CXXII. — 1 Pousser en avant. — * Aussitôt
(’.XXU. — (1) Dans les autres manuscrits et avec ensemble et précision, parait, dans les au* éditions connues, Marc Pol ne rapporte fias , très rédactions, avoir été une inspiration spoutacotnme il le fait ici, l'honneur de la manœuvre née de l’armée elle-même. Ce (ait, peu important, des Tartares, en présence de l’armée ennemie, à nous confirme dans la pensée que notre rédaction leur général en chef ( K/tou thonk, dans l'histoire a été soigneusement revue par Marc Pol, et renchinoise); mais cette manœuvre, qui lut exécutée due par lui plus correcte et plus précise.
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manda que chascun descendit de son elieval et <|iie on ataeliast les chevaus ans arbres du bois qui près d'euls estoit, et que il meissent mains ans ars 3 * ; laquelle chose il sevent bien faire tniex b que gent qui au monde soit. Et il le firent ainssi, et mistrent mains aus ars J et trairent tant * de pilles 4 à ces olifans qui venoient avant, que il en navrèrent5 et en luerenl la plusgranl part, et des hommes aussi, en poi d’eure'’. Et ccus de là en traioient* aussi aus Tatars; mais les Tatars estoient mielz ' armez, et miel/, savoient traire d’ars 6 que ceus ne faisoieut.
Et que vous diroie-je? Sachiez que quant les olifans* sentirent les angoisses des navreures des pilles" dont il leur en venoit tant comme pluie, si s’en tournèrent arriéré en fuie ; que pour riens du monde ne feussent aie avant “ vers les Tatars. Et s’en aloient fuiant, et si graut noise faisant et si grant bruit, qu’il sembloit que tout le monde deust fondre1. Et se mistrent dedens le bois, et aloient çà et là, rompant leurs chasteaux1 et leur bernois; et gasterent et destruirent 8 toutes leur choses (a).
•* Ms. B. mirulx. — c Ms. C. tirèrent tant. — d Mss. B. C. pou il’enrr ( peu d'heures).— ° Ms. C. tiraient . — * Ms. B. C. mieulx. — « Mss. B. ait plions. — l* Ms. C. Les mss. A. el B. portent : or (B. que) riens du monde n'alast avant. — * Le ms. C. ajoute : rn aldsme, — j Ms. A. lors chastiaus.
3 Jus arcs. — ■* Jmelots, de pila. — 5 Blessèrent. — 6 Tirer de l’arc. — 7 Blessures des
javelots. — * Détruisirent.
(2) Cette même bataille, si bien racontée par Marc Pol, est ainsi décrite dans les Annales officielles chinoises de la dynastie mongole (Yuen ste, k. 210, fol. 2 v.).
I.a ressemblance surprenante des deux récits, de sources si diverses, est une nouvelle et éclatante preuve de la véracité de Marc Pol.
« La 14' année ufù younn (1277 de notre ère), à la 3' lune, les gens de Mien, irrités (des sommations qui leur avaient été faites précédemment de se soumettre aux Mongols), résolurent d'envahir les territoires qui bordaient leurs frontières, avec le projet de construire des forts, pour leur défense, dans des lieux escarpés situés dans le* pays de T heu g-} üe et de Yoùug-tchàng (le Vodou de Marc Pol). En même temps ‘ Hou -
thon J h' (*), Mongol du rang de Wén-koit, c'està-dire : « chef de di\ mille familles -, qui commandait dans le « Circuit » de Ta li, fut informé de celte invasion, et il en prévint aussitôt le commandant militaire eu second de Tadi, du rang de Thsién-hoù, ■ chef de raille familles *•, nommé Go-rlv-'ho-ta ( dans l’aucienne rédaction : To-ltfto-'hai), en lui donnant l'ordre d’at-
(*! f.c • /7a«-Mu>i-AA‘ Sstg-n «r* (ou Suntour ) Huit #lor> mitililr* de U gaurhr (mnittre #n trronil : Tio teking itàng) d » Klioubil.i-Kh.in II fui rnvojé le Yân-n*n, pour tou
mriti r Ira irilm» ilr f*ll» province qui rfUiUiuil rsrmr.ci rrpKuttfr fioup^ que lr Roi d- Mitn ilrtiil rnvnjrr è loir accourt. I.e g*n*ia| V.rVir til-tlim. i|»a| il rit fol qanl.im dai>« Mair Pol, Itad probablement mxm art ordin. quoiqu'il IM* toit pat itirntMiimr dan» lr m il dr rrlir bataille, (ad pai lr* UiMrai Ira» f liinuli.