‹ Le livre de JobChapitre 7 sur 31 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

n'ait donné lieu à de longs commentaires. On paît le dire sans crainte, la plupart des passages qui, dans ce texte précieux, sont encore obi^eurs, le seront étemellementt Les sens nouveaux, sauf les cas où ils s'appuient sur quelque fait auparavant inconnu, ont, en^une matière aussi savamment éla«f borée, bien peu de chances de vérité. J'ai la satis« faction de dire au lecteur que, mettant à part quelques nuances légères* sur lesquelles je crois avoir serré de plus près la pensée de l'auteur, je ne me

• Ainsi le mot pp^ (xxxvi, 18) m*a paru devoir être entendu dans le sens de satisfaction pécuniaire^ amende, sen» conseillé par le parallélisme. En supposant à la racine pip^ ou pgç le sens de suf^cere, satisfacere, satis habere, abundare, on explique mieux que ne le font les lexicographes les sens divers de pçlj et psD. Comparer, pour s'en convaincre, la dérivation des sens divers de "f^- J*ai aussi un peu modifié parfois le sens du mot n^^?33i qu'on rend trop uniformément par perfection i et qu'on doit entendre souvent dans le sens de sommet, extrémité^ confins. Les hébraïsants verront sans peine les innovations très-peu importantes que je me suis permises, XXVIII, 4; XXXIV, BS, et dans quelques autres endroits.

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PRËFACE. VII

rappelle pas un seul passage où f aïe iadmîs un sens entièrement nouveau et qui n'ait déjà été proposé par plus d'un philologue. On me dira peut-être qu'entre tant d'opinions diverses j'ai été obligé de choisir, et que j'aurais dû, par conséquent, donner les raisons de mon choix. Cela serait très-vrai, s'il s'agissait d'opinions sur lesquelles n'eût point passé une longue polémique ; mais , dans le cas présent, cette obligation m'eût entraîné à répéter sans cesse ce qui a déjà été dit Qu'on lise les travaux de Schultens, de Reiske, de Rosenmûller, de Schârer, d'Umbreit, de Lee, de Stickel, d'Ewald, d'Arnheim, de Hirzel, de Hahn, de Schlottmann, de Cahen' ; on y

• Il est un travail que je voudrais pouvoir ajouter à ceux qui viennent d*être nommés, mais qui, malheureusement, est encore inédit : c*est celui de M. Tabbé Lehir, directeur au séminaire Saint-Sulpice, dont le solide enseignement grammatical m*a été autrefois si utile. M. Lehir est arrivé à plusieurs sens nouveaux, dont quelques-uns sont fort ingénieux. La délicatesse mlnterdisait de profiter de l'avantage que j*ai eu de les connaître ; pour cela, jen*ai eu, du reste, qu*à suivre le système

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vm PRÉFACE.

trouvera la raison de ce que je tfai pu exposer ici que sous forme de résultat. Je conseille en particulier aux personnes qui voudront se rendre compte des sens que j'ai adoptés, d'avoir toujours sous les yeux le commentaire de Hirzel' • Cet ouvrage est loin d'être celui qui a le plus contribué aux progrès de rinterprétation du livre de Job; mais les opinions diverses y sont discutées avec beaucoup de juge* ment, et souvent j'ai été amené à adopter celles qui y sont données comme les plus probables.

qu<^je m'étais imposé, de m'attacher en général aux intetprétations anciennes et adoptées par des classes entières d'exégètes.

* Il en a paru une seconde édition à Leipzig, avec des notes de M. Olshausen (1852), dans la collection intitulée i Ku/Tzgefasstes exegetisches Handbuch zum Àlten TestamenL II serait injuste d'oublier qu'après Schultens, c'est M. Ewald qui a le plus contribué aux progrès de Texégèse du livre de Job {DiepoetischmBucherdesÀltmBundeSfGœXtingentlB^^-^). Je signalerai aussi le travail excellent, quoique parfois un peu conjectural, de M. Scblottmann (Berlin, 1850).

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Il faudrait un cours entier de langue et de littérature hébraïque pour faire comprendre au lecteur non hébraïsant les proportions dans lesquelles se mêlent en ces délicates études le certain, le probable et ce qu'il faut renoncer à savoir. Deux causes sèmeront éternellement de difficultés insolubles l'interprétation de ces vieux textes: d'une part, le petit nombre de monuments hébreux qui nous sont parvenus, ces monuments tenant tous dans un volume de médiocre étendue; de l'autre, l'impossibilité où nous sommes de comparer des manuscrits antérieurs à ia fixation définitive du texte reçu. Que faire quand un mot ne se présente qu'une fois dans toute la littérature hébraïque, ou quand les deux ou trois emplois qu'on en peut citer ne suffisent pas pour en bien déterminer la nuance? Le témoignage des anciens traducteurs , qui n'avaient pas plus de Ressources que nous n'en avons nous-mêmes pour lutter contre ces difiScultés, et qui même en avaient moins, puisque le secours de la philologie comparée

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