JOB, XXX, 6-7 XXIV
Dans les Irous de la terre et des rochers, Entre les buissons, ils braient ; Ils se couchent dans les ortie?.
De la ville monte le râle des mourants.
Et les blessés expirants crient vengeance ; Mais Dieu n'a pas égard à leurs supplications.
Ils sont ennemis de la lumière, Ils ne connaissent pas sa (1) voie, Ils ne demeurent pas dans son chemin.
Le meurtrier se lève quand le jour tombe ^ Pour tuer le pauvre et Vindigent; Le voleur marche (2) durant la nuit,
U adultère attend le soir, Se disant: « Nul ne me verra », Et il met un voile sur son visage»
Ils forcent les maisons à la faveur des ténèbres^ Et pendant le jour ils se tiennent cachés.
Etant ennemis de la lumière.
Car [le soir] est leur matin, Et les ténèbres [sont leur lumière (\\)\.
Ils sont accoutumés aux terreurs de la nuit.
[Il (4) coule rapide sur la face de Veau.
Leur héritage est maudit sur la terre ; Ils ne prendront plus le chemin des vignes (?j.
(l)La voie de Dieu.
^2) Lire n:5 '^hr\\ Merx.
(3) Restitution conjecturale. Le texte hébreu de ce passage est trop chargé pour un vers et insuffisant pour deux.
(4) Le méchant. Le texte, jusqu'à la fin du morceau est en très
JOB, XXIV, 19-24 La sécheresse et la chaleur Absorhent les eaux de la neige :
Ainsi l'enfer absorbe le pécheur.
Sa mère l'oublie; les vers font de lui leurs délice: On ne se souvient plus de lui; Le méchant (1) est hrisé comme un morceau de boi:
H maltraitait la femme sans enfants, Et ne faisait pas de bien à la veuve ; 11 soutenait les exactions des puissants.
Il ne pouvait compter sur une longue vie.
Et son espoir n'avait pas sur quoi s'appuyer, Car les yeux (de Dieu) étaient sur ses voies.
Ëlevé un moment, il n'est déjà plus ; Tombé, on Tenterre comme tout homme; 11 est moissonné comme la tête de l'épi.
mauvais état, et par suite la traduclion eut conjecturale. C cède manquait dans le grec.
(1) Littéralement; t l'îniijuilé ».
â« Job, XXXII-XXXVII.
Ici finissent les discours de Job (1).
Et ces trois hommes (2j cessèrent de répondre à Job, parce qu'il se croyait juste. Alors s'alluma la colère d'Élihu, fils de Barakel, de Buz, de la race de Ram; sa colère s'alluma contre Job, parce qu'il voulait être juste aux dépens de Dieu; et sa colère s'alluma aussi contre ses trois amis, parce que, sans avoir trouvé de bonne réponse, ils avaient condamné Job. Or Élihu s'était abstenu de répondre à Job parce que (les trois amis) étaient plus âgés que lui. Et quand Ëlihu vit qu'ils n'avaient plus rien à répondre, sa colère s'alluma.
Alors Élihu, fils de Barakel, de Buz, prit la parole et dit:
Je suis jeune d'années, Et vous êtes plus vieux que moi (3) ; C'est pourquoi j'ai eu peur et j'ai craint De vous montrer mon savoir.
Je me disais : L'âge va parler; Les longues années manifesteront la sagesse.
Mais c'est l'esprit de Dieu (4) dans l'homme, C'est le souffle du Tout-Puissant qui rend intelligent. Ce ne sont pas les anciens qui sont sages, Ni les vieillards qui discernent le droit.
C'est pourquoi je dis: Écoutez-moi; Je vais aussi montrer mon savoir.
J'ai suivi attentivement vos discours, J'ai prêté l'oreille à vos raisonnements,
(1) Cette phrase appartient au dernier verset du ch, XXXL {*i) Les trois amis de Job.
(3) Ajouter *i:iD12. Bickell.
(4) Lire Sn mi. Bickell.
164 JOB, xxxit, ll-zxxni, 2
Et tandis que vous discutiez (1),
J'appréciais vos arguments.
.Hais personne n'a réfuté Job;
' " de vous n'a répondu d ses paroles.
ispas: H II alrouvé(2) la Bagesse;
eut ie vaincre et non l'homme ».
;l pas à moi qu'il a exposé ses raisons:
iverai d'autres réponses que les vôtres.
voilà interdits, ils ne disent plus rien-, rôles leur font défaut.
•je encore attendre, parce qu'ils ne parlent plus, ils restent là n'ayant plus rien à répliquer ? répondre aussi à mon tour ; aussi montrer mon savoir.
suis plein de paroles ; t qui est en mon sein m'oppresse:
îin est comme un vin renfermé, 3 des outres neuves qui éclatent, parler, cela me soulagera, rai mes lèvres et je répondrai.
erai acception de personne, 3 flatterai aucun homme ; ne sais point flatter, non Créateur m'enlèverait bientôt.
aintenanl. Job, écoute mes paroles,
'oreille k tous mes discours.
ue j'ouvre ma bouche,
ma langue prononce des mots sousmon palais.
■ grec a ici deux vers au lieu de trois :
ez attentivement mes discours:
ea àquand éplucherez -vous dea mois?
les passages imprimé» en italique manquaient dans I
re Nxa. Bickell.
JOB, xxxiii, 3-17 Mes paroles viennent d'un cœur droil, Et mes lèvres disent franchement ma pensée.
C'est l'esprit de Dieu qui m'a fait, Le souffle du Tout-Puissant qui m'anime.
Si tu le peux, réponds-moi ; Prends position devant moi, tiens-toi ferme.
Je suis pareil à toi devant Dieu :
Moi aussi, j'ai été tiré du limon.
Je ne puis t'inspirer une trayeur qui te trouble, Et le poids de ma majesté ne saurait t'accahler.
Or, tu as dit à mes oreilles.
Et j'ai entendu ce discours :
I Je suis pur, exempt de péché.
Sans lâche, el il n'y a pas en moi d'iniquité. Mais il (1) invente contre moi des motifs de haine. Et ii me regarde comme son ennemi ;
II met mes pieds dans les ceps, Il observe toutes mes démarches.
Je suis juste, et il ne m'écoute pas (2),
Parce que Dieu est plus fort que l'homme. »
Pourquoi lui reproches-tu
De ne faire aucune réponse h tes discours ?
Car Dieu parle une fois,
Deux fois, sans qu'on y fasse attention :
Par des songes, des visions nocturnes (3), Quand on est endormi sur le lit.
Alors, il ouvre l'oreille de l'homme.
Et l'effraie (4) par ses avertissements.
Pour le détourner du péché (3),
(1) Dieu.
(2) Lire avec le grec ■'::yi nSi mpiy.
(3) L'hébreu ajoute ici un vers sans parallèle, emprunté i mier discours d'Èliphai, IV, i3.
(4) Lecture du grec.
(5) Lii-e nSiya (Septante).