‹ Le livre de Marco PoloChapitre 180 sur 357 · CHAPITRE CLXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE CLXIV

C'j devise de l'isle de Pontain.

Encore sachiez que quant on se part de Soucat et on nage .v.c. (cinq cens) milles par midi, si trouve 011 une isle qui a nom Pontain (1) qui moult est sauvaiges lieux. Tous li bois sont arbres de grant oudeur.

Autre chose n'y a qui à conter face. Si nagerons encore .lx.111. (soixante milles) parmy ces deux isles que je vous ay dit; esquelles

• Le ms. C. porte : « Et de ce royaume yssenl (sortent) toute» les pourcelaines que l’en dcspcut (emploie) par toutes les provinces du monde , si comme je vous ay dit autrefoiz. »

> Aille.

(3) Marsdcu et Balilclli Boni oui pris Soucat (dans le texte italien de Haïuusio, et dans tous les textes imprimés : Lochac ) pour le Camboge, limitrophe de C y ambu. Le premier, embarrassé de concilier ce que dit Marc l’ol, que l'oit trouve daus ce pays tous les » coquillages - [parce laine >) ou cauris, dont on faisait alors un si grand usage dans tout l'Orient comme monnaie d'échange, dit (n. 1 18t») que, « excepté à Saniaii , prés de la « côte nord-est de Bornéo, il n’a pas connais* « sauce que la production des cauris ait lieu * dans aucune autre partie des mers orientale* « ou de la Chine. » C’est une nouvelle preuve ru faveur de notre opinion (démoulréc, selon nous) que le pays dont parle ici Marc Pol est bien Bornéo.

Celle grande ile produit, nous dil-il, le brésil.

b' is dont on fait un si grand usage pour la ino* lure; il croit aussi dans plusieurs autres îles des mers de l’Inde, comme on le verra ci-apres. Ce bois, d’un si grand commerce, est nommé brttil, ou braïtl, dans la plupart des langues européennes; et vtrzino en italien, barcino en espagnol ; saypaii, audum, chiyân, samur, buccam, en aralie ; en chinois Svu-moü, « arbre de Sou matra ». C’est ce même bois, pense-t-on, qui, transplanté ou trouvé au Brésil par les Portugais (qui le fournissent maintenant eu grande quantité., a donné son nom à l’empire du Brésil.

CLXIV. — (|) C’est Hic de Biulang, située à la pointe sud de la péuiusulc de Malucca, et séparée de Singnpo’.ire ■ ville du lion • par le détroit de ce nom.

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