‹ Le livre de MayChapitre 4 sur 96 · REVERIE · texte numérisé non relu

REVERIE

A Maman.

Sur le jardin en fleur la nuit est descendue, Une fraîche rosée humecte le gazon,

La brise dans les bois murmure sa chanson, Une suave odeur est partout épandue,

D'une étoile qui luit à travers l’étendue

À la voûte du ciel scintille le rayon,

Dont la pâle clarté, du fond de l’horizon, M'attire, me fascine... et mon âme éperdue

Croit soudain reconnaître en sa lumière d’or L’âme de cet ami, dont l’implacable mort, Hélas! vient de briser trop tôt les destinées.

Dans la tremblante nuit erre son souvenir.

Et moi je rêve au temps de nos jeunes années Et pleurant le passé... je songe à l’avenir.

May.

Août 1907.

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