JOB. IT
Est-ce grâce à ta sagesse que Tépcrvier prend son essor, £t déploie ses ailes pour émigrer vers le sud T
Est-ce par ton ordre que Taigle s'élève Et place son nid dans les hauteurs?
n habite les rochers, il fixe sa demeure
Dans les dents de la pierre et les créneaux des forteresses.
De là, il épie sa pâture ;
Ses yeux percent dans le lointain.
Ses petits se gorgent de sang ;
Partout où il y a des morts on le trouve.
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Et Jéhovah^ s'adressant à Job^ dit ;
Le oe&seur du TouMPuissant peut^il lui len!r tête ? L'accusateur de Dieu peut-il répondre à tout cela?
Et Job répondit et dit i
Je suis un néant : que te répondrai-je ?
Je n'ai qu'à mettre ma main sur ma bouche.
J'ai parlé une fois,... je ne répliquerai pas 1 Deux fois!... je n'ajouterai plus un mot.
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; Et léhovah parla encore à Job du sein de 1& tempête^ et dit :
Ceins tes reins, comme un homme; Je vais t'interroger ; réponds-moi.
Veux-tu done anéantir majusticev Me condamner pour te justifier T
As4u un bras comm^ cdvide Dka?
Tonnes^tu d'une voix comme la sienne T
Orne-toi de majesté et de gloire, Revéts-toi de splendeur et de magnificence j
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Donne un libre cours aux accès de ta colère, Humilie le superbe d'un regard ;
D*un regard écrase le superbe»
Broie les méchants sur place ;
Ablme-les tous ensemble dans la poussière.
Couvre leur face d'une ombre éternelle ;
Alors, moi aussi je te louerai,
Et je reconnaîtrai que ta main sait te servir.
Regarde Béhémoth S que j'ai fait aussi bien que toi : Il mange l'herbe comme un bœuf.
Sa force réside dans ses reins,
Sa vigueur dans les muscles de son ventre.
i Forme hébraisée du nom égyptien de Thippopotame (Péhémaut). La pînpart des traits qui suivent conviennent en effet à cet animal ; mais, dans la description, Tauteur laisse aller son imagination et semble faire le portrait d*un monstre fantastique, comme le Manichore, IdiCocatrice du moyen âge, etc.
Il fléchit sa queue comme un cèdre, Les nerfs de ses cuisses sont entrelacés.
Ses os sont des tubes d*airain.
Ses membres sont des barres de fer.
C'est la première des œuvres de Dieu :
Son Créateur lui a fait don de son glaive *.
Les montagnes lui porteut sa pâture;
Là jouent autour de lui toutes les bêtes des champs.
Il se couche sous les lotus,
Dans le secret des roseaux et des marécacges.
Les lotus le couvrent de leur ombre, Les saules du torrent Tenvironnent.
* Allusion aux défenses qui arment la gueule de niippopotamo.
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Que le fleuve déborde, il ne prend pas la fuite;
Il serait sans crainte, si le Jourdain montait à sa gueule.
Essaie*t-on de l'attaquer en face,
De le prendre dans des filets, de lui percer le nez ^ ?
Tireras-tu Léviathan* avec un hameçon?
Lui serreras-tu la langue avec une corde'?
Lui passeras-tu un jonc dans les narines * ?
Lui perceras-tu la joue avec un crochet*?
A L'usage est, en Orient, de passer un anneau au nés des animaux «aptifs.
^ €e nom désigne le crocodile. Mais, comme nous l'avons fait observer 6i« dessus (p. 180, note}, il faut voir ici moins le portrait d'un animal déterminé que celui d'une bête fantastique, d'une sorte de dragon.
( La ligne du pêcheur est ici comparée au frein qu'on passe à la bouche des bêtes de somme.
* Les pêcheurs, après avoir pris un poisson, le portaient en loi passant un Jonc dans les narines.
s Les pêcheurs d'Egypte ont encore l'habitude, quand ils ont pris un gros poisson, qu'ils veulent vendre vivant, de lui passer un anneau dans les bran« chies et de le fixer à l'aide d'une corde au rivage.
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Tadressera-t-il force prières T Te dira«Ml de douces paroles T
Fera-Ml un paote aveo tôif S'eugagera-t-il pour toujours à te servir?
Joueras-tu avec lui comme aveo uu passereau t L'attacheras-tu avec un fil pour amuser tes enfants?
Les associés ^ en font*iIs un objet de commerce? Le partagent-ils entre les Chananéens * ?
Cribleras-tu sa peau de dards ?
Perceras-tu sa tête avec le harpon des pécheurs?
Pose seulement la main sur lui,
Et tu ne songeras pas à recommencer te ôômbat.
* Corporation ou corps de métier, sans doute de pêcheurs.
s Les Chananéens ou Phénicietiâ byant été longtemps en possession du commerce, le mot chananéen resta synonyme de marchand, comme plus tard cAofcf^en^ d'astrologue, etc.
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184 lOB.
Ah I ah I voilà ton audace confondue I Qaoil ton aspect n*a pas suffi pour le terrasser !
Et s*il n*est pas d*homaie assez hardi pour le provoquer, Qui donc oserait me résister en face?
De qui suis-je Tobligé pour que je m'acquitte envers lui ? Tout ce qui est sous le ciel est à moi.
Je parlerai encore de ses membres S De sa force, et de la beauté de son armure.
Qui a soulevé le bord de son vêtement 'T Qui a visité la double ligne de son râtelierT
Qui a ouvert les battants de sa face 'T Autour de ses dents habite la terreur.
* Dieu reprend la description de Léviathan*
* C'est-à-dire, sa carapace.
* C'est-à-dire, ses mâchoires.
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iOB. 185
Superbes sont les lignes que forment ses écailles, Semblables à des sceaux étroitement fermés.
Chacun» d'elles touche sa voisine,
Un soujQQe ne passerait point entre elles.
Elles sont adhérentes Tune k Tautre,
Elles se tiennent, et ne sauraient se séparer.
Ses éternuements font briller la lumière,
Ses yeux sont comme les paupières de Faurore.
De sa bouche sortent des brandons, Et s'échappent des étincelles de feu.
De ses narines s'élance la fumée,
Comme d'une chaudière bouillante et d'un bassin.
Son haleine enflamme les charbons»
De sa gueule sort la flanune.
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Dans 80D cou réside la force, Devant lui bondit la terreur.
Les fanons de sa chair sont adhéretUt Ua sont figés sur lui et immobiles.
Son cœur est solide comme la pierre»
Et dur comme la meule inférieures
Quand il se lève, les plus braves tremblent Et s'enfuient tout éperdu».
Quand on Tattaque avec Tépée» il n'y a ni ipée> Ni javelot, ni flèche, ni cuirasse qui tiennent
Il regarde le fer comme de la pailte, L*airain comme du bois pourri.
A La meule se composait de deux pierres superpoeées et emboîtées une dans r autre, dont la plus aure était placée dessotis.
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