CHAPITRE CXL1X
Cij dis I de la cité de Chinginguy.
Quant l’en se part de la cité de Chingianfu et on chevauche trois journées [parsclocb] adonc trouve l’en la cité de Chinginguy (r) qui moult est grande et noble’. Hz sont ydolastres *, et ont mon-
1 Ms, C.
CXLIX. — a Ce chapitre manque dans le ms. A. — Ms. C. — e Ms. C. foutez fdz trouvant villes et chaste aux , de gvans marchandises et de gratis ars . — '* Id. ydres.
(2) On ne trouve ni dans la Géographie impériale, ni dons l'histoire officielle de la dynastie mongole, la mention que des chrétiens nesloriens aient eu deux églises à Tchin-kiang fou, & une époque quelconque , et qu'un Syrien nommé Mar Savais, ou plutôt : Jl/ar-Sarghii , ait été gouverneur, ou préfet de la même ville, après la conquête mongole, qui eut lieu en 1 27 G. Toutefois ce silence des historiens chinois n'infirme en rien l’assertion de Marc Pol, par des raisons que nous avons déjà exposées ailleurs (voir p. 247, note 2). Le fait est d’autant moins douteux que. le nom du préfet nestorieu de la ville de Tchin-kiang fou est parfaitement syrien, et n’a pas pu être inventé par Marc Pol. On trouve déjà ce nom parmi les noms syriaques, en écriture esirangftèlo , placés au bas de la célèbre inscription de Sî-ngan-fou , où il est écrit : /w - Vv Mar-Sarghis, comme étant
le nom d’un prêtre et chorévéquc nrstorien. (Voir notre édition de Y Inscription Syro-chinoise de Si-ngan-fou, monument nestorien élevé en Chine l’an 781 de notre ère, p. 44 et 48-40.)
Toutefois le souvenir de la résidence de chrétiens nestoriens à Tching-kiang fou, et dans ses environs, parait s'étre conservé dans le pays jusqu'à nos jours, car il a été recueilli par les auteurs de la «i Relation de l'ambassade hollandaise de Van Rraarn » : Dcguignes fils et Moreau de Sainl-Méry. Ce dernier dit (t. I, p. 330, édition
de Philadelphie) : - De ce couvent » (situé à Tanyang, ville de troisième ordre, qui esta 7 lieues au sud-est de Tchin-kiang', lat. 32° 04'; long. 117* 12'), «dépend encore un bâtiment séparé, « placé sur son côté, et habité jadis par un chré- « tien, habitant de l’est, nommé (en chinois) « Kiang loung-tchi toi wang (- le grand roi du « dragon du fleuve hiang ? ») originaire de Tai-
• kiang kok, et qui a été canonisé, par les Chi- « nois, après sa mort. Sou image est honorée ici, « ainsi que dans plusieurs pagodes. »
Dcguignes rapporte ainsi la même tradition ( Voyage à Pé-king , l. H, p. 40; : ■ Cette pa-
- gode, dit-il, s’appelle San-y-ko. • (Nous ne l’avons pas trouvée mentionnée dans la Géographie impériale.) - Les Gliinois racontent qu'un chré-
- tien, nomme Kiang-tii-tay , vivait dans ce lieu « il y a trois cents ans (à l’époque mongole) ; on « mou tic encore sou appartement dans la partie
• de l'est ; ce chrétien venait d’un pays situé à
• l'ouest de la Chine, appelé Kiang-kio ( Khan g - » kiu, la Soghdiane). »
CXI.IX.— (l)'Hf* jHj TcUang-tcU'ou fou, actuellement chef-lieu du département de ee nom, de la province de Kiàng-sou (lat. 31 50' 30"; long. 117“ 32' 47". Voir notre Chine mo derne, p. 71). Sous les Mongols, cette ville était le chef-lieu d’un «circuit » (/ori) du même nom, dépendant du gouvernement (Sing) de Kiang