CHAPITRE CLXXIU
Cy devise de la cité de Cail.
Cail (t) est une noble cité et grant, et est de Aciar (a) le frere des quatre roys. Et à ceste cité font porter toutes les nefs* qui
Ms. B. narraient. — Ms. A. l'arme.
CLXXllI. — • Ms. B. Le ms. À. nés.
3* Cruels. — 33 Brûler. — 3* Brûlés.
erigilurvel mut atur,cmitt tint eumet dicunt quod non est honestus, sin autem faciunt eum servire i Jolis suis in uionastcrio illo. «
CLXXUI. — (1) Marsden dit que ce mol, qui, dans la langue tamile , signifie un » temple ", était aussi, avant tout, le nom d'une ville et d’un port de commerce considérables, dans la contrée que l'on nomme actuellement Tinevelly, à peu de distance de Tutacorin (lat. 8° 57' N. ; long. 75° 48' E.). Ou peut en voir la position dans la carte jointe à la « Description du Coromandel «* par Valent) n (vol. 5) où celte même ville de Cail ou Kail , est nommé Kael-patuam, c’est-à-dire : « la ville de Kael - ( oatnam , patam , en sanskrit pattanam , au neutre, signifiant ville). L. Barthénia fait mention de celte ville sous le nom de Cltail , et il dit qu’elle est située sur la côte de la « Pêcherie », en face de Ojlan. Celle détermination répond bien à la position que lui assigne Marc Pol, dans > la province de Mabar »,
qu’il n’a quittée que pour faire une excursion dans n la province de Lar » , située au couchant de San-Thomé, où est aujourd’hui Madras, et d'où, en suivant la côte du Coromandel pour venir à Coilum, dont il sera question dans le chapitre suivant, la description de Cail est naturellement placée.
C'est donc bien à tort que M. Hughes Murray [Travels of Marco Polo , p. 308) repousse cette détermination de la position de Cail, et propose de placer cette ville à la Pointe de Calymtre (par 10* 20’ environ de latitude), par la seule raison que d’Anville l'appelle, dit-il : « Callamera Pagode. » Marc Pol ne parle pas de « pagode », mais d’une « ville maritime, dans le port « de laquelle arrivaient tous les navires des cô- « tes de la Perse et de l’Arabie, chargés de mar- « cliaudises. »
(2) Ce nom de Aciar, ou Asciar, comme ou lit dans quelques mss., parait répondre à celui de