ACCIDENTS
La première condition pour se rendre utile en cas d'accident est de ne pas perdre son sang-fi'oid, afin de conserver la lucidité d'esprit nécessaire pour agir vite et bien.
La personne qui organise les secours doit écarter les curieux, les bavards et ne conserver que le nombre indispensable d'aides autour d'elle. Rappelons, encore une fois, que tout pansement doit être fait avec des mains méticuleusement nettoyées par un lavage prolongé à l'eau de savon, suivi d'un bain antiseptique dans l'eau phéniquée ou dans le sublimé.
Hémorragies ; Plaies, — Il importe surtout, en attendant le médecin — si la gravité de la plaie nécessite son intervention — d'arrêter l'hémorragie ; il suffit bien souvent, pour cela, de laver à l'eau froide en maintenant à l'air. Si l'hémorragie persiste, il faut tamponner avec du linge et comprimer avec les doigts (fig. 76). Enfin, en cas de pei*sistance, et si le sang sort par jets saccadés, on comprime fortement à peu de distance de la plaie, mais toujours entre cette plaie et le cœur, c'est-à-dire que si la plaie est à la jambe, il faut % W exercer la compression au-dessus du
^ vJ genou.
La figure 77 représente la compression à l'aide du tourniquet, que l'on organise instantanément à l'aide d'un linge, d'un mouchoir et d'un bâton quelconque. Ne jamais serrer trop fort ni trop longtemps, par crainte d'un arrêt de la circulation, qui peut déterminer la gangrène.
Fig. 76. — Compression de l'artère par les doigts.
Fig. 77. — Compression du membre supérieur avec le tourniquet.
Pansements, — Une fois l'hémorragie arrêtée, il faut établir un pansement. On lave d'abord la plaie à l'eau phéniquée, boriquée ou alcoolisée, sans employer d'épongé