‹ Le livre de Marco PoloChapitre 116 sur 357 · CHAPITRE CXLVIIC Cy apres dist de la cili de Cuyuy · texte numérisé non relu

CHAPITRE CXLVIIC Cy apres dist de la cili de Cuyuy

Cuguy (i) est une petite cité, [et est vers selocb]; et sont au grant Kaan ; et ont monnoie de chartre ; et est sur ce fleuve ‘ de-

11 Ms. C. dont il se font tirer. — “Le ms. C. ajoute : si comme, je vous ai dit autrefoizen ce livre,

CXLVn. — * Ce chapitre manque <lana le ms. A. — b Ms. C. — c Id. flnm.

5 De bambous.

solidité. D'autres cordages manqueraient, fussentils de la première ou de la seconde qualité, quand il faudrait maintenir le bitiment dans le fil du couraut. Les poteaux autour desquels ces cordes sont roulées sont les deux pièces de Irais les plus pesantes du vaisseau, dont ils pénètrent la capacité. Il y en a aux deux côtés du gaillard.

- Le mât est composé de deux pièces qui se réunissent à leur sommet, mais qui, détachées inférieurement l'une de l’autre, sout fixées dans des colliers de fer sur les deux bords du tillac ; de sorte qu’on peut abaisser le mât en le renversant. En conséquence, il y a, au pied du mât, une autre pièce de bols aussi composée de deux morceaux également joints à leur sommet, où ils forment une fourche sur laquelle est posé un palan pour guinder ou coucher le mât ; opération que ces moyens rendent très-facile.

•» La corde par laquelle on tire le navire est faite de Y écorce de bambou j elle n’a que l'épaisseur du petit doigt, et cependant elle est trèsfort e en même temps qu’elle est très-légère. De tout ce qui croit dans la vaste éteuduc de I'cmpirc de la Chine, il n'est rien, sans contredit, dont l'utilité surpasse celle du bambou , qu’on emploie à tout, même comme nourriture. On ne

connaît presque rien à la Chine de ce qui a quelque usage, soit sur terre, soit sur l'eau, dans la composition duquel le bambou ne soit pas employé, ou à l’utilité duquel il lie soit pas associé. On en construit des maisons eutières et tous les meubles qui la garnissent. Dans la navigation, c’est le bambou qui fournit, depuis la cordelle qui tire le frêle esquif jusqu'au câble qui, lié à l'ancre, fait la sécurité du plus gros vaisseau.

• Cet arbre, qui se propage avec une étonnante alrandance, et qui croît avec une rapidité remarquable, dés qu’il a été placé dans un terraiti favorable, mérite d’être considéré comme un des plus grands bienfaits que la nature ait accordés au sol de la Chine ; aussi les Chinois en marquent-ils une vraie reconnaissance en en multipliant sans cesse le précieux usage. Je doute qu’aucun point du globe offre, dans le règne végétal, une substance qui ait une utilité aussi générale que celle du bambou , que ses qualités rendent bien supérieur à mon faible éloge. *

On nous pardonnera cette longue citation, qui donne une idée si juste des usages si nombreux auxquels les Chinois savent appliquer le bambou. Cet arbre si utile devrait bien exciter l'intérêt de notre « Société d'acclimatation

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