XII PRÉFACE
quement en une sorte de rime de pensées^ toute traduction soignée devrait rendre cette rime aussi bien que Toriginal. Mais les impérieuses nécessités de notre langue un peu prolixe m'ont quel* quefois forcé sur ce point à des concessions; je dois dire aussi, pour mon excuse, que toutes les parties du poème sont loin d'offrir, sous le rapport du paralléGsme, la même rigueur, ou, si Ton veut, la même perfection.
Je n'aurais point accompli ma tâche si je n'exa* minais ici les questions d'histoire et de critique soulevées par le poème de Job, et sur lesquelles il faut être fixé, si l'on veut bien comprendre ce monument, l'un des plus curieux que l'antiquité nous ait légués. Mais je dois auparavant faire part au lecteur d'une espérance que j'avais formée et qui s'est changée en un amer regret. En causant l'hiver dernier du poème que je traduisais, avec M. Ary Scheffer, j'obtins de lui une promesse qui ^ si elle avait pu être exécutée , eût valu, pour
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