REPAS-SOMMEIL
enfants ne devront manger de la viande qu'une fois par jour, au repas principal de midi. Les viandes blanches, le poisson, les légumes cuits à l'eau, les farineux (surtout en purées), les œufs, le lait et le laitage sous toutes ses formes, — sauf les fromages très fermentes, — les fruits en compotes, les fruits frais en usage modéré, constituent l'alimentation rationnelle de l'enfance. Le gibier, les sauces épaisses, les crustacés, les pâtisseries et les bonbons sont à redouter. Le sucre est nécessaire à l'enfant, mais il faut le lui donner sans les mélanges, plus ou moins frelatés, d'acides et de colorants auxquels les friandises servent de prétexte. Comme boisson, l'eau pure, bouillie ou filtrée, est la plus hygiénique de toutes.
Les heures des repas seront invariables. Us seront plus fréquents que ceux des adultes, c'est-à-dire qu'on donnera un ou deux goûters en plus. L'enfant doit être habitué à se mettre à table pour manger et à ne rien prendre entre les repas, sauf les goûters dont nous parlons. L'habitude qu'ont certains enfants d'avoir toujours quelque chose à la bouche est tout à fait mauvaise et il ne faut rien tolérer de ce côté.
L'heure du coucher et celle du lever doivent être également régulières. La chambre sera spacieuse et bien aérée, les fenêtres resteront ouvertes jusqu'à la tombée de la nuit. On peut même habituer Fenfant à supporter Vine fenêtre entr'ouverte dans la pièce où il dort, en ayant soin que l'air ne tombe pas directement sur lui ; le mieux est encore de tenir une fenêtre ouverte dans une pièce adjacente . Le feu est inutile dans la chambre à coucher : on n'a jamais besoin de chaleur extérieure pour reposer, à condition que le dormeur soit suffisamment protégé par des couvertures. L'enfant réclame plus de sommeil que l'adulte ; il lui faut douze heures de repos au lieu de sept à huit. On peut, entre ces deux limites, attribuer à chaque âge la quantité intermédiaire de sommeil dont il a besoin.
Les écarts de régime sont presque toujours nuisibles aux enfants, toutes les personnes qui ont de l'expérience le savent, et les lendemains de fête sont justement redoutés des mères ; ainsi, les repas copieux, compliqués ou prolongés, sont à éviter, de même que les veilles et toutes les fatigues excessives. En un mot, il ne faut pas sortir les enfants de leurs habitudes régulières d'hygiène et de vie, si Ton tient à leur santé.
Les enfants sont sujets à des indispositions, à des maladies même qui leur sont spéciales. Nous les énumérons dans ce qui suit, avec leui^ symptômes les plus caractéristiques, dans le but d'aider les mères à reconnaître l'ennemi et à le combattre selon les moyens qui sont en leur pouvoir, en attendant mieux.
Dentition. — On met volontiers" sur le compte de la dentition tous les troubles qui peuvent survenir chez les bébés. Elle est, en réalité, assez douloureuse chez quelques-uns, tandis qu'elle passe inaperçue chez d'autres. Les principales complications qui peuvent survenir sont : la bronchite, contractée par refroidissement à cause de l'humidité perpétuelle entretenue par la salive ; la diarrhée, qui peut simplement venir d'une coïncidence entre le sevrage ou le changement d'alimentation et la dentition ; quelques petites éruptions et enfin des troubles nerveux assez prononcés.
11 faut éviter de sevrer l'enfant avant la sortie des premières dents ou pendant une poussée dentaire.
Le préjugé populaire est à combattre qui empêche les mères de soigner et de guérir les éruptions qui éclatent fréquemment à cette époque, sous prétexte qu'elles constituent un dérivatif salutaire.
Gomme remède aux troubles nerveux, accompagnés souvent de tristesse, de changement de caractère, les