ÉLOGE DE BEETHOVEN IX
dissonnante etinsatisfaitc, Beethoven trouva tous les charmes de la Grâce. Elle fut la sommet de sa perfection. Et il parvint à le conquérir, en synthétisant en lui, d'une façon absolue, la tendance mélodique des Latins et la tendance harmonique, qu'Haydn, après Bach, avait affirmée définitivement dans le profond de l'esprit germanique.
C'est ainsi que Beethoven eut la Force et la Grâce, qu'il résuma les efforts séculaires de la Musique.
Par la voie directe de son terrible génie, concentré au centre même des significations tragiques, Beethoven extériorisa, par les sons, toutes les voix les plus mystérieuses de la nature : larmes qui ne seront jamais pleurées, volontés qui révèlent leur présence sournoise et éternelle dans des sanglots de révolte et de souffrance. Il exprima aussi