‹ Le livre de la genèseChapitre 9 sur 28 · VIII ELOGE DE BEETHOVEN · texte numérisé non relu

VIII ELOGE DE BEETHOVEN

rieuse : la Joie. L'Épode est bien, dans Tunanimité, l'image de la Transition dite Joie.

Par cela la musique gaie n'existe pas. La comédie musicale, telle que les Italiens la conçurent, est absurde. Le rire même est un spasme. Et la musique, par essence, est triste. Elle porte en elle la recherche de l'unanimité, de l'harmonie parfaite ; mais comme elle est faite de rythme, et que le rythme n'est que dynamique, elle ne réalise son calme satisfait et ne peut se répandre dans le rire, que lorsqu'elle se tait. Chaque syllabe chantée acquiert immédiatement une vertu de larmes. La musique ne peut que s'efforcer d'atteindre la légèreté, le sourire, quelque chose qui révèle le plus possible en elle son état originaire de danse. Alors elle devient la Grâce.

Dans l'harmonie devenant de plus en plus

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