TRADUCTION FRANÇAISE
« Empereur par la puissance du Dieu éternel et l'assistance d’une destinée heureuse; — Notre commandement :
— « Que l’on sache parmi vous, vous tous officiers militaires, soldats, gouverneurs des villes, officiers civils et commissaires délégués ;
« Attendu que, par les commandements de Dcbinggis, Ogdaï, Sctchcn,
(I) L'inscription imprimée ne donne que la
première svllabe de ce mot ; mais comme la
même expression se présente de nouveau au mi-
lieu de la seizième colonne, la lacune n'est pas douteuse.
(?) La finale » placée ici ne sc trouve pas dans l'édition imprimée du Kouan te hou» g Ain chïh Ai, ouvrage chinois public en 1181 , et qui est une « Histoire des inscriptions sur métal et sur pierre, de la province du Chen-si. ■
Oeldjaïtou ctGuluk Khans, il fui ordonné que les préires, les erkehouns (i), et les instiluieurs seraient exemptés de tout service officiel, et se voueraient entièrement aux devoirs spirituels de leur ministère.
« A cet exemple il est egalement ordonné qu’ils soient exempts de tout service officiel, et qu’ils se vouent aux devoirs spirituels de leur profession. Que cet ordre s'applique à tous les professeurs (ou instituteurs) dans le Tatchoung-yang W an -ch eou-kou ng , en même temps que dans les Salles moins relevées, dans les Oratoires et les Cloîtres dans le Foung-yuen loti , qu'il concerne spécialement. Dans les établissements appartenant à ces Oratoires, Cloîtres, Abbayes de religieuses et Temples, qu'aucuns messagers officiels ne s’y arrêtent pour se reposer; qu’aucun relais n’y soit fourni pour le service de la Poste; qu'aucunes taxes n’y soient payées; mais l’eau, la terre, le peuple, les troupeaux, les jardins, les moulins, les bâtiments, les abris, les magasins, les bains, les barques, les voitures de transport, et tout autre objet appartenant aux Oratoires et Cloîtres susdits; comme aussi tout ce qui se trouve en relation avec Mei-peï, Aa/t-Aro, les Trois eaux, et la colline de Li-kan-ro , seront protégés contre toute expropriation forcée, et nul ne pourra s’en emparer d’une manière frauduleuse.
u Quiconque se permettrait de violer ce décret agirait d’une manière condamnable, susceptible de châtiment; et celui qui s’y conformera évitera d’y être contraint par notre décret impérial.
« Écrit par Tchâhan Tsang le a 8* jour du 7e mois de l’année du Tigre. »
observations. La note suivante, dit M. Wvlie, est placée en tête de l’inscription par l’éditeur chinois :
« Dans l’Oratoire de Tchoung-yang fV an-chrnu, il y a un nombre incalculable de tablettes de la dynastie Yuen (mongole de Chine), portant toutes des inscriptions en caractères mongols (comme ceux employés cidessus), accompagnées de traductions chinoises. Le système (alphabétique) mongol est une modification du brahmanique kia-lou ; de là sa ressemblance avec la langue originale des Bouddhistes. L’écriture admet divers degrés d’élégance. »
Après la chute de la dynastie mongole, les inscriptions en caractères alphabétiques, dits pai-3se-pay du nom de leur inventeur tibétain, disparurent peu à peu. Cependant, il est possible que, l’attention étant attirée sur ces inscriptions, on vienne à en découvrir de nouvelles.
(1) Voir sur ce nom désignant Ira Ststoriem, la note 3 du ch. LXXlU, de Marc Pol, p. 21t.
I8 LETTRE EN MONGOL, d'aRGUOIN~K11 AN AU ROI DE FRANCE PUILIPPE LE BEL (l).
2° transcription, i Mongke Tegri-yin kutrhundour; — a Khaglmn-ou sou Jour — 3 Arghoun ug‘e manou. — 4 ibad Itorans ali! — 5 Namdouni tclii Mâr Bar — 6 Sevma Sakhora — y teriguten iltcliin — 8 y&rœtchidjou ilar oui). — 9 II-Khan-ou tsarigud Misir-oun — 10 Yuk morilabasou bida bar — 11 cndelse moriladjou khamsay-a — 12 kemrn œtchidjou ilaksen-i tchinou — 1 3 yœbsiyadjou — i4 Tcgri-yi yelbaridjou bars djil ubuluu — i5 elsiis sara da moriladjou khabour-oun — 16 terigun sara-vin arban ta-
(I) Colle iuscriplicn, ainsi que la suivante, reurs mongols (Paris, 1824). Le texte reproduit ont été publiées pour la première foi* par M. Abel ici, avec les corrodions de I.-J. Schmidt (pla- Rémusat , dans son Mémoire sur les Relations eées entre parenthèses'1, a etc aussi resu sur l’opoütiques des Princes c/irètiens avec les empe- riginal.
boun-a — ly Di mi ski baghôi-a k an. a bai. Edug'e — i8unàn ug‘e douryen karoun — 19 tsàrigoud yen boldjaldour iladjou. — 20 Tcgri-da mor oktâdjou tada irg.1 — 21 aboubasou Ouris)im-i tan-ah uggoui-a. — 22 Kem boldjàl khodjidadjou tsïirigoud-i erg'cgulbasou — 23 yakho djokikho? Khoina ber günubasou — 24 Yaglion tousa? Basa ali-ber kâlân — 25 Aman iltcliin yâr yen Djigurà — 26 agholglian Darangkoud-oun ghadjar-oun — 27 tangsougoud chiQ&'houd il-deb unggeten — 28 kuruk œktchou ilabàsou ker ba soyorkhakhoi-dji — 29 Tegri-y in kutcbun — 3o Khaghan-ou soù nrâdâtugfti. Kemcn Mouskaril — 3i Kbourtelii-yi ilahâi. Bitrhik manou. Ouker — 3a djil djounou târigoun sara-yin — 33 djirghoughan khagotchid-ta Kundàlan-a — 34 bukoi dour bitchibei.
3° TRADUCTION (l).
Par la puissance du Dieu éternel,
Par la faveur du Khaghan (le grand Khaân, Khoubilaï),
Argboun, Notre parole :
Roi de France! ( iRad Varans ah!)
Par ton ambassadeur en chef
Mar (2) Bar Sevma Sakhora (3).
Tu m'as mandé :
a Quand les troupes de l'Il-Kban (4) marcheront contre l'Egypte, nous partirons d’ici pour nous joindre à elles. »
Nous approuvons ce message de ta part, et nous ajoutons que, confiant en
Dieu (5), nous partirons à la fin de la dernière lune d'hiver, de l'année de la Panthère (1290), et que, vers le quinze de la première lune du printemps, nous camperons devant Damas (6). Si tu liens fidèlement ta parole, en envoyant les troupes à l’époque et au lieu déterminés; et si, avec l'aide de
Dieu, nous prenons Jérusalem, nous le la donnerons. Si l’époque et le lieu du rendez-vous étaient manqués, et que les troupes marchassent inutilement, cela serait- il convenable? Et si, ensuite, l’un de nous n'a pas son
(1) Dans la disposition typographique de cette tndurtion nous avons voulu imiter celle de IVri gi nal mongol, qui fait ressortir en haut (les lignes étant verticale s), les personnes et les choses considérées par le rédacteur comme les plus éminentes , lesquelles ont toujours l’honneur de l 'alinea ; celles qui sont considérées comme plus
luim&Ui sont placés plus bas.
(2) Mot syriaque qui signifie seigneur.
(3) Évêque nestoricn de l'Ouïgourie chez les Tartan.
(4) Le Khan mongol de Perse, alors Arghoun.
(5) Tegri, le Ciel , Dieu.
(6) Dimuki.
plan d’action bien arrête, et n'agit pas de concert, quel avantage pourraitil en résulter ?
En outre, il serait bon que, de ton côté, tu nous envoyasses des présents par des ambassadeurs parlant différentes langues et dialectes, consistant en choses rares et agréables et de la terre de France (i). L'exécution de toutes ces choses dépend de la puissance de Dieu, et de la faveur du
Khaghan (l’empereur de Chine, alors Khoubilaï). Je t'informe que c'est Mouskaril Kourtchi que je t’ envoyé.
Notre lettre est écrite le sixième jour de la première lune d'été, de l'an du Bceuf (1289) étant à Koundàlan.
observations. Cette lettre porte dans l’original mongol conservé aux Archives impériales de France (J. 776) l'empreinte, répétée trois fois à l’encre rouge, d’un sceau en caractères chinois de forme antique (usités encore de nos jours en Chine, pour les sceaux officiels), qui fut remis à Arghoun par Khoubilaï Khaàn, lors de son investiture comme Khan de Perse. En voici le contenu en caractères chinois ordinaires :
C’est-à-dire, (en lisant les caractères chinois de droite à gauche, par lignes verticales) : Fou fioiic ‘an min tcfd piào; « Sceau de celui qui soutient l’empire et gouverne en paix les peuples. » Ce sceau porte à l'original i5 centimètres en tous sens; et la lettre originale mongole, sur laquelle il est empreint, a la forme d'un rouleau, en papier de coton, de plus de 2 mètres de longueur, sur 27 centimètres de hauteur.
(I) S'aranghomt-oun , pour Franghoud-oun , 1rs Mongols n’ayant pas <l« f dans leur alphabet.
I* LETTRE MONGOLE d'oELDJAÏTOU SULTAN AU ROI DE FRANCE PHILIPPE LE BEL, POUR LUI ANNONCER SON AVÈNEMENT.
ü ^ (j Ex jiij.)
APPENDICE .V b.
a" transcription, i Ocldjâïtou Sultnn ug‘e manou. — a iRedou-Varans Sultan ah ! — 3 ArtSnatsâ ta burin — 4 Virangkoud irgen-ou Suhad — 5 manou sain — 6 âlinlsiik sain — y ubouka sain — 8 atchiga sain — 9 akha dour amaraldoudjou khola bar beugesou oir-a matou — 10 sedkidjou alibar liges yen œtchidjou illcbin yen esen-ou — 1 1 belcgoud yen ileldouksed-i ynkho endekou la. Kduge — ta Tegri-yin kutebundour — i3 bida yekc üra saglioksan dour ouridous said — i4 àbonka sain — i5 âtchigS sain — 16 akha yoban yalak yasag-i boiiclii ulu bolghan bâlan yasak — ly -san moudji ouridous said louglia gha-kümàidouksen-i — 1 8 ulu talbin andaghaghar matou sedkidjou ourïdangkAtsâ ulemdji — 19 amaraldoudjou iltcbiii yen ilâldun aga kemen sedkidjou cnc hou von lia. — ao Bida aklianiir dSgunar maglio kliaralsous-oun lüsvi-a ug'esySr — ai dour-a khotsaroulisadjou bœleg‘ci. Eduga — aa Tegri-da sedkil œkledjou. — a3 Temour-khoghan ; Toktogba; Tcheber; Togba teriguten. — • 2 j Bida — aâ Tchingghis-Khaghanou ouroug-oud dœtcliin laboun od etse inakchida — afi tebimadoultsaksan-i edug‘c — a y Tegri-da iliükdüdjou burin akha degu yokildoudjou naran — a8 uurgoukhoi Nangkivas-oun ghadjar etse aboun Talou-dalai dour — ag kurtele oulous barildoudjou yamôd yen nyagholbai. — 3o Bidan-ou yagbor-aken bouchi sedkiblisou buriyer auou deg‘cr-a — 3i oumarin baiva kemen ug‘e barildoubai. Eduge - 3a manou said — 33 Aboukü said iltchigS sain akha dour amaraldouksan — 34 yosou tauou ker talbikho kemedjou ede Mamalak Touman khoyar-i — 35 ilâbài tanou olan Virangkoud-oun soullad-i ber khamtoii — 36 yokildoudjou amoui kemen eutchikdebei. UnSn kn yokildoukhoi etse — 3y sain yaghon akhoi. Edug‘e — 38 bidan-dour ba tandour ber ulu yokildoukho-vi— 3g Tegri-yin kulchundour buriyer anou oumarin baikhoi-yi — 4° Tegri madatougSi. Bitcbik manou dologhan yaghoud deurben o<l — 41 to,,r moghui djil younou terigun sara-yin naiman — 4 3 khaghotcliidta aliyan-a bukoï dour bitehihei.
3* trabcction :
Oeldjaïlou Su'.lau, Notre parole!
Hoi de France, Sultan ! ( iRedou Parant Sultan ah!)
Dès les temps antérieurs, nous savons que vous tous, Sultans
Des nations frauqncs, vous avez été lies d'amitié avec
Notre bon bisaïeul ( salit âtlntsàk ),
Notre bon aïeul {sain âboukn ),
Notre bon père [sain âtch/ga),
Notre bon frère (sain akha) ; et que, malgré la distance qui vous séparait, vous regardant comme voisins, vous vous êtes envoyé mutuellement des ambassadeurs, avec des lettres de créance et des présents d’amitié ; Vous ne pouvez l'avoir oublié ! Maintenant que,
Par la puissance de Dieu ( Tegri-yin kutc/iundour ),
Nous sommes monté sur le grand trône, nous ne nous écarterons pas de la manière d’agir de nos illustres prédécesseurs, notre bon aïeul, notre bon père, notre bon frère aîné ; nous gouvernerons comme eux les provinces de notre empire, en respectant leurs prescriptions et engagements, comme si nous le leur avions promis par serment, et en resserrant encore plus qu'auparavant, s'il est possible, les liens d’amitié qui existaient entre nous, en nous envoyant toujours mutuellement des ambassadeurs. Telles sont nos paroles et nos intentions.
Nous, frères aînés et frères cadets, nous vivions désunis par suite des mauvais rapports et des menées de malintentionnés sujets; mais maintenant, par la grâce de
Dieu, nous sommes devenus :
Témour khaghan (i), Toktogha (a), Tcliabar (3), Thoga (4), et
Nous, principaux descendants de
Tchinghis-Khaglinn , qui nous sommes fait la guerre pendant quarantecinq ans, et nous sommes réconciliés, ne formant maintenant plus qu’un cœur avec l’aide et la protection de
Dieu, depuis la terre des Nankiyas, (les Chinois) là où le soleil se lève, jusqu’au lac de Tala ; nous nous sommes réconciliés, et les communications sont rétablies entre nos populations.
Nous sommes convenus que nous nous réunirions tous contre celui d’entre nous qui agirait différemment. Dans ces circonstances, comment pour-
(t) Altrs l'empereur mongol de Chiuc, cher 4 de tous les souverains asiatiques de race mongole; c'était le petit-fils de Khoubilaï khain, qui lui avait succédé en 1294, et qui régna jusqu'en 1 307 , sous le nom chinois de TdtingtKHing.
(2) C'était le souverain du Derht-kiptchak, de la branche de Djoutchi, qui régna de 1291 à
(3) C'était le petit-fils de ffo-chi , quatrième fils d'Ogotlai, qui régnait dans le pays situé au nord et au nord-ouest de Karakorum.
(4) Ou To'ha dont le nom est plus ordinairement écrit Doua . Il était de la branche de Tchaghatai et régna dans le Turkistin et la Transoxiane, entre 1272 et 1309. Voir précédemment p. 728, n. 3.
APPENDICE No 6. 781
rions-nous oublier les relations d'amitié que vous avez entretenues avec les illustres personnages :
Notre bon aïeul, notre bon père, notre bon frère aîné? En vous informant ainsi de ces choses, nous vous envoyons deux messagers :
Mamalak et Touiuan. Il nous a été rapporté que , vous , les Sultans des Francs, vous viviez dans la concorde. Et, vraiment, qu’y a-t-il de meilleur que la concorde ? Ainsi, parmi nous, comme parmi vous, nous mettrions à la raison, par la puissance et l’aide de Dieu, celui qui troublerait cette union ;
Dieu le sait î
Écrit, notre lettre, l'an sept cent quatre (de l'Hégire), le huit de la première lune d’été de l’année du Serpent (dans le -cycle mongol, correspondant au i3 ou 14 mai i3o5), étant dans notre résidence d’Aliyan.
obskrvations. Celte lettre porte, dans l’original mongol, conservé aux Archives impériales de France (J. y y 6) l’empreinte, répétée cinq fois à l'encre rouge, d’un sceau en caractères chinois, de forme archaïque, que nous reproduisons ici en caractères chinois usuels :
C’est-à-dire (en lisant les caractères chinois, de droite à gauche, par lignes verticales) : Tchin ming hoàng ti ho chûn wtn i Ichi p*ào9 «Sceau de l’Empereur véritablement décrété (parle Ciel) pour pacifier et réduire à l'obéissance les dix mille étrangers. » Ce sceau porte à l’original i3 centimètres en tous sens (les caractères chinois ayant été allongés exprès dans ce but pour former un carré parfait; emblème de la terre) ; et la lettre mongole, sur laquelle il est empreint, a la forme d’un rouleau, en papier de coton, de 3 mètres de longueur, sur 48 centimètres de hauteur.
TABLE DES CHAPITRES
Préface de la copie du livre donné p.ir Marc Pol à Thicbault do Ccpoy . . . . i
PnOLOGUE. . . 3
Chapitre pbemieb. Comment les deux freres sc partirent de Constantinople pour
cherchier du monde S
— II. Comment les deux freres se partirent de Soldaie fi
— III. Comment les deux freres passèrent un desert et vinrent à la cité de
Bocara ■ . . fi
— IV. Comment les deux freres crurent les messagers pour aller au grant Kaan. 10
— V. Comment les deux freres vindrent au grant Kaan 10
— VI. Comment le grant Kaan leur demanda encore du fait des crestiens et
proprement l'Apostolle de Romme Il
— VII. Comment le grant Kaan envoia les deux freres pour ses messages au
Pape U
— VIII. Comment le grant Kaan leur donna la table d’or de son commande-
ment 14
— IX. Comment les deux freres vindrent à la cité d’Acrc 15
— X. Comment les deux freres se partirent de Venisse, et menèrent avec eux ,
' Marc, le lilz de Messire Nicolas, pour le meneraveceulx au grant Kaan. 17
— XI. Comment les deux freres et Marc avec eulx se partirent d’Acre. . . -, lfi
— XII. Comment les deux freres vindrent à l’Aposlolle 12
— XIII. Comment .Messire Nicolas et Messire Malle Pol, et Marc s'en alereut
au grant Kaan 211
— XIV. Comment Messire Nicolas, et Messire Mafte Pol, et Marc, alerent
devant le grant Kaan ' 21
— XV. Comment le Seigneur envoia Marc pour son message 23
— XVI. Comment Marc retourna de son message 24
— XVII. Comment Messire Nicolas, et Messire Malte et Marc, demandèrent
congié au grant Seigneur 26
— XVIII. Comment lesdeux freres etMessire Marcse partircntdu grantKaan. 2»
[f.IVRE PREMIER ]
— XIX. Ci dist le commencement et premierrment de la petite Hermenie. . 33