‹ Le livre de MayChapitre 41 sur 96 · RONDEL · texte numérisé non relu

RONDEL

Un château sans portraits est un château sans vie Va désert comme un cœur qui ne se souvient pas. Pour qu’un petit enfant, en te tendant les bras, Demande : « Quelle est donc la dame si jolie? »

Veux-tu que nous mettions ton pastel, ma chérie, Dans cette galerie où résonnent nos pas?

Un château sans portraits est un château sans vie Et désert comme un cœur qui ne se souvient pas.

Et ton pastel dira dans cette galerie « C’est ton aïeule, enfant, à qui tu tends les bras; Les morts toujours aimés ont leur place 1c1-bas Et les seuls disparus sont ceux que l’on oublie. » Un château sans portraits est un château sans vie Et désert comme un cœur qui ne se souvient pas.

(Trouvé écrit au crayon dans un cahier de classe.)

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