‹ Le livre de Marco PoloChapitre 112 sur 357 · CHAPITRE CXLV · texte numérisé non relu

CHAPITRE CXLV

Cy ditl de la cité de Singuy.

Et quant l’en se part de la cité de ISanghin (i), et on clievauclie .xv. milles [par seloc b], si treuve l’en une cité qui a nom Ciguy * (a),

CXLVI, — “Ce chapitre manque dans le ms. A. — ** Ms. C. (sud-est). — c Mss. B. C. : Singuy. Ms. de la Crusca : Sigui.

CXLVI. — (I) Marc Pol , arrivé sur les bords du grand Kiâng , et avant que de le traverser pour décrire les Ailles et contrées remarquables situées au-delà de ce fleuve, a fait une excursion en dehors de sa direction méridionale, pour nous parler de deux grandes provinces , comme il les nomme , situées l'ers ponent ou « l'occident -, et qui faisaient partie du 3tangi menâtes, comme il le dit aussi. Effectivement, les « grands Circuits», ou loti, dont les villes de Kgan- Miing et Siàng-yàng étaient les chefs-lieux, dépendaient alors du grand - Gouvernement ou Siug du Hâ-nàn , comme Tchi-tcluou f dont il est question dans ce chapitre, Hoai-ngnn (ch. 139), et Yang-tcheon (ch. 143). C’est donc pour décrire aussi les villes et les provinces , comme il les appelle, les plus importantes du « gouvernement du Hâ-nàn (« midi du fleuve Jaune »), qu’il s’est écarté de sa direction , afin (comme nous l’avons déjà fait remarquer plusieurs fois) de comprendre à peu prés- tous les lieux remarquables de la Chine dans la description qu’il en fait, description plus méthodique et plus complète qu'on ne l’avait cru jusqu’à ce jour.

(2) La province de Kgàn-hoei , dont la ville de Kgan-kltiug est aujourd'hui le chef-lieu, avait, en 1812, une populalion de plus de 34,000,000 d’âmes. A quinze milles de celte meme ville, au sud-est, est une autre ville de médiocre étendue, que Marc Pol nous fait connaître en |>assaul, et

qui ne peut être que la ville de Tihi-tchéou, actuellement chef-lieu d’un dépar-

tement de ce nom, de la province de Ngan-hoet, du Kiàng-ndn (lit. 30° 45' 51" ; long. 1 15° 0V 04*). Sous les Mongols c'était le chef-lieu d’un loti {« Circuit ») du même nom, qui fut établi en 127? ; il appartenait au tdo ou - Cercle » du Kiàng-nân. La ville actuelle a 4 kilomètres et demi de eirconférence. L’histoire officielle de la dynastie mongole (Yuen s se, k. 02, fol. 11 v°) donne pour cette époque au - Circuit de Tchiicfieou », une population de 08,54? familles, et 300,50? bouches non soumises à la capitation. Pour son état actuel, voir notre Chine moderne, p. 84.

C’est dans la ville de Tchi-tcheou qu’en 1275, le général Pë-yiny après s’eu être emparé sur les Soung (voir ci-devant, ch. CXLVI, note), assista à la cérémonie fuuèbre du gouverneur civil (qui s’ était tué de désespoir), et y accomplit à genoux toutes les cérémonies selon les rites chinois. C'est aussi près de Tchi-tchéou sur le Kiâng que le même Pi-yin attaqua la flotte des Soung (rompnsée de 2,500 liâtiments de transport), avec sa propre flotte, qu’il faisait appuyer des deux côtés du Kiâng par son infanterie et sa ravalerir. Arrivé vis-à-vis de Pile auprès «le laquelle le général qui commandait l’année des Soung s'était rangé avec sa flotte, Pe-yèn (qui avait aussi plusieurs milliers de bâtiments de transport à sa disposition) la fit attaquer avec b s machines de guerre qui lui avaient si bien réussi au siège de Siàng-yàng : c'étaient des canons du plus gros calibre (*). Ces canons jetèrent le dé-

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