‹ Le Livre de MormonChapitre 37 sur 135 · CHAPITRE L · texte numérisé non relu

CHAPITRE L

1 Depuis, il n'y eut plus de contentions dans tout le pays de Zaranemia, parmi tout le peuple du roi Benjamin; de

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sorte que ce roi passa le reste de ses jours dans une paît permanente. 11 avait trois fils, qu'il appelait Mosiali, Bélorum et Hélaman. Il les fit instruire dans la langue de ses pères, afin qu'ils devinssent des hommes d'intelligence, propres à la connaissance des prophéties qui avaient été annoncées par leurs pères , et révélées par le Seigneur. Et il les instruisit aussi touchant les annales qui étaient gravées sur les plaques d'airain , leur disant : Je souhaite , mes fils, que vous vous souveniez que, sans ces plaques qui contiennent c^s annales et ces commandements, nous serions main- . tenant dans l'ignorance des mystères de Dieu. Car il était * impossible que notre père Léhi se souvînt de ces choses, et les enseignât à ses enfants , sans l'aide de ces plaques. Instruit dans la langue des Égyptiens, il a pu lire ces caractères gravés, et les apprendre à ses enfants, afin que ceuxci pussent, à leur tour, les apprendre aux leurs , et accomplir ainsi les commandements de Dieu jusqu'à nos jours. Je vous le dis, mes fils, sans ces annales, qui ont été écrites et conservées par la main de Dieu , pour que nous puissions les lire et comprendre les mystères de Dieu , et avoir J,oujours sous les yeux ses commandements, nos pères mêmes seraient dégénérés et tombés dans l'incrédulité , et nous serions devenus semblables aux Lamanites, qui sont ignorants de ces choses ; et qui , à cause des fausses traditions de leurs ancêtres, ne les croient pas, même quand elles leur sont enseignées. Ohl mes fils, puissiez- vous vous rappeler la vérité de ces paroles et de ces annales I Et encore les plaques de Néphi , où sont gravées les annales et les paroles de nos pères depuis le temps où ils quittèrent Jérusalem jusqu'à ce jour, sont également vraies ; et leur vérité est facile à reconnaître , car nous les avons sous les yeux. Je souhaite donc, mes fils, que vous n'oubliiez point de les rechercher avec diligence, pour que vous puissiez en profiter, et que vous observiez les commandements de Dieu, afin de prospérer dans le pays, selon les promesses que le Seigneur a faites à nos pères. — Et le roi Benjamin enseignait beaucoup d'autres choses à ses fils, qui ne sont point écrites dans ce livre.

2 Etquand le roi Bei^amin eut fini de donner ses instructions à ses fils, il était vieux, et il sentait qu'il lui fallait suivre la voie que suit toute la terre. C'est pourquoi il juaea qu'il était opportun de conférer le royaume à un de ses nis. Ainsi, il fit venir Mosiah et lui tint ce langage : Mon fils, je désire de vous que vous proclamiez partout dans ce pays, au peuple de Zarahemla et de Mosiah, habitant ce pays, d'avoir à se rassembler. Car demain j'annoncerai à mon

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peuple, de ma propre bouche, que tu es roi et gouverneur de ce peuple que le Seigneur, notre Dieu, nous a confié. Et de plus, je lui donnerai un nom qui le distinguera de tout autre, parmi ceux fjue le Seigneur Dieu a emmenés de Jérusalem. Et j'agis ainsi parce qu'il a été fidèle à garder les commandements du Seigneur ; et ce nom ne lui sera jamais retiré, à moins qu'il ne transgresse la loi. Et j'ajoute que s'il arrive que ce peuple, si hautement favorisé du Seigneur, tombe dans la transgression et devienne un peuple pervers et adultère, il serait abandonné du Seigneur, s'anaiblirait, à régal de ses frères, et ne serait plus conservé par son pouvoir incomparable et miraculeux, ainsi qu'il en a été de nos pères jusqu'à présent. Car, sachez-le, si Dieu n'avait étendu son bras protecteur sur eux, ils seraient infailliblement tombés entre les mains des Lamanites pour être la victime de leur haine.

3 Après avoir ainsi parlé à son fils, il lui fit connaître toutes les affaires du royaume. Et il lui donna ses ordres touchant les annales gravées sur les plaques d'airain, et aussi touchant les plaques de Néphi, l'épée de Laban , et la boule directrice, qui avait conduit nos pères à travers le désert, laquelle avait été faite par la main du Seigneur pour les guider, en raison de l'attention et de la diligence qu'ils lui portaient. Ce qui faisait que , quand ils étaient infidèles, ils cessaient d'être prospères, et loin d'avancer dans le voyage, ils reculaient et encouraient l'indignation de Dieu : aussi furent -ils souvent frappés de famine et de graves afflictions, pour être ramenés au souvenir de leur devoir.

4 Mosiah partit et fit ce que son père lui avait commandé. 11 annonça à tout le peuple du pays de Zarahemla qu'il fallait qu'il se rassemblât et qu'il montât au temple pour entendre ee que son père avait à leur dire.

5 Et le peuple, après avoir eu connaissance de la proclamation faite dans tout le pays, se rassembla de toutes parts, et monta au temple pour y entendre les paroles du roi Benjamin. Et le peuple était si nombreux qu'on n'en fit pas le dénoipbrement, car il s'était beaucoup multiplié dans le pays. Ils prirent avec eux les prémices de leurs troupeaux pour les offrir en sacrifices et en holocaustes, d'après la loi de Moïse, et pour rendre grâces au Seigneur leur Dieu qui les avait tirés du pays de Jérusalem et les avait délivrés des mains de leurs ennemis ; qui leur avait donné des hommes justes pour les diriger, et pour roi un homme de sainteté; qui avait procuré la paix dans le pays de Zarahemla, et leur avait enseigné à garder les commmandements de Dieu,

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afin d'être remplis de joie et d'amoar envers Dieu et envers tous les homiâes.

6 Arrivés au temple, ils dressèrent leurs tentes à l'entour. chaque homme avec sa famille, comprenant sa femme, ses nls, ses filles, leurs fils et leurs filles, depuis Faîne jusqu'an plus jeune ; et chaque famille à part. Et les tentes furent dressées de manière à ce que la porte fît face au temple, afin que les familles pussent rester sous leurs tentes et écouter de là les paroles du roi Benjamin. Car la multitude était si grande qu'il eût été impossible au roi de les haranguer dans l'intérieur du temple. C'est pourquoi il avait Êit élever une tour pour que ses peuples entendissent ses paroles.

7 Et il leur i>arlait du haut de cette tour. Bfais comme la parole ne pouvait parvenir à chacun, à cause de leur nombre considérable, il fit écrire ce qu'il leur avait dit et l'envoya à ceux qui n^étaient point à la portée de sa voix. Et voici ce qu'il leur avait fait écrire : Mes frères, qui vous êtes rassemblés pour entendre ce que j'ai à vous dire en ce jour, je ne vous ai point ordonné de venir ici pour que vous tourniez mes paroles en dérision, mais pour que vous me prêtiez votre attention, pour que vos oreilles entendent, que vos cœurs comprennent, et que les m^rstères de Dieu soient dévoilés à vos esprits ; je ne vous ai point ordonné de venir pour que vous ayez crainte de moi, ou que vous pensiez que j'aie de moi l'opinion d'être plus qu^un mortel. Car, comme vous, je suis soumis à toutes les infirmités du corps et de l'âme ; seulement, j'ai été choisi par vous et sacré par mon père, et Dieu m'a permis d'être votre gouverneur, votre roi ; il m'a préservé, par sa protection sans pareQle , pour vous servir de toutes les forces de l'esprit et du pouvoir qu'il m'a accordés ; ainsi^ comme il a permis que je consacre ma vie à votre service jusqu'à ce moment ; que je n'ai recherché de vous ni or, ni argent, ni aucune espèce de richesses; que Je n'ai point souffert que vous fussiez renfermés dans des donjons, ni que l'un de vous devînt l'esclave de l'autre , ou que vous commettiez des meurtres, des vols, des pillages ou des adultères ; que je n'ai point toléré la moindre transgression, mais que je vous ai enseigné à garder les commandements du Seigneur en tout ce qu'il a ordonné ; et que j'ai travaillé de mes propres mains pour vous servir, et ne point vous accabler d'impôts, et vous décharger de tout ce qui pourrait vous être lourd à porter; et de ces choses^ vous en êtes les témoins aujourd'hui. Je ne les ai point faites pour en tirer vanité, et je ne vous en parle point pour vous accuser ; mais je vous dis ceci pour que

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TOUS sachiez que je puis, en ce jour, répondre d'une conscience pure devant Dieu. Je vous ai dit que j'ai passé ma vie à vous servir, non paV vanité, car je ne faisais que servir Dieu. Or, si je vous dis ces choses, c'est pour vous enseigner la sagesse ; c'est pour vous apprendre qu'en servant vos semblables, c'est Dieu seulement que vous servez. Vous m'avez appelé votre roi ; et si moi, votre roi, je travaille pour vous servir, ne devez-vous pas vous efforcer à vous servir mutuellement les uns les autres? Si moi, que vous appelez votre roi, qui ai passé mes jours à votre service, et au service de Dieu, je mérite votre reconnaissance, combien plus l'en devez-vous pas à votre père céleste P Je vous le dis, mes ♦ frères, si vous rendiez à ce Dieu qui vous a créés, qui vous garde et vous conserve, qui vous donne la joie et établit la paix parmi vous, si vous rendiez à ce Dieu les louanges et les remerciements de toute la force de votre âme ; oui, si vous serviez celui qui vous a créés dès le commencement, qui vous conserve chaque jour, en vous prêtant le souffle qui vous fait vivre et qui vous anime, pour que vous agissiez selon vos volontés, vous soutenant dans tous vos instants ; je le dis, le serviriez-vous de toute votre âme, vous ne seriez encore que de vains serviteurs. Sachez-le, ce qu'il vous demande, c'est que vous gardiez ses commandements ; car il a promis que si vous êtes exacts à les garder, vous serez bénis dans ce pays. Il est invariable dans ses paroles, c'est pourquoi si vous gardez ses commandements, il vous bénira et vousprospérerez.

8 En premier lieu, il vous a créés, il vous a donné la vie, dont vous lui êtes reaevables.En second lieu, il demande de vous que vous, fassiez ce qu'il vous a commandé ; et si vous le £ùtes, la bénédiction se répand immédiatement sur vos têtes. 11 vous aura donc payés. Et vous lui êtes encore redevables^ vous l'êtes et vous le serez à tout jamais. Aussi, de quoi tireriez-vous vanité P Maintenant, je vous le demande, que pourriez-vous dire pour vous-mêmes P Je vous dis, rien, vous ne pouvez pas même dire que vous valez la poussière de la terre. Vous êtes bien nés ae la poussière de la terre, mais elle appartient à celui qui vous a créés.

9 Et moi, moi-même, que vous appelez votre roi, je ne vaux pas plus que vous , car, comme vous , je ne suis que poussière. Et vous voyez que je suis vieux , prêt à rendre à la terre cette forme mortelle. Or. ainsi que je vous le disais, je vous ai servis, marchant devant Dieu avec une conscience nette. Et je vous ai fait rassembler aujourd'hui, pour que je sois trouvé sans blâme et que votre sang ne retombe pas sur moi, quand je comparaîtrai devant Dieu pour

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en être jugé touchant les choses qu'il m*a commandées relativement à vous. Oui, je vous ai fait rassemhler pour rendre mes vêtements purs de votre sang, à ce moment où je suis à la veille de descendre dans la tombe, afin d'y pouvoir descendre en paix, et que mon esprit immortel puisse, réuni aux chœurs célestes , chanter les louanges d'un Dieu juste. Enfin, je vous ai convoqués pour vous annoncer que je ne puis plus longtemps rester votre instructeur et votre roi ; car, même en ce moment, tout mon corps tremble pendant que je suis à vous parler ; mais le Seigneur Dieu me soutient en me permettant de parler et en me commandant de proclamer aujourd'hui mon fils Mosiah comme votre roi et votre gouverneur.

40 Et maintenant, mes frères, je souhaiterais que vous fissiez toujours ce que vous avez fait jusqu'à présent. Ainsi, comme vous avez gardé mes commandements et les commandements de mon père, qui vous ont fait prospérer et qui vous ont préservés de vos ennemis, de même, si vous observez les commandements de mon fils ou les commandements de Dieu qu'il vous délivrera, vous serez prospères dans le pays , et vos ennemis n'auront aucun pouvoir sur vous. Mais^ ô mon peuple, gardez-vous d'avoir des contentions parmi vous, et n'obéissez point à l'esprit malin, dont vous a parlé mon père Mosiah ; il y a une malédiction prononcée contre celui qui se livre à cet esprit ; car, s'il se livre à lui, qu'il lui obéisse, qu'il reste et meure dans ses péchés, il entraîne la damnation de son àme. Pour gages, il reçoit la punition éternelle , ayant , avec connaissance, violé la loi de Dieu. 11 n'en est pas un parmi vous, si ce n'est vos petits enfants, qui n'ait été enseigné sur ces choses, qui ne sache qu'il est éternellement redevable à son père céleste de ce qu'il a et de ce qu'il est ; qui n'ait, également , été enseigné sur les prophéties des saints prophètes, contenues dans les annales, même jusqu'au temps où notre père Léhi sortit de Jérusalem , ainsi que sur tout ce qu'ont annoncé nos pères jusqu'à ce jour. Et ce qu'ils ont annoncé, c'est ce que le Seigneur leur a commandé ; c'est pourquoi, ils sont justes et vrais.

41 Si donc, mes frères, après avoir connu toutes ces choses, vous transgressez et faites le contraire de ce qui a été dit, alors vous vous éloignez de l'Esprit du Seigneur, et il ne peut trouver en vous les moyens de vous guider dans les sentiers de la sagesse, pour vous bénir, vous faire prospérer et vous conserver. Je vous déclare que l'homme qui agit de la sorte se dresse en rébellion ouverte contre Dieu. 11 se livre et obéit à l'esprit malin , il devient ennemi de

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toute justice , et le Seigneur n'a point de place en lui; car le Seigneur n'habite point les temples profanés. C'est pourquoi^ si cet homme ne se repent pas, s'il reste et meurt Tennemi de Dieu, les exigences de la justice divine éveilleront son âme immortelle à la conscience vive dé son crime , qui lui inspirera le désir de se tenir éloigné de la présence du Seiffneur; et son âme sera remplie de son crime, de peines et d'angoisses, semblables à un feu inextinguible dont les flammes montent d'éternité en éternité. Etje vous déclare que la miséricorde n'aura aucun droit sur cet homme , de sorte que sa destinée finale est de subir des tourments éternels.

42 0 vous tous, hommes d'âge, vous, jeunes hommes, et vous aussi ^ petits enfants qui pouvez comprendre mes paroles (car je vous ai parlé simplement , afin que vous puissiez comprendre), je désire que vous soyez portés à vous souvenir de la terrible situation de c^ux qui tombent en transgression, et que vous méditiez aussi sur l'état de bonheur et de bénédictions dont jouissent ceux qui suivent les conunandements de Dieu. Car, sachez-le , ils sont bénis en toutes choses, tant temporelles que spirituelles; et s'ils restent fidèles jusqu'à la fin, ils sont reçus dans le ciel, pour y habiter avec Dieu, dans un état de félicité sans fin. Ohl souvenez-vous , souvenez-vous que ces choses sont vraies , car le Seigneur Dieu les a déclarées.

43 Et encore, mes frères, prétez-moi votre attention ; j'ai d'autres choses à vous dire. C'est des choses futures que j'ai à vous entretenir, lesquelles m'ont été dévoilées par un ange de Dieu. 11 m'a dit : Eveille-toi , et je m'éveillai, et je le vis devant moi. Et il me dit : Ecoute ce que j'ai à t'ap-

f)rendre, car ce sont de bonnes et joyeuses nouvelles que e viens t'annoncer. Le Seigneur a exaucé tes prières et a jugé ta justice. 11 m'a envoyé pour te déclarer que tu peux te réjouir, et pour que tu annonces à ton peuple que lui, aussi, doit être pénétré de joie : car voici , le temps arrive et n'est pas éloigné, où le Seigneur tout-puissant qui règne, qui fut et qui est de toute éternité en toute éternité, descendra du ciel, avec gloire et puissance , au milieu des enfants des hommes. 11 se revêtira d'un tabernacle de terre, il ira parmi les honmies opérant de grands miracles, guérissant les malades, ressuscitant les morts, faisant marcher les boiteux, rendant la vue aux aveugles et l'ouïe aux sourds, et guérissant toutes sortes de maladies ; et il chassera les démons et les esprits immondes qui habitent le cœur des enfants des hommes. ]l*subira des tentations , il souffrira les douleurs du corps, la faim , la soif et la fatigue, plus qu'un homme ne peut endurer, sans en mourir ; car son sang coulera par

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tons ses pores, et ses angoisses seront grandes à cause des iniquités et des abominations de son peuple. U sera appelé Jésus-Christ, le Fils de Dieu, Père du ciel et 4e- la terre, créateur de toutes choses dès le conunencement; et le nom de sa mère sera Blarie. Et voici ^ il viendra aux siens afin que les enfants des hommes puissent prendre part au salut, par la foi en son nom. Et, bien qu'il en soit ainsi .ils le prendront pour un homme, et ils le diront possédé au^démon, et ils le fouetteront et le crucifieront. Et il ressuscitera de la mort le troisième jour ; et il se tient pour juger le monde. Et toutes ces choses adviennent pour qu'un juste jugement arrive sur les enfants des hommes. Par son sang seront expiés les péchés de ceux qui sont tombés par le péché d'Adam, lesquels, étant morts sans avoir connu la volonté de Dieu, ont péché par ignorance.

1 4 Mais malheur, malheur à celui qui sait qu'il est rebelle à Dieu I car le salut n'est pas pour lui, à moins qu'il ne l'obtienne par son repentir et sa foi dans le Seigneur Jésus- Christ. Et le Seigneur Dieu a envoyé ses saints prophètes parmi tous les enfants des hommes pour déclarer ces choses à toutes familles, nations et langues, afin que quiconque croira en Christ, qui doit venir, puisse recevoir la rémission de ses péchés et être comblé de joie, comme si déjà U était sur la terre. Cependant, le Seigneur Dieu a vu que ^on peuple était un peuple opiniâtre, et il lui a donné une loi, la loi de Moïse. Et il lui a montré un grand nombre dé signes, il a fait des miracles, et il lui a donné des syihboleé et des figures touchant son avènement. Les saints pronhetes en ont parlé, mais il ne laissait pas de s'endurcir aans son cœur, ne comprenant pas que la loi de Moïse ne sert en rien pour le salut, si ce n'est par Texpiation du sang de Jésus-Christ. Et même, si les petits enfants étaient susceptibles de pécher, ils ne pourraient être sauvés. Mais je vous déclare qu'ils sont bénis; car, de même qu'ils sont déchus en Adam ou par nature , de même le sang de Jésus-Christ expie leurs péchés.

15 Et je vous dis, en outre, que, pour le isalut des enfants des hommes, il n'est point d'autre voie ni d'autre nom que le seul nom du Christ, le Seigneur tout-puissant, car il juge et son jugement est juste, et le petit enmnt, qui meurt dai]t3 son bas âge, ne périt pas. Mais les hommes abreuvent leurs âmes de damnation, à moins qu'ils ne s'humilient et ne deviennent comme de petits enfants, et qu'ils ne croient que le salut a été , est , et sera dans le sang et par le sang expia-

toire du Christ, le Seigneur tout-puissant; car l'homme, par sa nature, est l'ennemi de Dieu ; il l'est depuis la

chute d'A-

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âsm, et il le sera toujours et à toujours ^ à moins qu'il ne se rende aux inspirations du Saint-Esprit, qu41 ne se déponûie de l'homme de nature , et ne devienne un saint par Fexpiation du Christ, le Seigneur; et que, semblable à un petit enfant, soumis, humble, modeste, patient, plein d'amour, il n'acquiesce auxclioses que le Seigneur lui infligera, à régal d'un enfant qui se soumet à son père.

46 Et de plus, je vous déclare que le temps viendra où la connaissance d'un Sauveur sera répandue parmi toutes les nations, familles, langues et peuples ; et quand ce temps sera venu , nul ne sera sans tache devant Dieu , si ce n'est les petits enfants, que par le repentir et la foi dans le nom du Seigneur Dieu tout-puissant. Et même . en ce temps-là, quand tu auras annoncé à ton peuple les cnoses que le Seigneur t'a ordonnées , même alors ils ne seront point sans reproches devant Dieu, si ce n'est en vertu des paroles que J'ai dites.

n Je viens de vous annoncer ce que le Seigneur Dieu m'a ordonné. Et ainsi dit le Seigneur : Ceci restera comme nn témoignage éclatant contre ce peuple , au jour du juge* ment, quand tout homme sera jugé selon ses œuvres, quelles qu'elles soient, bonnes ou mauvaises. Si elles sont mauvaises, leurs auteurs seront confinés dans la vue de leurs propres crimes et de leurs abominations, oui les accablera, qui K8 portera à s'éloigner de la présence du Seisneur, dans un état de misère et de châtiment étemel, d'où il n'y a point de retour. Ils auront ainsi abreuvé leurs âmes de damnation. Ils boiront à la coupe d'indignation de Dieu, que la justice ne saurait leur retirer, pas plus qu'elle ne pouvait faire qu'Adam ne tombât pas, quand il prenait le ffuit défendu. Ainsi la miséricorde n'aurait plus, à jamais, rien à réclamer pour eux. Et leur tourment serait semblable à un étang de feu et de soufre, dont les flammes ne peuvent s'éteindre, et dont la fumée monte d'éternité en éternité. Et c'est ce que le Seigneur m'a ordonné. Amen.

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