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À la suite de ces morceaux choisis de la prose de May, j'ai voulu, pour aider à la mieux faire connaître, donner la reproduction d’ure de ses lettres, datée de Vilequier, octobre 1910, et pieusement conservée par sa cousine Suzanne Hély d’Oussel (M”° Luis Bemberg) qui, tout récemment a bien voulu me la confier. Ces pages donneront une idée du style épistolaire et de la maturité en même temps que de la charmante nature de cette enfant de quatorze ans, écrivant au courant de la plume à la vieille cousine de vingt ans qui, ainsi que sa sœur aînée, avait si bien accueilli Way, la traitant en grande fille et, malgré la différence d’âge, ex amie.
Dans une autre leffre, datée le mois suivant de Paris, May envoie à la même cousine un brouillon, écrit au crayon, des Glycines, en lui disant :
| « Je ne pourrai le corriger que plus tard, aux vacances, car j'ai une version d’'Ovide que je voudrais finir pour demain et je vais tout de suite après déjeuner revoir, avec papa, l’École Française du XVIII° siècle au Louvre, puis à la Galerie G. Petit. »
Car elle était passionnée aussi pour la peinture, comme on le verra en lisant dans son Voyage à Londres sa description si personnelle et originale de la Portrait Gallery.
Plus loin elle écrit encore :
« Dis à Vire (Marie, l’aïinée de ses cousines) que maman a deux volumes splendides de Platon, que j'espère bien lire après elle. On m’en a montré certains passages sublimes sur le But de la Vie, préparation à l'éternité.
Tels étaient les livres que, bien plus que des romans, : désirait lire la jeune May/... Puis, sur une tante d’origine italienne, très belle et fort séduisante mais un peu inquiétante, elle écrit avec un jugement d’une singulière perspicacité et d’une psychologie étonnante : « Ælle est plus jolie que jamais. Quelle femme exquise ce serait, si... Mais le si détruit beaucoup de choses... Je me demande 51 personne lui a jamais parlé sérieusement? Elle a du bon au fond... » et les pronostics de May se sont réalisés et la charmante femme, après une vie romanesque terminée par de longues souffrances, est morte pieu- SOMENL. .
Enfin et cordialement elle finit sa leffre ainsi :
« Je n'ai pas besoin, n'est-ce pas, de te redire toute la douceur de ces quelques jours passés à Saint Saëns ex famille? Tu as senti combien j'en jouissais. Vous êtes maintenant pour moi un peu comme deux grandes sœurs, et, si Dieu le permet,
vous le serez longtemps. »
sans oublier les domestiques, « Merci encore à Marie ef mille choses à Sarah (qui n'avait de juif que son nom) », ces serviteurs pour qui May avait toujours un mot aimable et un sourire et dont, partout où elle passait, elle se faisait immédiatement aimer.
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