CHAPITRE CXL
Ci dit de la cité de Pauchin.
Quant l’en se part de Coguiganguy *, si chevauche l’en par selouc k une journée, par une chauciée ' qui est à l’entrée du Manzi; et ceste chauciée est faite de moult belles pierres (i). Et de l’une
CXL. — a M*. C. Coyganguy. — Ms. B. la province' ms. C. sel oc (sud -est). CXL. — 1 Chaussée,
le gel, ne furent pas inscrits sur les registres d'une manière lise et déterminée. On peut seulement en conclure que la quantité exploitée fut réeltiTuent très - grande. Depuis cette dernière époque l'augmentation porta les produits jusqu'à 650,0*5 j ii. ■ ( Yuen sse, k. 97, fol. 15.)
l.a même histoire officielle de la dynastie mongole de Chine nous donne (k. 94, fol. 14) le produit des salines des deux ‘ float, et leur revenu pour l'État. •> En 1276, il fut ordonné au directeur de l'enclos ou du parc au sel nommé A/umadi (ou Koumarî) de suivre, pour la perception des droits, les anciens règlements des Soung, et de les appliquer. Chaque fin de sel pesait 300 kM (180 kilogrammes, le t/a composé de 16 onces chinoises, estimé à 000 giammcs). Sou prix était de 8 liang (60 fr. environ) en papiermonnaie des années tchoung-thoung (1260-1264, voir ci-devant p. 319). En 1277, ou établit une u Direction générale drs transports des deux I/oai -, et on porta le poids du y in, de 300 à 400 kin (240 kilogrammes). En 1279, les registres officiels portent une vente de 587.623 yin. En 1281 , il y eut une augmentation qui la porta à 800,000 fin. En 1289, il y eut une diminution de 150,000 j in. En 1293, les populations de S ta "g -y a/i g (ville importante de la province de Hou kouang , dont il sera question au ch. CxLtJ) ayant changé leur genre de. nourriture, et s’étant approvisionnées de sel à Yang-tcheou (voir chapitre ex lui), l'augmentation de la vente fut de 8,200 fin- •
Des détails semblables sont donnés pour toutes les autres provinces de l'Empire de Khouhilaï Khaân. On voit que Marc Pol avait raison de dire que les droits sur le sel de ‘ Hoai-gdn , c’està-dire, de sa juridiction comme chef- lieu de a circuit », produisaient de très-grands revenus au grand Khaàn. Ainsi, en 1281, à l’époque de Marc Pol, le inonlaut de la vente fut de 800,000 yin, de 240 kilogrammes chacun, dont le prix, fixé à 60 fr. le yin, donne une somme de 48 millions de francs pour les seules salines des deux tHoaï. Aussi les historiens chinois disentils : « De toutes les branches de revenus de l’État, aucune n’est à comparer au tel pour h* larges profits qu’il lui rapporte. ■ {Yuen sse, k. 94, fol. 8 »#.)
CXL — (1) La chaussée dont il est ici question est celle du « Canal impérial » ( i'ùn-hù). L'histoire des Mouguis entre dans beaucoup de détails, comme nous l'avons dit (ch. cxxxvii, note 2) sur la création, l’amélioration et l’entretien des cours d'eaux sous le règne de cette dynastie. On trouve (k. 65, fol. 14) des renseignements sur le - Canal impérial » ou « canal des transports » ( Ytin-ho ) du nord de Yàng-lchèou, où nous sommes maintenant. Il y est dit que du temps des SoiiDg, qui avaient précédé les Mongols, on avait employé des troupes à le nettoyer. Cki-tsou (Khouhilaï) reprit l’œuvre des Soung, et en consolida successivement les chaussées , C'est là précisément le travail que mentionne Marc Pol ; car le Canal de transports qui part de