AR EGLISE
Je regarde souvent, le Dimanche à la Messe,
Les oiseaux par hasard dans l’Eglise égarés,
Qui cherchent une issue et volètent sans cesse En poussant des cris effarés.
Ils ont pris pour un bois la nef de pierre grise, Mais les troncs sont si froids qu’ils perchent étonnés : Ce n'est pas la forêt où murmure la brise...
Ils se sentent abandonnés.
Dans les poutres 1ls croient reconnaître des branches, Mais où sont le feuillage et les rameaux mouvants? Des chapiteaux pareils à des corolles blanches
Les fleurs n’ondulent pas-aux vents!
À travers les vitraux aux couleurs éclatantes
On aperçoit des champs... mais ils n’embaument pas!
Des cierges on ne voit que des lueurs tremblantes.. Mais le soleil ne tremble pas.
Mon âme est,un oiseau qui cherche la lumière
Quand un désir poursuit mes rêves inquiets;
Je veux de la Beauté, de la Beauté sur terre! Et n’en trouve que des reflets.
Et c’est pourquoi mon cœur palpite et bat des ailes
En voulant l’Infini dans sa captivité!
Et, quand de sa prison les murailles sont belles, Il se meurtrit à la Beauté.
Les portes s’ouvriront pour moi, bientôt peut-être, Et mon âme prendra son vol vers les clartés, La lumière divine inondera mon être
Ebloui!... Mon âme, chantez!