FLEURS
Quand sur ton bras penchant ta tête.
Je vois tes yeux sur moi s'ouvrir, Je crois voir s'ouvrir deux violettes Ou deux bluets s'épanouir.
Et sur ta bouche qui rougeoie, Ainsi que les coquelicots.
Chantent mes baisers musicaux, L'hvmme du rêve et de la joie !
Oh ! vers le ciel étoile, Pourquoi ne pas s'envoler Quand on a le cœur ailé ?
Vois, la colombelle niche ; Sous la gothique corniche, La girouette y pleurniche.
Que ne puis-je chastement T'étreindre en ce nid charmant, Dans la paix d'un ciel flamand.
Pourquoi dans les déserts calmes Ne pas aller sur les palmes Dormir nos nuits les plus aimes?
Viens-t'en... sur la terre... au ciel.
En un lunaire archipel.
Dans un lieu n'importe quel.
je ne te connais pas, mais te reconnais; Je t'avais vu jadis dans les éternités roses,
Sur ces îles où verdoie la forêt des Causes. Pour être aimé de toi, te revoyant, je te donnais Les odoriférants jaunes genêts.