‹ Le livre de la genèseChapitre 6 sur 28 · ELOGE DE BEETHOVEN V · texte numérisé non relu

ELOGE DE BEETHOVEN V

pendant les hommes avaient toujours entrevue et que Bach avait presque déterminée dans les immenses cris théistes de ses Cantates et surtout dans ses Fugues.

A travers sa souffrance d'homme qui n'a pas de semblables, à travers l'angoisse mortelle de sa solitude, Beethoven put, comme Dante, contempler la face de TUnprimordial. Et de même que Dante exprima sa contemplation de la source de la Joie- Douleur dans son rythme poétique, qui fut l'effort musical maximum du Moyen-Age, Beethoven, après cinq siècles d'expériences, put devancerleFlorentin etle Moyen-Age, et toute la vie mêmedeTOccident, en répandant sacontemplationdanslamusique. Ilput donc s'approcher toujours davantage do l'état d'extrême subtilisation, feu et lumière, vers lequel, par l'Art, s'efforce toute la vie des formes.

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