‹ Le Livre de MormonChapitre 106 sur 135 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

4 Je termine maintenant mon récit touchant la destruction de mon peuple, les Néphites. Et il arriva que nous continuâmes à fuir aevant les Lamanites. Et moi. Mormon, j'écrivis une épître au roi des Lamanites, le priant de nous permettre de rassembler tout notre peuple au pays de Cumorah, auprès d'une colline qui s'appelait Cumorah, en le prévenant que là nous lui livrerions bataille. Le roi des Lamanites m'accorda ma demande. Nous nous acheminâmes vers ce pays, et nous vînmes camper autour de la colline de Cumorah. C'était un pays abondant en grandes pièces d'eau, en rivières et en fontaines ; et là, nous avions l'espoir de vaincre les Lamanites. La trois cent quatre-vingt-quatrième année s'était écoulée, et nous avions réuni tout le reste de notre peuple au pays de Cumorah.

â Après avoir rassemblé là tout notre peuple, voici, moi, Mormon, je commençais à devenir âgé. Sachant que ce serait le dernier effort de mon peuple, et ayant été commandé du Seigneur de ne point permettre que ces annales sac!*ées,

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qui nous avaient été transmises par nos pères , tombassent entre les mains des Lamanites (car les Laroanites les détruiraient), je pris donc les plaques de Néphi et j'en fis un abrégé , et je cachai dans la colline de Cumorah toutes les annales qui m'avaient été confiées par la main du Seigneur, excepté ce petit nombre de plaques que je donnai à mon fils Moroni. Et il arriva que mon peuple , avec leurs femmes et leurs enfants , aperçurent alors les armées Lamanites en marche vers eux; et ils s'attendaient à les recevoir avec cette terrible crainte de la mort qui accable le cœur de tous les méchants

3 Ils vinrent nous livrer bataille , et toute àme fut remplie de terreur en voyant l'immensité de leurs forces. Ils tondirent sur nous avec l'arc, les flèches, l'épée et la hache, et toutes sortes d'armes de guerre. Mes hommes furent taillés en pièces , oui , même mes dix mille qui étaient avec moi ; je tombai blessé au milieu d'eux, et les Lamanites passèrent près de moi sans m'achever. Après que nos ennemis eurent foulé aux pieds et moissonné tout mon peuple , excepté vingt-quatre des nôtres (parmi lesquels se trouvait mon fils Moroni), nous, qui avions survécu à Textermination de mon peuple, nous vîmes le lendemain, quand les Lamanites se furent retirés dans leur camp, du haut de la colline de Cumorah, que les dix mille homme que j'avais moimême conduits au combat avaient été massacrés, ainsi que les dix mille sous le commandement de mon fils Moroni. Et voici, les dix mille hommes de Gidgiddonah étaient tombés, et lui-même au milieu d'eux ; et Lamah était tombé avec ses dix mille ; et Gilgal était tombé avec ses dix mille, Limhah avec ses dix mille, Jonéam avec ses dix mille, Camenihab, Moronihah, Ântîonum, Shiblom, Shem et Josh, étaient aussi tombés chacun avec leur dix mille hommes.

4 Et dix autres avaient été massacrés , chacun avec ses dix mille ; oui, tout mon peuple avait été moissonné, à l'exception des vingt-quatre qui étaient avec moi, de quelquesuns qui se sauvèrent dans les pays du sud, et de quelques dissidents qui passèrent aux Lamanites : la chair , les os et le sang de tant de créatures humaines couvraient le sol , et furent laissés là par nos ennemis pour tomber en poussière et rentrer dans le sein de la terre , leur mère. Mon àme fut déchirée d'angoisse à la vue d'un si grand désastre, et je m'écriai : 0 vous, belles créatures, comment avez-vous pu quitter les voies du Seigneur I 0 vous, mes bien-aimés, comment avez-vous pu rejeter ce Jésus qui se tenait pour vous recevoir à bras ouverts 1 Ah I si vous ne l'aviez pas fait, vous ne seriez pas tombés I Mais voici, vous êtes tombés, et

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