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NETTOYAGE DES DENTELLES

pulvérisé la partie du linge que l'on veut marquer; chauffer fortement un cachet de fer et l'appuyer quelques secondes. La marque est indélébile.

Nettoyage des dentelles. — Les dentelles blanches se nettoient en les roulant soit sur elles-mêmes, soit sur un rouleau de bois ou de verre. On les met alors tremper pendant vingt-quatre heures dans une eau très savonneuse.

On exprime l'eau sale plusieurs fois et on trempe dans une eau claire; enfin on rince dans une eau un peu gommée. On défait alors la dentelle et on la fait sécher sur la table à repasser, en piquant des épingles de cuivre pour l'étendre, de manière à étaler tout le dessin. Après quoi il n'y a qu'un coup de fer à donner. Une légère infusion de thé ou de café donne une teinte bise ou rousse à la dentelle.

Les dentelles noires, roulées de la même façon, seront immergées et frottées dans la bière; on les sèche comme les dentelles blanches et on les repasse humides, en ayant soin d'interposer une mousseline entre elles et le fer.

Blanchissage des couvertures de laine et de colon. — 11 n'est peut-être pas inutile de mentionner spécialement le blanchissage des couvertures de lit, que l'on peut fort bien faire chez soi sans le secours du dégraisseur.

Les couvertures de laine blanche seront plongées dans une dissolution de savon et de carbonate de soude, dans laquelle on les lave à la brosse. Quelques personnes ne les rincent pas à l'eau claire, mais dans une nouvelle eau savonneuse. Il est préférable de ne pas les tordre ; on les étend en les laissant égoutter à loisir, après quoi on procède au soufrage, qui donnera la jolie teinte crémeuse du neuf.

On peut prendre, pour cette opération, un tonneau dont on enlève la partie supérieure. On pose sur le fond du tonneau un récipient contenant une mèche de soufre

allumée. La couverture encore humide est placée sur des traverses de bois disposées à cet effet vers le dessus du tonneau. On ferme alors aussi hermétiquement que possible, en recouvrant le couvercle d*un drap nfwuillé. On surveille et on retourne la couverture de temps à autre .

Couvertures de coton. — Les couvertures de coton se lavent comme d'autres pièces de linge. Après avoir passé la couverture à Teau d'outremer, il faut la rouler dans un drap sec et la laisser ainsi quelques heures, après quoi on Tétend à plat sur le pré (ou sur un linge) ; faute de ces précautions, le bleu formerait des raies fort disgracieuses.

Lavage des étoffes de lairie. — Le bois de Panama nettoie très bien les étoffes de laine fine.

On prépare à froid une décoction de 250 grammes de bois dans la quantité d'eau nécessaire pour qu'elle trempe. Au bout de vingt-quatre heui-es, on décante et on ajoute de l'eau chaude, pour que l'objet à dégraisser puisse être largement imbibé. On laisse tremper un peu, on frotte les parties les plus sales, enfin on rince et on fait sécher sans tordre. Il faut repasser à l'envers avant que le séchage ne soit complet.

Fiel de bœuf. — Le fiel de bœuf est ce qui convient le mieux pour le dégraissage des étoffes de soie unies et foncées, — les teintes claires et délicates sont verdies par le fiel.

Voici comment on prépare le fiel de bœuf, pour qu'il perde son odeur et sa couleur désagréables et pour le conserver, en outre, assez longtemps.

On prend deux litres de fiel, que l'on divise en deux parties. La première partie est soumise à l'ébullitîon, on enlève les écumes qui se forment, puis on l'additionne de 25 grammes d'alun en poudre ; on continue l'application de la chaleur pendant quelque temps, pour faciliter l'action de Falun. La deuxième partie est soumise à son

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tour à rébullition, écumée et additionnée de 25 gramoa^s de sel marin. Chaque liquide est alors enfermé dans une bouteille bien bouchée et abandonné à lui-même, pendant trois mois, à température modérée. Au bout de ce temps, on filtre et on mélange ; on refiUre et on enferme en bouteilles bien bouchées. On trempe les étoffes à nettoyer dans cette composition et on rince à Teau claire.

Dégraissage des étoffer blanches (laine et soie). — - Lorsqu'on ne peut pas laver une étoffe blanche tachée, remploi d'une terre absorbante est tout indiqué. Le plâtre, la terre de pipe, la craie, la céruse, judicieusement employés, font disparaif.re les traces noires et les taches en général sur la laine blanche et les soieries, même délicates comme le satin blanc.

On pulvérise finement une de ces substances et on saupoudre Tétoffe tendue. On frotte alors à Faide d'une brosse de flanelle, puis on enlève la poudre en battant avec précaution.

La iaiine, employée de la même manière, réussit également.

Taches de toute nature, — Avant d'enlever une tache il est bon de savoir par quoi elle a été produite. Cela revient à dire qu'il vaut mieux les enlever à mesure qu'elles se produisent, au lieu de les laisser s'accumuler.

H y a plusieurs avantages à procéder ainsi : d'abord l'étoffe «era mieux entretenue et plus propre, ensuite on saura quel est l'ingrédient auquel on doit avoir i^ecours, enfin une tache ancienne résiste plus souvent au détachage qu'une tache récente.

Taches de graisses. — Les taches produites par les matières grasses (huiles, beurre, graisses) et aussi par le sucre^ ne résistent pas toujours à un lavage à l'eau tiède et a» savon fait avec ane petite brosse. Si cependant elles sont réfractaires, une applicatimi de benzine les enlève ; il faut avoir soin de laisser sécher l'étoffe, si elle a été mouillée par un premier détadiage infructueux, sans

quoi la benzine n'a plus d'action. L'alcool aussi dissout bien les graisses.

La peinture s'enlève à l'essence de térébenthine ou de pétrole.

Quant aux taches de goudron et au cambouis, il est nécessaire de leur faire subir un détachage préalable, à l'aide de beurre frais qu'on enlève ensuite à la benzine.

Les taches de vin et de fruits disparaissent souvent sous une aspersion d'eau bouillante. Si elles résistent, on recourra au soufrage, en faisant brûler du soufre sous un entonnoir renversé et en tenant l'endroit taché au-dessus de l'orifice.

Taches de mouches. — Pour enlever les taches de mouches sur la soie blanche ou les étoffes claires, il faut les imprégner d'éther et frotter les taches avec un morceau de flanelle blanche.

Dégraissage des cols d'habits et du drap taché. — L'alcali volatil nettoie les cols graissés par l'usage. On frotte fortement avec un tampon de flanelle imbibé d'alcali mélangé d'eau. Si l'objet est très sale, on peut même racler avec un couteau. On rince à l'eau pure et on brosse quand le drap est sec.

Conservation des vêtements. — Les vêtements dont on ne fait pas usage pendant un certain temps doivent être soigneusement mis de côté, avec des précautions pour les garantir de la poussière, de l'humidité, des parasites.

Nous avons déjà fait observer qu'un réduit obscur a l'avantage de conserver les couleurs des étoffes que l'on y serre. Cet endroit devra en outre être sec, mais non chaud; les parasites se multiplient dans de meilleures conditions avec la chaleur.

Les vêtements de coton sont lavés et roulés sans être repassés; on les enferme ensuite dans un endroit obscur.

Les effets de soie seront suspendus et recouverts de cotonnade légère, ou bien enfermés dans des caisses, toujours à l'abri de la lumière.

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