femme i. mes descendants (1) ; ueot de moi, e lever, ils me raillent.
rs me prennent en horreur s se tournent contre moi.
. ma peau, chair entre les dents (2).
noi I vous du moins, mes amis; a m'a frappé, uivre comme Dieu, latiables de ma chair?
que mes paroles
un livre, et qu'elles soient gravées,
ir et du plomb,
jamais sculptées sur le roc I
engeur existe, sur la terre ; que tout cela soit passé,
ifils de mon sein ', non pas sans doul« lesenpetits-GIs ; on songe aussi à des fràres issus du ne mère que lui. Septante : uîoùî naXXiixfBiiiv
tplusànen. V. sup.p.ll2.
JOB, XIX, 27-xx, 8 Et Dieu veira mon innocence, Que je suis seul à voir, Et que mes yeux aperçoivent, mais non ceux d'autru
Mes reins se consument an dedans de moi,
Parce que vous dites : « Comment le poursuivrons-:
Craignez pour vous le glaive,
Car la colère de Dieu poursuit l'iniquité (3).
Alors Sophar de Naama prit la parole et dit :
Ce n'est pas ainsi [4) que mes pensées m'inspîreni Et voilà pourquoi je suis impatient.
Dois-je écouter une leçon injurieuse ?
Mais l'esprit suggère à ma raisonune réponse (5). Sais-tu bien que, de tout temps, Depuis que l'homme a été tais sur la ten-e, La triomphe des méchants est court, Et la joie de l'impie ne dure qu'un instant?
Lors même que sa hauteur monterait jusqu'au c Et que sa tête atteindrait la nue, Comme l'ordure, il périt pour toujours, Ceux qui le voyaient disent : « Où est-il ? »
Il s'envole comme un songe et on ne le trouve pli Il s'enfuit comme une vision nocturne.
(l)Teïte en mauvais état. Corrections et traduction con V. supr. Introduction, p. 7-11.
(2) La réflexion qui suit : « Et une racine de parole fquel a été trouvée en moi », ne se rattache pas au contexte (V. tion, loc. cit.) et manquait dans le grec. On dirait une variftaledeXXV!,14b.
(3) La fin de ce passage est en mauvais état, Lire nxm ' grec, et laisser les derniers mots, répétition accidentelle et) qui précède.
(i) Lire avec le grec 13 nS.
(5) Passage omis dans le grec.
JOB, XX, 9-21 jgardé ne le verra plus,
ne l'apercevra plus (1).
at dans la misère,
maûifi restitueront ses richesses.
nesse et de vigueur, ns la powiière.
doux à sa bouche, é sous sa langue ; ■t ne ra point lâché uré tous son palais, transformera dans set entrailles dans son sein en fiel de vipère (2).
s richesses, il les vomira ; ier& de son ventre, lin des vipères, 'aspic le tuera.
ira pas conler
[3] de miel et de lait.
lins et il n'en profitera pas,
UB ses profils et il n'en Jouira pas.
nallraité, négligé les pauvres,
olé une maison, il ne )a consolidera pas.
^é insatiable de biens,
as ce qu'il aimait le mieux (1).
lit à sa voracité ;
son bonheur ne durera pas.
lis dans le grec.
lis dans le grec.
notnru-
paraît être un doublet du suivant.
JOB, XX, S^XZI, 3 En pleine abondance, il sentira la gène Tous les coups des opprimés tombent sur lui (1). (Dieu) envoie contre lui te feu de sa colère Et fait pleuvoir sur lui la terreur (â).
11 fuit devant l'arme de fer :
L'arc d'airain le transperce.
Il arrache le trait, qui sort de son corps (3), Et la pointe qui a pénétré dans son foie.
L'épouvante fond sur lui ; Les ténèbres lui sont réservées.
Un feu qu'on n'attise pas (4) le dévore Et détruit ce qui restait dans sa tente.
Les cieuï révèlent son crime, Et la terre se lève contre lui.
Les revenus de sa maison paraissent à la lumière, Dispersés au jour de la colère divine.
Telle est la part qUe Dieu fait au méchant, Et l'héritage que le Seigneur lui destine.
Alors Job prit la parole et dit :
Écoutez, écoutez mes paroles ; Que j'aie du moins cette consolation de votre part ! Souffrez que je parle, Et, quand j'aurai parlé, vous pourrez vous moquer de
(!) Omettre, après le v. tt, le premier membre du v. :i3, vi sans lien avec le contexte.
(2) Lire rmSa rSï {leçon du grec).
(3) Où il eal entré profondément.
(4) Parce qu'il est allumé par Dieu.
(5) Lire avec le grec laiySll.
ing, tience ?
peur,
hair.
1 force 7
lujours féconde ; s.
un troupeau de brebis
in (1) et de la guitare,
tbois.
nous;
voies ;
que nom le servions.
te prier (2) ? ■»
maia?
les soit loin de moi I
B des méchants s'éteindre nber sur eux ?
JOB, XXI, 18-26 [Quand onl-ih été pris dans'] les filets Que leur destine la colère de Dieu, Ou bien ont-ils été comme la paille au souffle du Comme le fétu enlevé par le tourbillon ?
Dieu (dite s- vous) ré serve le cliâlimentauxenfanli C'est lui qu'il faudrait punir, afin qu'il s'en aperç Qu'il vît de ses yeux sa ruine, Et qu'il bût la colère du Tout-Puissant.
Que lui importe sa maison après lui,
Quand le nombre de ses mois est accompli (1) ?
Que ses fils soient honorés, il n'en sait rien ; Qu'ils soient méprisés, il n'en a pas connaissance C'est sa propre chair qui lui fait mal, Et ce sont les peines de sa vie qui comptent pour
Est-ce de Dieu qu'on apprend la sagesse, El juge-t-il le meurtrier ?
Celui-ci meurt au sein de la prospérité.
Pleinement heureux et tranquille.
Ses flancs sont chargés de graisse, Et ses os remplis de moelle.
Cet autre meurt dans la tristesse, Et sans avoir goûté aucun bonheur. Ils se couchent pareillement dans la poussière, El les vers les couvrent tous deux.
Ah 1 je sais bien vos pensées, Votre parti pris de m'accabler.
(1) Passage omis dans le grec.
(2) Les quaire derniers vers sont rapportés de XIV, a
JOB, XXI, ai-xxii, 6
o Où est la maison du tyran ?
ie qu'habitaient les impies?
<st réservé pour le jour de ta ruine ; ( aujour des châtiments (^). »
ous interrogé les voyageurs ?
•riez contester leurs témoignages.
nt lui blâmer sa conduite ider raison de ce qu'il a fait ?
^st conduit honorablement dans la tombe, sur son mausolée.
3 la vallée lui sont légi'res ;
mes marchent à sa suite, innombrable le précède [2,].
apporter de vaines coneolations?
éponsesne sont que perfidie.
iphaz de Théman prit la parole et dit :
peut-il èlre utile à Dieu ?
t utile qu'à lui-même,
au Tout-Puissant que tu sois juste,
à ce que ta conduite soit parfaite?
luse de ta piété qu'il te punit, e avec loi en jugement ?
méchanceté n'est pas grande, ^s ne aont-elles pas innombrables ?
nais sans motif des gages à tes frères, liais les misérables de leur vêtement.
er les vv. 29et 30. Bickell.
de toute cette finale est en mauvais état. Les Sepent pas. Le dernier distique ne décrit pas sans doute bre du méchant. On veut dire que, s'il meurt eafln, nent la loi commune.
JOB, ïxii, 7-19 Tu ne donnais pas une goutte d'eau h l'homme ép Tu refusais le pain à l'affamé.
La terre était au plus fort, Et les gens considérables s'y installaient, Tu renvoyais les veuves les mains vides, El l'on brisait les bras des orphelins.
Voilà pourquoi des pièges t'environnent, Et la terreur te trouble tout à coup ; Ta lumière s'est obscurcie, et lu ne vois plus ; Et le déluge des eaus te couvre.
Dieu n'est-il pas plus élevé que les cieux?
Regarde à quelle hauteur sont les plus lointaines i £t tu dis : I Qu'en sait Dieu ?
£st-ce qu'il juge à travers la nue ténébreuse'! Les nuages le cachent et il ne voit pas, Il se promène sur la voûte du firmament. »
Tu suis donc les vieux errements Où ont marché les hommes d'iniquité, Qui ont été enlevés avant le temps.
Le sol qui les portait se fondant en eau (2) ; Qui disaient à Dieu : « Éloigne-toi de nous ! Que peut nous faire le Tout-Puissant ? u
Et c'est lui qui avait rempli leurs maisons de bi Néanmoins que le conseil des impies soit loin de Les justes voient leur ruine et se réjouissent. Et l'innocent se moque d'eux :
(1) On lit dans le grec : « Celui qui habite les hauteui pas? N'humilie-t-il pas les orgueilleux 7 » Le v, 17 : « ( à Dieu > etc., se trouvait ain.si amené de la façon la plu
(S) Passage omis dans le grec.
(3) Dansée passage, Ëliphaz fait avec intention des ei dernier discours de Job.
)ieu et tu seras sauvé :
reviendra.
neinent,
cœur,
vers le Tout-Puissant, de ta tente ;
; ta poussière, 'ix des torrents,
out-Puis8ant les délices.
es vœux.
lasira,
irbe (3), rd humble.
e tes mams.
tmon ouvrage (4);
e et cause mes gémissements !
Iiax riM Vswn. Bickeli. Passage mot Égaré dans le v. 'i) au lieu de
JOB, xxiir,3-!5 Que Qe puis-je le (i) trouver, Et parvenir jusqu'A son trCinel
J'exposerais df^vant lui ma cause.
Et je remplirais ma bouche d'arguments.
Je saurais ce qu'il me répondrait.
Je comprendrais ce qu'il aurait k me dire.
A moins qu'il n'employ&t sa toule-puissance pi
Lui-même (3) n'aurait aucun griel' à produire ca
Ce serait un Juste qui discuterait avec lui.
Et je serais absous h tout Jamais par mon Juge.
Mais si je vais à l'orient, il n'y est pas, A l'occident, je ne l'aperçois pas.
Je le cherche (3) au nord, je ne le vois pas ; 5e cache-t-il au midi 'îje ne le découvre pas. Il sait bien comment je me suis comporté :
Qu'il m'éprouve, je sortirai pur comme l'or.
Mou pied a suivi ses traces. J'ai gardé sa voie sans m'en détourner.
Je ne me suis pas écarté des préceples de ses le Etj'ai conservé dans mon sein (4) les paroles dt
Mais sou parti est pris : qui l'en fera changer 11 fait ce qui lui plaît.
// acco-mplira ce qu'il a décidé contre moi, Et il a beaucoup de projets semblables.
C'est pourquoi son aspect m'épouvante; Rien que d'y penser, Je tremble devant lui.
|1] Dieu.
(■?1 Lire ^n an lieu de -[K.
(5J Lire Tiropi (Bickeli;, au lieu de inufya. Ce disli dans les Seplanle.
[%] 'Wna au lieu de ■'pnc.
134 JOB, XXIII, 16-xxiv, 4, \2, 25-KXV, 2
Dieu a brisé mon cœur.
Et le Tout-Puissant m'a jeté dans le trouble ;
devant les ténèbres
i mon visage.
appartiennent (2] au Tout-Puissant, dèles ne voient pas ses jours {3)1 lacent les bornes des champs, upeau qu'ils ont volé.
ant eux l'âne de l'orphelin, j le bœuf de la veuve, jresdu chemin ;
'S se cachent tous.
ihelin du sein de sa mère (3), ;ages sur le pauvre.
SI, qui prouvera que je mens,
néant mon discours [6).
] de -Suah prit la parole et dit :
uissance et la majesté ; ns sa haute demeure,
dans l'hébreu. Il semble nécessaire d'omettre
ell.
{ugemenlet de son triomphe sur les méchante.
.sujet s'impose.
long développement qui a disparu [v. supr.
qu'on a remplacépar un morceau étranger dont née plus loin.
)akle que le commencement de ce discours a
JOB, 7i\y, 3, XXVI, 5 ■ Peut-on compter ses légions?
Sur qui ne se lève pss sa lumière?
Les ombres s'agitent frémissantes.
Sous les eaux et leurs baf/ilants.
L'enfer est à nu devant lui, Ht l'aèîme sans voile. Il étend le septentrion sur le vide.
Il suspend ta terre sur le néant.
Il enfei-me les eaux dans son nuage.
Et le nuage n'éclate pas sous elles.
Il voile la face de son trône.
En l'environnant de sa nuée.
Il a décrit un cercle sur les eaux, Là où la lumière confine aux ténèbres.
Les colonnes des deux s'ébranlent Et s'épouvantent à sa menace (i).
Dans sa puissance, il fait trembler la Et dans sa sagesse, il écrase Rahab, A son souffle, le ciel devient clair ; Sa main transperce le Serpent- verrou.
Voilà seulement les contours de ses a Et comme un léger murmure qui en arri
péri. Il règne un grand désordre dans les c En partie d'après Bickell, nous disposmiî^ le XXV, 1-3; XXVI. 5-14; XXV, 4-ti; XXVII.
[1) Toul ce passage depuis: « Les ombres le grec.
:vi, 4, xxvii, 7-10 nd il le produit (1) ?
-il juste devant Dieu, s serait-il pur?
claire
Tes h ses yeux :
, ce vil insecle, 'inisseau !
rôle et dit :
la faiblesse, is force 1
s à l'ignorance, as mis au jovr !
discours ?
ama prit la parole et dit :] ■■ coupable
l'impie, e ses jours ?
lée sur lui ?
le Tout-Puissant ?
tout temps ?
7\Vir '3.
JOB, KX.VII, 13-23, 1-4 Voici la part que Dieu garde au méchant, El l'héritage que le Toul-Puissant destine à l'op Ses fils se multiplient pour le glaive.
Et ses descendants n'oot pas de quoi se rassasi Les survivants de sa maison meurent de la pesl Et ses veuves ne pleurent pas.
S'il a entassé l'argent comme la poussière, é les vêtements comme la boue :
il le juste les porte ; Les innocents partagent son argent.
La maison qu'il s'est bâtie est comme celle de I Comme la hutte que se fait le gardien (2), Le riche se couche: c'est pour la dernière fois ( // ouvre les yeux: il n'est plus.
La terreur l'envahit comme un déluge; Un tourbillon l'enlève pendant la nuit.
Le vent d'est remporte et le voilû parti ; Il le balaie violemment de sa place.
Il se précipite sur lui sans merci, Et l'entraîne dans une fuite éperdue.
On bat des mains sur sa ruine, Et on le poursuit avec des sifflets (4).
Alors Job prit la parole et dit ;
Par la vie de Dieu qui me refuse justice, Du Tout-Puissant qui remplit mon âme de triste Tant qu'il me restera un souffle Et que l'esprit de Dieu passera dans mes narine: Mes lèvres ne prononceront pas l'injustice, Et ma langue ne dira pas le mensonge.
(1) Lire W33Ï iSeptanle).
(2) Le gardien des vigoes, au temps où les fruits vers n'était pas dans les Septante.
(3) Lire rfov (Septante)
(k) Passage omis dans le grec,
138 JOB, ixvu, 5-6 ; xxviir, 1-1 1
Loin de moi la pensée de vous donner raison.' Jusqu'à mon dernier soupir je défendrai mon innocence, Je liens à ma Juslification et je ne l'abandonnerai pas ; Ma conscience ne me reproche aucun de mes. jours.
ter la conduile de Dieu,
as les conseils du Tout-Puissant.
;ez : en des discours futiles?
l'on tire l'argent, [j épure For.
cl, inne l'airain,
;e les frontières des ténèbres,
ères profondeurs;
res, dans l'obscurité la plus noire,
loin des lieux fréquentés ; %ssanls,
otn des humains.
le pain,
es entrailles comme par le feu.
uve le saphir, dre d'or.
lit n'est pas connu de l'aigle, ■e l'a pas aperçu ; l'ont point foulé, arche, le granit ; agnes parla base;
dans les rochers, les trésors ; inL des eaux, ' ce qui était caché.
JOB, xxviii, 5-27 Mais la sagesse, d'où vient-elle ?
Oit est le glle de l'intelligence 1 L'homme ignore le chemin qui y mène, £t on ne la trouve pas au pays des vivants, L'abîme dit ; « Elle n'est pas en moi » ; « Elle n'est pas chez moi », dit la mer.
On ne l'acquiert pas avec Vor fin, On ne l'achète pas à prix d'argent ; On ne la pèse pas contre l'or d'Ophir, Contre l'onyx précieux elle saphir; On ne lui compare pas l'or et le verre, On ne l'échange pas avec les vases d'or fin ; De corail et de cristal il n'est pas question ; L'acquisition de la sagesse vaut mieux que les j. On ne bn compare pas la topaze d'Elhiophie, On ne la pèse pas contre l'or le plus pur.
Mais la sagesse, d'où vieat-elle?
Où est le gtte de l'intelligence ?
Elle est dérobée aux yeux de tous les vivants, Elle est cachée aux oiseaux du ciel.
L'enfer et la mort disent :
Nous avons (seulement) ouï parler d'elle.
Dieu sait le chemin de son séjour :
Lui seul connaît l'endroit où elle se Irouve ; Car il voit jusqu'aux extrémités de la terre, Et il embrasse de son regard tout ce qui est so
Quand il s'occupait k peser les vents, Et qu'il réglait la mesure des eaux ; Quand il fixait à la pluie une loi, Et un chemin aux éclairs (i) :
Alors il l'a vue et il l'a décrite, Il l'a fondée et il l'a scrutée.
(1) Les passages soulignés dans la description de trouvaient pas dans les Septante.
JOB, xxviii, 28-xxix, 12
>il& la sagesse, telligence. »
liscours el dit:
comme autrefois, iu me protégeait, liait sur ma tète it mes pas dans les ténèbres!
irs de mon automne (1), veillait sur ma tente, , était encore avec moi, imes enfants;
ieds dans la crème, pour moi des ruisseaux d'huile; 1er h la porte de la cilé, iège sur la place publique !
liens se cachaient, i et reslaientdebout; ent leurs discours, leur bouche.
muette,
it à leur palais (2).
parler de moi proclamait mon bonrendait témoignage. [heur ;
uxqui appelait au secours, ms appui.
tcueille le Fruit de la vie.
î grec.
JOB, jucii, 13-25 A moi venait la bénédîclion de l'homme près de [ Et je. mettais la joie au cœur delà veuve.
Je me couvrais de la justice comme d'un vêtement L'équité semblait être ma robe et mon turban.
J'étais les yeux de l'aveugle Et les pieds du boiteux; J'étais le père des pauvres, Et j'examinais soigneusement la cause des inconnu
Je brisais les mâchoires du pervers, Et je lui arrachais la proie d'entre les dents. je disais: Je mourrai avec le roseau {!), lît je vivrai aussi longtemps que le palmier.
Ma racine atteint les eaux.
Et la rosée demeure la nuit sur mon feuillage. Ma gloire sera toujours jeune, £t mon arc, toujours fort dans ma main {^).
On m'écoutait et l'on attendait mon avis; On se taisait jusqu'à ce que j'eusse donné mon opîi Quand j'avais parlé, on n'ajoutait rien, Et mon discours était reçu comme une douce rosée
On l'attendait comme la pluie, Or ouvrait la bouche comme pour une ondée.
Je souriais à ceux qui perdaient courage Etmon air bienveillant consolait les affligés [3]. Quand j'allais vers eux, je prenais place à leur tête Et je trônais comme un roi au milieu de ses gardes.
(1) Dont la tige se renouvelle sur la même racine.
(2J Passage omis dans le grec.
(3) Le parallélisme appelle ici les mots anj' D^SlK isc du paragraphe. Omettre TlS'S' nS, variante de médiocre 117K3 locution destinée àrattacber les mots transposés au le passage manquait dans leaSeptante.