CXLV. — * Depuis que. — * Varmee. — 3 Eut
posés en plein nir) m'étonnait beaucoup. J’en cherchai donc la raison, et l’on me dit que le* terres étaient si basses qu’on ne pouvait pas inhumer le* coq», parce qu’ils seraient dans l’eau , idée que les Chinois ne peuvent adopter, puisqu’ils sont persuadés que les morts aiment un séjour sec. Après un rertain temps, les cercueils ainsi laissés en champ ouvert, sont bni/ès avec le cadavre qu’ils renferment ; on en recueille les cendres qu’on met dans des urnes recouvertes et qu’on enfouit ensuite à demi dans la terre. J'ai vu le long de ma route des urnes ainsi disposées. C’est pour la première fois que j’ai appris aujourd'hui que l'usage du brûlement des corps et celui de recueillir leurs cendres avait lieu à la Chine comme chez les Grecs et Ica Romains. Je ne me rappelle pas du moins que, dans ce que j’ai lu autrefois sur la Chine, il soit fait mention de rien de semblable. » (T. I, p. 338 de rédilion de Philadelphie.)
(3) Selon l'histoire officielle de la Chine, le siège de la ville de Siàng-ydng commença par un ordre de Chi-tson ( Khnuhilaï-Khaàn) à la 9* lune de l’année correspondante à 12fi8 de notre ère, et finit par la reddition de la Aille, après l’usage des nouveaux engins de guerre, à la 2* lune de l'année 1273. Il dura 1611 jours.
On a vu précédemment (ch. cxxxvill, n. 0, p. 438) que la capitale des Soung (Â in g ssè), fut prise par le général Pé-yèn, â la 3* lune de
l’année 12? 0, trois ans après la prise de Siàngydng. Ou Marc Pol est tombé dans l'erreur, en disant que cette dernière tint trois ans contre le grand Khaàn, depuis que le Mangy, c’est-à-dire l'empire des Soi'ing, fut entièrement conquis, ou bien il n'a voulu parler que de la conquête d'une partie seulement de cet empire ; mais alors la date du siège de. Siàng-ydng (1268-1273), dounée par les historiens officiels chinois, ne correspond plus avec celle de la présence en Chine des Poli, qui étaient alors en Europe, puisque, selon le récit de Marc Pol lui-méme (v, ch. ix , p. 13 et IG n., et ch. XI, n. I), ils se trouvaient en Arménie, en route pour retourner en Chine, lorsqu’ils y apprirent l'élection du pape Grégoire X, qu’ils avaient atteudue près de deux ans à Venise ; et cette élection eut lieu le l*r septembre 1271. Il en résulte que leur voyage pour retourner en Chine près du grand Khaàn, avant duré trois ans et demi (ch. Xill, p. 21), ils ne furent de retour en ('.bine que dans le milieu de l'année 1273, deux ans après la prise de Siàng-ydng.
Il est bien vrai que les dates en général données par Marc Pol, dans les coptes que nous avons de sou livre, reculent les événements de huit à neuf ans (voir ch. IX, n. 2), ce qui leur donne une suite assez régulière, mais ce qui en même temps les met en désaccord aussi bien avec les historiens européens qu’avec les historiens rhinoi*.
courroucie. Si distrent* messire Nicolas l’ol et messire MalTe k, au grant Kaan, que ils feroient, se il lui plaisoit, engins par lesquel/, ilz feroient tant que la cité se rendroit. Quant le grant Kaan l’oy, si en ot3 moult grant joie (*). Adonc firent, les deux freres, appa-
K Ms. B. dist, — » h Le ms. C. ajoute : son frère, et messire Marc, filz audit messire Nicholas ; ceux de qui ce livre est escript,
(*) Nos mss. diffèrent ici à tel point qne nous croyons devoir, tu l'importance du sujet, reproduire intégralement, à partir delà dernière phrase, le texte du ms. C.
• Si distrent adoneques lesdiz messire Nirliolas, et messire Maffe, et messire Marc, que il trouveroient une telle maniéré de souhtiveté et de engins que la cité seroit prise, et que, par force, cllesc rendroit, laquelle souhtiveté et engins l’en appelle mangonniaus, moult beaulx engins et n\oult nobles, qui getleroieut détiens la ville si gratis et si grosses pierres que il confondaient tout quanques lesditez pierres attaindroient.
« Quant le grant Seigneur et les autres barons qui illecques tout environ estoient, et enscmcnl (en même temps ) les messages de l’osl au seigneur, qui là estoient venuz pour lui dire nouvelles que la cité ne se vouloit pas rendre, oïrent ces nouvelles, si s’esmerveillerent moult trestous, pour ce que je vous di que, en trestoutes ces parties, ne servent que sont mangoniaus, ne engins, ne trabnc; car ilz n’en usoient pas, ne n’avoicnl acoustumé à user en leurs ostz (armées), tant fust pou, pour ce que ne savoient que ce estoient, ne ilz n’eu avoient onequez nulz veuz. Si en furent moult liez et moult csjouiz. Si dist le grant Seigneur aux deux frères, et à messire Marc, que ilz les facent faire et aprester au pluslost que ilz pourroient; carie grant Kaan et tous les autres, qui illecques estoient environ, le désiraient moult forment (fortement ) à veoir; et especiuument pour ce que ce estoit chose nouvelle et estrange, et que oneques maiz n'en avoient nulz veuz.
• Et tout maintenant (aussitôt) les trais devant diz firent venir du merrain à leur voulenté, qui estoit moult bon à ce faire. Et sachiez que il avoient avecquez culx ,ij. hommes qui estoient de leur mcsgnic (.cwiVe), qui savoient et entendoient de ce service aucune chose. L’un estoit crestien neslorin, et l’autre estoit alemant de Alemaigne ; crestien (non nesforien). Si que, entre ces .ij. et les autres .iij. devant diz, en firent faire .iij. moult beaulx et moult grans, desquelz chascun gettoit la pierre qui pesoit plus de .iij.c. (trois cents) livres chascune. El la véoit (voyait) l’en voler moult loing, desquelles pierres il en y avoit plus de ,lv. routes que tant montoit l'une comme l'autre. Et quant il furent faiz et fourni/., le Seigneur et les autres les virent moult voulentiers, et en firent getler plusieurs pierres devant eulz, dont ilz se firent moult grant merveilles, et loercrit (louèrent) moult celle oeuvre. Et commanda, le Seigneur, que maintenant fussent portez à son ost (son armée) au siégé de la cité. Et quant il furent à l’ost, si les firent drecier, et aux Tartares seinbloil la grcigneur merveille du inonde, pour ce que ilz ircstoicnl pas acouslumez de veoir si faite besoingne nulle foiz.
« Et que vous en diroie je? Quant ilz furent dreciez, si furent tenduz; si getterent chascun une pierre dedens la cité ; et feurent les pierres aux maisons; et rompirent et confondirent tout; et firent moult remour (bruit) et graut tempesto. Et quant les gens de celle cité virent celle male aventure, ne oneques if avoient veu ne oy telle chose, si en furent moult esbahiz, et se firent inoult merveille comment ce povoit estre. Ils furent moult espovantez, et furent à conseil cnsamhle , et ne savoient comment il sc peussent deffendre de ces grosses pierres qui leur venoient. Et cuidoient que ce leur