‹ Le livre de main des Du PougetChapitre 3 sur 7 · ARTICLES CONCERNANT CAHORS · texte numérisé non relu

ARTICLES CONCERNANT CAHORS

En lad. année que le roy Louys régnant pour lors feust faicte

(1) La Ijualification de notaire se rapporte à Pierre de Lacu, qui aurait reçu les deux contrats.

(2) Eglise qui était située au bas de la place au bois, à Cahors, elle faisait partie d'un couvent de femmes, sur l'emplacement duquel fut construit le palais de justice ancien, où est aujourd'hui installée une école laïque, dite Ecole du Vieux-Palais.

une ordonnance touchant la démolition des aubventz (1), baradatz (2), forgets (3), tabliers (4), avancés sur les rues, et autres choses difformantz les villes. Occasion de quoy, par le commandement de Messire Jaques de Cardailhiac séneschal de Quercy avec son conseil feust procédé à lad. démolition des choses susd. en ladite année aud. Caors, ainsin qu'apert par la commission, procédure et procès verbail sur ce faict. Signé Tratier notaire royal dud. Caors, en date du quatriesme jour du moys d'apvril 1513.

L'année susd. à Caors par les maléfices qui se commetoint à St-George (5) dans une hosthelerie qu'il y avoit pour lors, les M°' cabaretiers d'ycelle feurent deffaictz par justice parcequ'ilz tuoint de nuict ceux quy logoint dedans et les getoint dans la rivière de Lolt (6), comme apert par le procès verbail sur ce faict, comme se trouve escript de la main propre de feu mon ayeul, dans un sien grand livre tout escript de main.

A présent que nous avons aussi succintement que possible décrit notre manuscrit et donné un aperçu de ce qu'il contient, nous allons laisser la parole à ses auteurs.

(1) Auvents, petit toit en saillie, servant d'abri à une porte, particulièrement à une porte de boutique. On les nomme aujourd'hui marquise.

(2) C'était un fossé devant une maison pour l'écoulement des eaux.

(3) Forgets, larmier, avant-toit, partie d'une toiture qui est en saillie, destinée à jetter les eaux hors du mur.

(4) Tabliers, partie saillante dépassant l'alignement des boutiques et avançant sur la rue de chaque cùté de la porte d'entrée. En patois taulier, d'où vient le qualificatif : truco taulier, pour désigner le flâneur qui allait causer de boutique en boutique et s'appuyait sur ces espèces de comptoirs.

(5) Faubourg de la ville de Cahors, au sud, sur la rive gauche du Lot, après le pont Louis-Philippe.

^0) Lot, rivière qui entoure Cahors et a donné son nom au département. Elle le traverse de l'Est à l'Ouest, sur une étendue de 192 kilomètres.

Nous tenons avant, à redire que nous n'avons pas changé un mot à leur texte; que la seule correction que nous y avons faite a été de le ponctuer, d'y mettre des accents^ des lettres majuscules et d'y joindre des notes que nous avons cru indispensables.

Puisse notre travail être trouvé suffisant et obtenir l'approbation de ceux qui nous feront l'honneur de lire la chronique de nos deux bourgeois cadurciens du xvp siècle. Nous souhaitons qu'ils la lisent avec un intérêt sympathique.

Cahors, 24 avril 1895.

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