A BERNE
Veytaux (Suisse), 20 septembre 1868.
Messieurs,
A mon vif regret, des circonstances particulières m'empêchent d'assister au congrès de Berne. J'ai du moins l'honneur de communiquer au congrès l'adhésion motivée, de l'Association ouvrière de Foggia (Italie), qui m'a nommé son délégué.
Cette association italienne ne sépare point le progrès économique du progrès politique. Elle s'inscrit contre tous les genres de despotismes ; sur cela, j'accepte de grand cœur son mandat: de près ou de loin, j'y resterai fidèle.
Il ne peut pas y avoir de progrès réel pour l'ouvrier, non plus que pour toute condition humaine, en dehors de la liberté.
Dire que l'on reste étranger aux questions de