JOB, XXXVII
// met les scellés sur la main des hommes (1),
Pour que tous les mortels reconnaissent la puissance du
Le fauve entre dans son gîte, [Créateur.
Et demeure dans sa tanière. .
L'ouragan sort de sa retraite
Et du nord arrive le froid.
Au souffle de Dieu^ la glace est produite ^
Et la surface des eaux se durcit.
Il charge la nue d*humidité,
Il lance dans Tair des nuages orageux (2).
Ceux-ci vont de côté et d^autre,
Sous sa direction ,
Pour exécuter tout ce qu'il leur prescrit Sur la face de la terre, Apportant ses châtiments Ou ses bienfaits au monde.
Écoute cela, Job ; arrète-toi A considérer les merveilles de Dieu.
Sais-tu comment il forme ses nuées Et y fait briller la lumière ?
Sais-tu la loi d'équilibre des nuages, Les prodiges de la science infinie?
D'où vient que tes habits s'échauffent.
Quand la terre se repose au souffle du midi?
Etendras-tu avec lui le ciel en firmament Aussi solide qu'un miroir de fonte (3) ? Apprends-nous ce que nous devons lui dire !
Plongés dans les ténèbres (4), nous n'avons rien à lui ob- Lui annoncera-t-on que je parle (5) ? [jecter.
(1) En les empêchant de travailler au dehors.
(2) Littéralement : « le nuage de sa lumière », qui porte la foudre.
(3) Disque de métal poli, servant de miroir.
(4) L'ignorance.
(5) Pour juger et critiquer sa conduite. Gela serait trop dangereux. L'homme ne doit pas discuter les desseins de la Providence, et celui qui le fait s'expose à la mort.
.* T-rri
JOB, xxxvii, 20-24 175
Un homme demandera-t-il d*être anéanti ?
Maintenant (i), on ne voit pas la lumière ; Le soleil éclaire à travers les nuages :
Un coup de vent passe, et rend le ciel pur ; Uor vient du septentrion (1).
Dieu est entouré d'une majesté redoutable ; Nous ne pouvons atteindre le Tout-Puissant, Éminent en force et en équité, Grand parla justice, il ne répond à personne (3). Que les hommes donc le révèrent î Il ne regarde pas les sages (4).
(1) Pendant l'orage, ou simplement à un moment donné. Élihu paraît vouloir dire que Tadversité n'a qu'un temps, ou bien qu'on ne peut connaître les secrets de la Providence.
(2) Le vent qui dissipe les nuages rend à la terre les rayons d'or du soleil . Sens douteux.
(3) N'ayant pas de comptes à rendre.
(4) Mot à mot : u les sages de cœur », ceux qui, se croyant sages, emploient leur intelligence à critiquer les voies de Dieu.
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