CLV. — * Révolter
nom pour lui donner celui de Tckang-ld-kitm, • principauté de la joie de longue durée ». En 758, on lui redonna son nom de Fou-tcheou. En 907, ail commencement du régne des cinq dynasties qui succédèrent à celle des ThAng, un certain JFàng, qui s'était fait chef de bandes, s’en étant emparé, l'éleva au rang de « chef-lieu du quartier général du commandant en chef » ( Ta toù tou /où). En 926 , ce WAng établit le « royaume de Min - ( Min koüe). En 933, le même roi change ce nom pour lui donner celui de Tchang-lo-foù, ■ ville de premier ordre «le ta joie de longue durée-. En 943, elle dépendit de NAn-lhang. L'année suivante elle dépendit deOu-youc en continuant à s'appeler Fou-tcheou. Sous les Tcbeou postérieurs (951 -9S4) on changea ce nom en celui de - campement de l'armée brillante» (Tchd/tg tvou k'tun). Sous les Soung cette ville continua à s’ap|irler Fou- tr licou (« arrondissement de la félicité -) ; « principauté de la joie «le longue durée » ( Tchang-id-kmn) ; - campement de l'armée imposante - (Weï-%vou-kiun)\ et en même temps ce fut le chef-lieu administratif du * Circuit de Fou-kien - ( Fou-kien Ion). Sous les Mongols, en 1 278, on en fit le * Circuit de Fou-tcheou • (Foutcheou /ou).
Nous avons traduit tout entier cette longue généalogie «le la ville de Fou-tcheou pour montrer (vers la fin de notre tAche concernant la description de la Chine, du Livre de Mare Pol), avec quel soin minutieux les historiens chinois inscrivent depuis prés de quatre mille ans, pour les conserver à la postérité, tous les faits relatifs aux temps, aux personnes et aux lieux ; et com-
bien aussi est ridicule cette prétention de soutenir : que toute l'histoire ancienne de ce peuple est une pure invention de sa part qu'il a copiée sur les triques de Üahylone et de Ninive, et d’autres absurdités du même genre, auxquelles nu certain nombre de personnes ont la naïveté de croire; ce «pii prouve que plus une chose est déuuér de bon sens, plus elle a chance de trouver des partisans.
(2) Klaproth (Nouv. Jour», asiat ,t t. XI, p. 471) et M. Neumann (dans Biïrck, p. 630) ont prétendu que ce nom de Chonka donné par Marc Pol à la province de Fo-kien, était simplement la transcription de Kiang-tché, dénomination de la province de ce nom. Mais si cela était, pourquoi Marc Pol n’aiirait-il pas donné, de préférence, à la province de Kiâng-trhé le nom de Chonka, au lieu de le réserver pour la province de Fo-kien ?
La vérité est que c’est une pure supposition des deux sinologues, qui lie repose sur aucun fait. Le nom de Chonka était donné par la population du pays, du temps de Marc Pol, à la province du Fo-kien, parce que, comme ou la vu dans la note précédente, celte province avait formé, dès les années 709 à 754, un royaume à peu prés indépendant, dont le siège était à Kientcheou (plus tard Kicti-uing) ; cl ce royaume se
nommait : Jj^j Kien-koüe (selon la pro-
nonciation du pays : Kien-ko* ou kien-kok) ; ce qtii est évidemment l'origine du mot Chonkn, et de « royaume de Chonka ».
(3) Ce fleuve est le Uln-kidng, ou Ldit-iông, selon la prononciation dn Fo - k(cn. De nos