SONNET POUR"TA ROSE
‘A ma soeur Thérèse.
Il m’a fallu ce soir, maloré ma lassitude, Reprendre le travail un moment arrêté.
J'ai trouvé sur mon livre une Rose d'été, Quand je suis revenue à ma table d’étude.
Sa senteur embaumait toute ma solitude...
Comme avant mon départ le livre était resté Grand ouvert au feuillet où Je l’avais quitté; Ma chambre avait gardé son air de quiétude.
Et la fleur était pourpre et sa suave odeur Pénétrait doucement jusqu’au fond de mon cœur. Vois-tu, j'ai deviné d’où venait cette Rose...
Pour que je sois moins seule et moins triste au retour C’est toi qui l’as posée... et dans mon cœur morose, Quand paraît ton image, 1l s’entr'ouvre à l’amour.
Villequier, août 1910.