‹ Le Livre de MormonChapitre 36 sur 135 · LIVRE D'OMNI · texte numérisé non relu

LIVRE D'OMNI

1 Voici, moi, Omni, ayant reçu l'ordre de mon père Jarom d'écrire sur ces plaques les choses propres à perpétuer notre généalogie, j'ai voulu que vous sachiez que, de inon vivant, j'eus beaucoup à guerroyer pour empêcher mon peuple, les Néphites, ae tomber entre les mains des Lamanites, leurs ennemis; et, pécheur que je suis, je n'ai pas su , autant que j'aurais dû le faire , garder les statuts et les commandements du Seigneur.

2 Peux cent soixante et seize années s'étaient écoulées, pendant le cours desquelles nous eûmes tantôt des temps de paix, et 'tantôt des temps de guerres cruelles et sanguinaires. Et nous voilà à la deux cent quatre-vingt-deuxième année, et ayant gardé ces plaques selon les commandements de mes pères, je les transmets à mon fils Amaron. Et je finis.

3 Et maintenant moi, Amaron, ce peu que j'écris, je l'écris dans le livre de mon père. Voici, après la trois cent vingtième année, il arriva que ce qu'il y avait de plus pervers parmi les Néphites avait été détruit, car le Seigneur ne voulut pas permettre que les paroles, annoncées à nos pères, ne s'accomplissent pas, savoir : Si vous ne gardez point mes commandements, vous ne prospérerez point dans ce pys. C'est pourquoi le Seigneur les a châtiés par de grands jugements. Toutefois, il a épargné les justes, et les a délivrés des mains de leurs ennemis pour qu'ils ne périssent pas. Et j'ai donné les annales à mon frère Chémish.

4 Maintenant moi, Ghcmish, j'écris dans le même livre le peu que j'ai à dire. J'ai vu que les derniers mots écrits par mon frère, étaient écrits de sa propre main ; et il les a écrits le jour même où il me les a donnés. C'est ainsi que nous gardons les annales, selon les commandements de nos pères. Et je cesse.

5 Moi, Abinadom, je suis le fils de Chémish. J'ai vu beaucoup de guerres et de contentions entre mon peuple , les

Népbiles, et les Lamanites. De mon épée, j'ai tué plusieurs Lamanites en défendant mes frères. Voici, les annales de ce peuple, gravées sur des plaques, sont gardées par les rois de générations en générations. Et comme je ne connais aucune révélation ou prophétie qui n'aient été écrites, ce qui a été écrit est sufffsant. Et je cesse.

6 Je suis Âmalecki, fils d'Âbinadom. Je vous dirai quel-

2ue chose touchant Mosiah, qui fut établi roi sur le pays de arahemla. Il fut averti par le Seigneur de quitter le pays de Néphi, et de prendre avec lui tous ceux qui voudraient écouter la voix du Seigneur, et de se rendre dans le désert. 11 fit ce que le Seigneur lui commanda. Ils quittèrent donc le pays, et s'en allèrent dans le désert, lui et tous ceux qui voulaient écouter la voix du Seigneur. Et l'esprit de prédication et de prophétie les conduisait. Ils étaient incessamment repris par la parole de Dieu, et guidés par le pouvoir de son bras à travers le désert, jusqu'à ce qu'ils arrivèrent dans le pays appelé le Zarahemla. Us y trouvèrent un peuple, nommé le peuple de Zarahemla, qui fut ravi de joie, de même que leur roi, Zarahemla, de ce que le Seigneur leur avait envoyé le peuple de Mosiah, ayant les plaques d'airain contenant les annales des Juifs.

7 Ce fut alors que Mosiah connut que le peuple de Zarahemla avait quitté Jérusalem au temps où Sédécias, roi de Juda, avait été emmené captif à Babylone. 11 avait voyagé dans le désert, conduit par la main de Dieu à travers les grandes eaux , jusqu'au pays où Mosiah le découvrit ; pays qu'il habitait depuis ce temps-là. A ce moment, ce peuple était extrêmement nombreux. Cependant, il avait eu plusieurs guerres et de graves contentions, dans lesquelles, de

peuple ne pouvaient comprendre sa langue.

8 Mais Mosiah apprit à ce peuple sa propre lan^e ; et

auand il la connut , il tut possible à Zarahemla de donner, 'après sa mémoire , la généalogie de ses pères. Elle est écrite, mais non pas sur ces plaques.

9 11 arriva, alors , que les deux peuples de Zarahemla et de Mosiah s'unirent, et Mosiah fut choisi pour leur roi. Pendant son règne , une grande pierre couverte d'inscriptions lui fut apportée ; et par le don et le pouvoir de Dieu il interpréta ces caractères.

iO Ils donnaient l'histoire d'un homme, appelé Coriantumur, ainsi que le récit de l'extermination de son peuple. Coriantumur avait été découvert par les peuples de Zara-

bemla, parmi lesquels il avait vécu pendant neuf lunes. Ces caractères disaient aussi quelque chose de ses pères , qui étaient venus de la Tour, au temps où le Seigneur confondit la langue du peuple. Et son peuple avait justement eneouru de terribles châtiments de la part du Seigneur, et leurs ossements sont à cette heure disséminés sur toute la surface de la terre, dans le Nord.

41 Voici, moi, Amalecki, je pris naissance pendant le règne de Mosiah, que j'ai vu mourir. Benjamin, son fils, lui succéda. Et ce fut sous son rè^ne qu'une cruelle guerre éclata, entre les Néphites et les Lamanites, dans laquelle il V eut de part et d'autre beaucoup de sang répandu. Mais les Néphites obtinrent des avantages signalés sur ceux-ci , de telle sorte que le roi Benjamin finit par les chasser complètement du pays de Zarahemla.

12 Je commençais à.vieillir sans avoir eu d'enfants. Mais sachant que le roi Benjamin était un homme juste devant le Seigneur, je lui remis les plaques, et j'exhorte tout homme devenir à Dieu, le Très-Saint d'Israël, de croire aux prophéties, aux révélations, au ministère des anges, au don des langues, au don d'interprétation des langues , et à tout ce qui est bon ; car tout ce qui est bon vient du Seigneur, et tout ce qui est mal de Satan.

13 Et maintenant, mes frères bien-aimés , je désire que vous veniez à Christ , qui est le Très-Saint d'Israël , et que vous preniez part à son salut et au pouvoir de sa rédemption. Oui, venez à lui ; donnez-lui vos âmes en offrande; jeûnez, priez, et persévérez jusqu'à la fin ; et aussi vrai que le Seigneur vit, vous serez sauvés.

14 Je dois^ maintenant, vous parler d'un certain nombre d'hommes qui s'en furent dans le désert pour retourner au pays de Néphi ; car beaucoup parmi eux désiraient posséder le pays de leur héritage. Leur chef, qui était un homme fort et robuste, plein d'obstination , provoqua une querelle I»rmi eux ; et ils s'entre-tuèrent dans le désert , excepté cinquante qui regagnèrent le pays de Zarahemla.

15 Et en ayant rassemblé un nombre considérable d'autres, ils s'en allèrent de nouveau dans le désert. Mon frère partit avec eux. Et depuis lors, je n'ai plus reçu de leurs oonvelles. — Etant prêt à descendre dans la tombe, et ces plaques étant remplies, je cesse d'écrire.

134 LES PAKOLES DB MOUION.

I À la veine de transmettre à mon fils Moroni les annales qae, moi, Mormon, j'ai écrites, je dois dire qae j'ai été témoin de pres!|ae rentière extermination de mon peuple, les Néphites. C est quelques centaines d'années après 1 avénc^ ment du Christ, que je remets ces annales entre les mains de mon fils. Probablement il verra la destruction complète de mon peuple ; mais je prie Dieu qu'il lui accorde de survivre pour en écrire quelque chose, et rapporter ce qu'il saura du Christ, en vue de leur être utile un jour à venir.

t Je m*en vais, maintenant, dire quelque chose sur ce que j'ai écrit. Or, j'avais ùAt un abrégé des plaques de Néphi. jusqu'au temps où régnait le roi Benjamin , dont a parle Amalecki. Je cherchai dans les annales qui m'avaient été transmises, et je trouvai les plaques contenant le court ré^ cit des prophètes , à partir de Jacob jusqu'au règne de ce roi Benjamin, ainsi qu'un grand nombre des paroles de Néphi. Et je me complus dans ces choses, qui contenaient des prophéties sur l'avènement du Christ. Mes pères ont connu que beaucoup de ces prophéties s'étaient accomplies ; et je sais aussi que tout ce qui a été prophétisé sur nous jusqu'à ce jour a été accompli ; et je sais encore, et en toute vérité, que tout ce qui concerne 1 avenir s'accomplira également. C'est pourquoi je prends de préférence ces choses, que je tire des plaques de Néphi^ pour terminer mes annales; et je ne puis écrire la centième partie de l'histoire de mon peuple.

3 Voici , je prendrai ces plaques , qui contiennent ces prophéties et ces révélations, et je les mettrai avec le reste de mes annales ; car elles me sont choses précieuses, et je sais qu'elles le seront aussi pour mes frères. £t je le lais dans un sage dessein, car cela m'est indiqué par l'Esprit du Seigneur qui est en moi. Cependant je ne sais pas toutes choses ; mais le Seigneur connaît toutes les choses à venir. Et il me pousse à faire selon sa volonté. Et ma prière à Dieu pour mes frères, est, qu'encore une fois , ils puissent revenir à la connaissance de Dieu, et à la rédemption du Christ, pour qu'ils redeviennent un peuple agréable.

4 Maintenant, moi , Mormon, je vais finir mes annales, que je prends des plaques de Néphi. Et je le fais selon la connaissance et l'intelligence que je tiens de Dieu. — Donc,

MOSIAH. GH. I. 435

après qu'Amalecki eut remis les plaques entre les malus du roi Benjamin , il les réunit à celles qui ooûtenaient les annales transmises par les rois^ de génération en génération, jusqu'au temps de ce roi Benjamin. Et du roi Benjamin elles étaient venues, toigours de génération en génération, jusqu'en mes mains. Et moi ^ Mormon , je pne Dieu qu elles soient conservées désormais ; et je sais qu'elles le seront , car de grandes choses y sont écrites, par lesquelles mes peuples et leurs frères seront jugés au grand et dernier jour, selon la parole du Seigneur, qu'elles contiennent.

5 Maintenant, du temps de ce roi Benjamin ^ il y eut parmi son peuple quelques dissensions ; et il arriva aussi que les Lamanites vinrent en armes du pays de Néphi, pour combattre son peuple. Alors, le roi Benjamin rassembla ses armées pour les leur opposer, combattant, lui-même, de son propre bras, armé de l'épée de Laban ; il défit, par la puissance du Seigneur, et tua plusieurs milliers de Lamanites ; et il continua la guerre jusqu'à ce qu'il les eut entièrement chassés du pays de son héritage.

6 11 parut alors de faux christs , mais on parvint à leur fermbr la bouche, et à les punir selon leurs crimes; il y eut aussi de faux prophètes, de faux prédicateurs, de faux docteurs répandus parmi le peuple , et ils furent punis selon leurs crhnes ; il y eut aussi de nombreuses contentions et bien des dissensions même parmi les Lamanites ; mais le roi Benjamin, aidé des saints prophètes qui étaient parmi son peuple (car le roi Benjamin était un saint homme, ré-

Soant en justice sur son peuple ; et il y avait beaucoup 'hommes saints dans le pays, qui prêchaient la parole de Dieu avec puissance et autorité , parlant avec une grande sévérité, à cause de l'obstination du peuple) ; le roi Benjamin, avec leur aide , sa force corporelle et ses facultés spirituelles, unies à celles des prophètes, parvint à rétablir la paix dans le pays.

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