CLXIX. — * M». A. Selian
personne et le culte de Bouddha Sàkya mouni, confirment cette conjecture.
CLXIX. — (I) C’«t le Æ ^ Uipd^rh des historiens et des géographes chinois ; le Ma bar des écrivains arabes. C’est une contrée de l'Inde continentale située à l’est du Cap Comorin, et en face de la partie septentrionale de l'ile de Ceylan, dont elle est éloignée, comme le dit Marc Pol, d’environ soixante milles géographiques. Celte rôle s'étend de l'embouchure de la rivière Kriclma au Cap Comorin. Le nom de Coromandel lui est venu de la contrée de Tchôla ou Sfora gouvernée alors par des rois dont le nom patronymique était Manet ata, et qui était arrosée parla rivière VaUari , ou « Vellore ».
On a quelquefois confondu les mots Mu'abar et Malabar, qui ont, il est vrai, uue grande ressemblance entre eux, et qui désignent deux contrées voisines : l'une au nord-est et l'autre au nord-ouest du Cap Comorin. M. SilvestredeSacy (, Relation de l'Égypte par Abd-Allatif, p. 1 1 2), a três-bieu distingué ces deux contrées, n Le Mabar, dit-il, est fort différent du Malabar. 11 est certain que le Malabar est nommé dans Aboulféda, Manibar ; car ce géographe place le Mauibar à l'orient du Guzarate ; et il dit que la ville de Caulain est la dernière du Manibsr, et que le Mabar commence à trois ou quatre journées à l'est du Manibar, au lieu nommé Bas Comhari , c'est-à-dire au Cap Comorin. D’ailleurs Abou'lféda fait meuliou d’une ville située entre le Ma-
bar et l’ile de Ceylan ; ce qui montre évidemment que le Mabar est la côte du Coromandel , à commencer du cap Comorin jusqu’à l’extrémité nord-est de Ceylan, et peut-être jusqu’aux bouches du Gange. L’auteur du Kainous se contente de dire que Mabar est le nom propre d’un lieu situé sur la côte de la mer des Iodes.
« Marc Pol distingue bien évidemment le Malabar, qu’il nomme Mélibar, du Mabar. Suivant lui, le Mabar, nommé aussi grande Inde, par opposition à la côte de Malabar appelée petite Inde, renferme cinq royaumes. Dans le premier de ces royaumes, nommé Var ou Paar{Lar dans nos mss.)se fait la pèche des perles, à un endroit où la mer a peu de profondeur, entre le continent et une certaine île. Celte description indique évidemment le détroit situé entre la côte de Coromandel, près de Ramanandapouram, et l’ile de Ramaroïl, que le banc de sable, conuu sous le nom de Pont de Rama, joint à l’ile de Ceylan. C’est dans la province de Mabar que Marc Pol place l’église où l’on conserve les reliques de l’apôtre S. Thomas. Les pluies périodiques y ont lieu en juin, juillet et août. Ceci s’applique bien à la partie de la côte du Coromandel voisine du Bengale. Les rois du Var (Lar) et des quatre autres royaumes du Mabar achètent tous les ans dix mille chevaux, qui sont importés de Cormot, Chili, Durfar, Ser et Eden , c’est-à-dire : Hormuz et l’ile de Kich sur la côte orientale du golfe Persique, DJmlfar, Sebr ou Schehr dans l’Oman et Aden. La ville où reposent les reliques de