PREFACE
Des feuilles mortes cet automne J'ai fait un tas dans le chemin; Au vent du soir je l’abandonne, Il sera dispersé demain.
O vent qui passe, vent qui passe, Emporte-les tout doucement, Fais-toi murmure dans l’espace Et léger comme un frôlement.
Fais-les voler comme des ailes Dans la lumière des soirs d’or; Vois-tu, ce sont des feuilles frêles Qu'il ne faut pas serrer trop fort;
Elles ont poussé dans la sève Et la jeunesse de mon cœur; Ce sont les filles de mon rêve Et les enfants de mon bonheur.
Cahier de brouillons.