CLXX. — * Ms. B. encores
CLXX. — (!) I.a petite ville dont il est ici question était située sur une petite baie non loin de la ville actuelle «le Madras ( par 13“ 04' de lat. N. et ?*" 55' de long. E.), et se nommait Méliapour ou Mai lapon ta ; c’est aujourd'hui San-Thomc, ville liàtic sur les ruines de Mélinpour que le* Portugais prirent en 1545, et dont ils firent le chef-lieu de leurs établissements sur la côte du Coromandel. C’est là que. réside encore un évêque portugais. Celle ville est nommée A — * j*— 3 lié Tournait, dans la Relation du marchand Soleyman : - Ensuite les navires se ren- « dent dans un lieu nommé Betoimah , où il y « a de l’eau douce pour les personnes qui en « veulent. Le temps nécessaire pour y arriver « («le kalah-ltàr) est de dix journées. ■ (Trad. de M. Rrinaud, t. I, p. 18.)
Ce nom de Beionnwh en arabe, fioo|2 lictth-Thnuma eu syriaque, signiiie la « maison ou église de Thomas - (S. Thomas). Barhosa , déjà cité par Marsden, en parle ainsi : « Avanti « per la cosla, passai# la Costa di Coromnmlrl, « vi si Irova uua città quasi dishabitala , moltn « anticha, clic si rliiamu Malcpur, che ncl tem- " po passai a fu città grande dcl rc Narasinga :
• quivi é sopolto il corpo del glorioso apostolo
* san Thonunaso , iu una piccola cliiesa vieiua « al mare. » — « Li Chrisliani suoi disrepoli gli ■« edificarono quella cliiesa, e li geutili rhebbero « in somma veuerazione. » Fol. 315.
i’a gueres de genz(i); el pou de
La Croze, dans son Histoire du Christianisme des Indes , a soutenu que la tradition qui attribue à saint Thomas l’apôtre la première propagation du Christianisme dans l’Inde, el son martyre dans l'endroit qui porte sou nom, est nue invention moderne : « Je ne perdrai point de temps, dit il (p. 40), à réfuter cette narration de la mort du saint apôtre, qui apparemment n’est pas moins fabuleuse que la venue de saint Thomas dans les Indes. Quelque antiquité qu’on attribue à cette tradition, elle ne peut avoir aucune autorité, ne devant, selon toutes sort «-s d'apparences, son origine qu’aux fable* des manichéens , qui avaient autrefois supposé divers Actes sous le nom dis Apôtres, entre autres ceux de saint Thomas, el l'histoire de ses courses dans les Indes... Il n'est pus surprenant (pic les chrétiens de Malabar, gens extrêmement simples et crédides, aient adopté la fable de cette mission , aussi bien que beaucoup d'autres narrations apocryphes. »
('.«‘(vendant des écrivains postérieurs également protestants, comme le Rev. l)r Kerr, le Ür Buchanan, Thomas Yeates dans sou livre intitulé India n Church History (London, 1818), ont soutenu l'authenticité de la tradition, contre lai Croze.
Marsden cite à l'appui de celte opinion le passage suivant de saint Jérôme (Épi Ire GO, ad Mareellam) qui mourut eu 4Î0 ; « Erat igitur tino