‹ Le Livre de l'exilé, 1851-1870. Après l'exilChapitre 68 sur 91 · DISCOURS A L'UNION RÉPUBLICAINE · texte numérisé non relu

DISCOURS A L'UNION RÉPUBLICAINE

Voilà pourquoi il met aujourd'hui des conditions si monstrueuses à son rétablissement. Ce n'est pas seulement le droit divin qu'il invoque ; c'est l'esclavage pur et simple qu'il réclame. Il consent à monter sur le trône, en marchant sur la tète de trente-sept millions de Français.

Il sait lui-même que de pareilles conditions et de pareils termes ne peuvent être acceptés par aucune Assemblée. 11 propose ce qu'il sait devoir être refusé. Les fantômes de Louis XYI et de Maximilien lui ont porté conseil dans la nuit.

Droit divin, droit de la force, drapeau blanc, il dresse lui-même comme un épouvantail toutes les incompatibilités qui le séparent de la France de nos jours . C'est dire claireitaeiit : Je me sens impossible devant les générations actuelles. Je me retire, je m'enveloppe dans mon drapeau. J'attendrai des temps meilleurs.

Voilà le sens de cette déclaration. C'est à vous de voir s'il vous convient de prendre acte de cette manifestation et de lui donner sa vraie signification devant ropinioii publique.

Il y aurait eu avantage de mettre dan§ tout son jour un fait capital, un véritable événement que quelques personnes s'obstineront peut-être encore

à obscurcir. Lu lumière est faite, cela est vrai; elle est visible à tous les yeux. Vous la rendriez visible aux aveugles eux-mêmes.

Présidence princiôre.

DISCOURS A l'union RKPUULIGAINE :M ()CTOl:HK 1873

Le danger de la Monarchie légitime est écarté. Une autre embûche s'ouvre devant nous. Je veux parler de la Présidence Princier e de la République, déférée à M. le duc d'Aumale. Oui, voilà le nouveau péril qui domine notre situation. Je n ai cessé de lo signaler dès le temps où nous nous réunissions dans la salle du Jeu de Paume, à Versailles, en 1871. Battus sur la Royauté légitime ou constitutionnelle, nos ennemis (car je ne puis leur donner un autre nom) se rallieront dans cette intrigue nouvelle, la Présidence, ou le Stathoudérat du duc d'Aumale.

, Voilà pourquoi on Ta appelé à un grand commandement, pourquoi il préside, à cette heure même, le conseil de guerre appelé à juger M. Bazaine.

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