‹ Le livre de la genèseChapitre 7 sur 28 · VI ELOGE DE BEETHOVEN · texte numérisé non relu

VI ELOGE DE BEETHOVEN

L'existence ondoie entre deux pôles, dont l'un s'écrase sous la volonté solide de la nature, qui veut se concentrer en ellemême, s'isoler dans l'espace, s'égarer dans Tangoisse de sa solitude cosmique ; et dont l'autre se dresse sur la volonté subtile de la nature, qui par son aspiration finale engendre la lumière et tend ainsi à ouvrir Texistence dans l'espace. En tant que phénomènes dans la nature (i), l'un de ces

(i) J'entend?, par phénomènes dans la nature, les phénomènes que nous reconnaissons, dans le plus profond de notre esprit, comme absolument instinctifs et incapables de ne pas exister : tels la nourriture, l'accouplement sexuel, l'amour et la haine, etc.. Comme phénomènes dans la colleclivilé^ j'entends ceux qui peuvent se perpétuer ataviquement, avec un caractère d'inéluctabilité, mais, que dans quelques moments de silence notre âme reconnaît superflus et capables de se métamorphoser. Tels, les dérivés impératifs des lois morales, et, par conséquent, les inversions de ces lois, comme, par exemple, le phénomène uranien des sexes.

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