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MUGUET

grands bains tièdes prolongés sont excellents. Avant le coucher, ils apaisent et détendent l'enfant. Localement, on emploiera des sirops spéciaux en frictions sur les gencives, celui de Delabarre par exemple, et des racines de guimauve sur lesquelles l'enfant « essaiera ses dents ».

Voici l'ordre de la sortie des dents :

De six à huit mois, les deux incisives médianes inférieures ; vers le neuvième, les deux incisives médianes supérieures ; du douzième au quatorzième, les deux premières molaires supérieures, les deux incisives latérales supérieures et inférieures et les deux premières molaires inférieures; du seizième au vingt-deuxième, les quatre canines.

Enfin, entre le dix-huitième mois et la fin de la troisième année, les quatre dernières molaires. C'est vers cinq ans seulement que les quatre premières grosses molaires permanentea font leur apparition. Ajoutons que la dentition est plus ou moins retardée selon le plus ou moins de précocité du sujet.

Muguet, — Le muguet est une inflammation de la bouche. Les très jeunes enfants délicats en sont quelquefois atteints. Le champignon microscopique qui le produit se développe rapidement et envahit la muqueuse, sur la surface de laquelle il forme des plaques blanches, offrant une certaine ressemblance avec des grumeaux de lait. On les distingue de ceux-ci en ce qu'elles sont très adhérentes à la muqueuse.

Pour soulager les petits malades, qui souffrent surtout lorsqu'ils tètent, on entretiendra une grande propreté de la bouche. Pour cela, on la nettoiera plusieurs fois par jour avec de l'eau de Vichy, en projetant l'eau avec une poire en caoutchouc; on enlèvera les plaques de muguet à l'aide d'un pinceau de coton hydrophile, trempé dans un mélange de borax et de miel rosat.

Les enfants qui sont atteints de muguet sont des enfants malades; il faut donc surtout chercher et soigner M"* 0. BussARD. — Le livre de la fermière. 1 i

la cause, qui consiste souvent dans des troubles de l'estomac ou de Tinlestiîï.

Aphtes. — Voici encore un ennemi des nourrissons. C'est surtout chez ceux-ci que ces petits boutons blancs et plats se montrent gênants. Us rendent, en effet, la succion difficile et lorsqu'ils se rejoignent, formant ainsi des plaques blanches, l'enfant endure de véritables souffrances, particulièrement irritantes, bien que ne présentant pas de danger réel.

On fera des lavages répétés de la bouche avec une solution d'acide borique à 1 p. 100, on badigeonnera au pinceau d'ouate hydrophile, trempé dans un collutoire au borate de soude. S'il s'agit d'enfants au régime ordinaire, on évitera les aliments solides pendant quelques jours.

Les aphtes sont très contagieux ; il faut donc isoler les petits malades.

Indigestion. — Les enfants peu surveillés, auxquels on permet des écarts de régime, sont sujets aux indigestions.

Lorsque des aliments ont été absorbés en trop grand nombre — certains d'entre eux sont connus pour leur indigestibilité : le pain chaud, les fraises, etc. — l'estomac se révolte et, une ou deux heures après le repas, les vomissements succèdent aux malaises et alternent avec une diarrhée plus ou moins liquide.

Le remède consiste en repos au lit, en applications de linges chauds sur le ventre, en infusions de thé faible ou de tilleul avec un peu d'eau-de-vie, et en une surveillance plus exacte des enfants pour éviter la récidive.

Vomissements. — Les nourrissons rejettent fréquemment du lait, mais c'est simplement la régui^itation du trop-plein de l'estomac ; l'enfant rejette alors sans effort^ aussitôt après avoir bu, du lait non digéré. Pour l'éviter, il faut raccourcir chaque tétée, puisque l'enfant boit trop à chaque fois.

Le nourrisson a aussi de véritables vomissements, reconnaissables aux efforts qu'il fait et au rejet de lait

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