Si haut qu'il soit, je puis l'abattre
Becqueter la pointe des fleurs,
Petit ojseau, chante !... et demain,
On poursuivre, aux pieds des génisses,
Quand je marcherai, viens l'ébattre
Les mouches aux vives couleurs.
Près de mol, le long du chemin.
Reprends tes jeux, bergeronnette,
C'est ton doux chant qui me console.
Bergeronnette au vol léger;
Je n'ai pas d'autre ami que toi;
Nargue l'épervier qui le guette :
Bergeronnelte, vole, vole,
Je suis là poiir te prolégei%
Bergeronnette, devant moi!
Paroles de Ceaples Do '.-ll:;. — Musiaus de Cl/.ode Kvgù..
^I^'m @©l% e^ €tiS@ €t.m^ é^^lles'© 1
Amis, c'est bientôt le grand jour Des prix et des couronnes.
De nos mères si bonnes Notre gloire paira lamour.
A l'ouvrage !
Du courage !
Tâchons d'être tous les premiers !
A l'ouvrage !
Du courage !
Dieu soit en aide aux écoliers!
Tenez, comptons bien sur nos doigts Dans huit jours les vacances!
Beaux galas, chasse et danses.
Et point de leçons pour deux mois !
C'est merveilles !
Gare aux treilles !
Gare aux pinsons, aux espaliers !
C'est merveilles !
Gare aux treilles !
Dieu soit en aide aux écoliers !
Et puis, quand vous n'y pensez pas^ Soudain revient novembre :
Adieu, petite chambre.
Adieu, grands paies et grands ébats.
A nos places.
Dans les classes.
En voilà pour dix mois entiers...
A nos places.
Dans les classes, Dieu soit en aide aux écoliers !
Mais, travaillons avec amour.
Et d'enfants que nous sommes Nous deviendrons des hommes Qui conduiront le monde un jour.
A l'ouvrage !
Du couraçe !
Tâchons d'être tous les premiers !
.\ l'ouvrage !
Du courage !
Dieu soit en aide aux écoliers !
Paroles rf'ÉMiLK Dkschamps. — Musique de Cl.\ude Al'gé. Ce morceau peut être chanté en marquant le pas ou en marchant.
Tempo di Valza (^ = 171)
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Je suis la sim-ple vi-o - lette Vivant de l'air que.Dieu bé-
\, — r r r r> ^"^ - — in* — ^^-^ m- ^
nil. Sous l'her- be touf-fue, en ca - chatte, Sans nul é - clat, je fais mon
nid. Au fond de mon petit roy- aume, Loin du monde je suis si bien!
Tn rit.
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On dit que ma coroUeem -baume. Je n'en sais rien, je n'en sais rien
Je suis la simple Violette, Vivant de l'air qtie Dieu bénit.
Sons l'herbe touffue, en cachette, Sans nul éclat, je fais mpn nid.
Au fond de mon petit royaume.
Loin du monde je suis si bien l On dit que ma corolle embaume, Je n'en sais rien.
Je suis la Rose, on le devine A mon éclat doux et vermeil; Ma mère était une églantine Mon père un rayon de soleil.
Sous un feuillage emblématique Pour mes amis j'ai des parfums Mais je suis sauvage et je pique Les importuns.
Moi je m'appelle Marguerite, L'étoile blanche des prés verts ; Je suis frileuse, et je n'habite Que les endroits d'herbe couverts.
Je vis bien peu, pauvre fleuretfp, Car de mon sort indifférent L'homme effeuille ma collerette Dès qu'il me prend.
Fletu- d'oranger, fleur d'innocence, Touffe neigeuse et fruit doré, De moi, dans sa toute^puissance, Dieu fit un symbole- sacré.
Aussi de mes rameaux sans tache.
Sur son front pur, tout en tremblant, La jeune flancée attache Son voile blanc.
n^^^pT^T— ^ |l ;^>.^Q^^^<^gl^
Paroles de L. LALUYE.
Musique ds Claude AucI..-
"^lEIl et 'DEMAIO^a '
11° moderato ( J = S
1° moderato ^ = 92 .
Le ca-non gron — de, et partout sur la
rou — te Gi- sent des morts ou cou-rent des fuy — ards;
. i. Ce sont, hé — las!
1 — y—jzzrx
des braves en dé — rou — te : « Ils é —talent tropl » Moderato (i^«80'
. disent les vieux gro — gnards
En pieu — rant, ils brisaient leurs'
ar-mes, Et dans leur cœur mou - rait l'es -poir; Les é — pou -
<S>j7J'i'i^ J ij i-'g ir r ir'r^ irr^l
•ics é-taient en lar-mes, Et les.en - fants vê — tus de noir.
Le canon gronde, et partout sur la route Gisent des morts ou courent des fuyards; Ce sont, liélas! des braves en déroute : ■< Ils étaient trop 1 >> disent les vieux grognards.
En pleurant ils brisaient leurs armes,
Et dans leur cœur mourait l'espoir;
Les épouses étaient en larmes,
Et les enfants, velus de noir.
Enfant, j'ai vu nos troupes fugitives Rougir de sang la neige du chemin; J'ai vu nos sœurstendre leursmains craintives Aux ennemis, qu'elles priaient en vain.
En grondant on serrait les armes,
Gardant au cœur un vague espoir;
Les épouses étaient en larmes,
Et les enfants, vêtus de noir.
Cher écolier, quand au sortir de classe A ton fusil tu cours avec orgueil.
Revois toujours la Lorraine et l'Alsace, Ce coin de France à la couleur de deuil! Sérieux sous tes jeunes armes.
Qu'en ton cœur naisse un noble espoir; Ta mère verra sans alarmes Sous tes doigs blancs le fusil noir I
Un jour luira l'éclair de la bataille; Alors, petit, en avant! haut le cœur!
Des ennemis méprisant la mitraille.
Fais-ton devoir et reviens-nous vainqueur.
Il changera, le sort des armes!
Il tombera, leiu- aigle noir!
Strasbourg et Metz, séchez vos larmes
Non pas Adieu — mais Au revoir!
Paroles de G. Haurigot. — Musique de Claude Augk.
APJRÉS LA CLASSE
^mm^m^m ^^™—
Allegro. A//e^?-emen/e. ( • ^ IK. )
llf-tJiiJ1j;j.plfMJMJJ-Jlrr^
fe^
En classe, fuyons la pa - res - se, La nonchalante oi - si - ve
- té" Mais quand pour nous le travail ces - se, Ouvrons la porte à la gaî
Segue
Refrain :
.Al
Ions, la classe est ter - mi - né
Sa tâche
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£Eâ
ÏÈ
îZ'%'^^z\\m
faite, on est joy - eu.\. Repre - nons nos chants et nos .|eu.\. Sa lis faits
CE
fV-^-fi
de no- tre jour - né - e. Très crânement marchons au pas. Comme des soldats
En classe, fuyons la paressse,
La nonchalante oisiveté;
Mais quand pour nous le travail cesse
Ouvrons la porte à la gaîté. {Refrain.)
Remercions notre bon maître,
Qui veille sur nons constamment;
N'hésitons pas à reconnaître
La grandeur de son dévoùment. [Refrain.)
Un sourire de notre père
Récompensera nos efforts,
Et les baisers de notre mère
Au travail nons rendront plus forts. (Réf.)
A demain, mes cbers camarades!
Rentrons chez nous : le jour s'enfuit, Les oiseaux cessent leurs roulades.
Au revoir, bonsoir, bonne nuit! (Iîe/"rain.)
Paroles et musique de Clacdh Augk.
Ce morceau oeut être chanté on marquant le pus ou en marchant.
tr^-'" Portraits et Morceaux choisis des IVIusiciens célèbres.
De même que lu grammaire enseigne les règles qu'il faul connaître pour parler correclemeiit, de même le solfège a pour objet d'enseigner la langue musicale. Mais il ne suffit pas d'écrire correctement pour bien écrire : il faut en outre étudier chez les grands écrivains la mise en œuvre de la grammaire, c'est-à-dire les qualités de style qui constituent le beau langage. 11 en est ainsi pour la musique. Après avoir appris le solfège, il faul demander aux grands compositeurs le secret de leur art et apprendre d'eux comment on peut tirer parti des principes du solfège.
Nous donnons donc ici un clioix de morceaux empruntés aux maîtres de la musique, et destinés, dans notre pensée, à former le goût de nos jeunes lecteurs.
, LCLLI (Jean-Bapt.j, né à ! Florence; vint à Paris à
> treize aus, fut marmiton, [puis musicien Je Ml'« de î Montpensier; Louis XIV le S combla de faveurs. Il fonda ) l'Académie royale de musii que et composa des opéras i tels que Rolaml,Armide. A li ceste, Persée, Thésée, .-KAi/s, i Acis et Galalée, etc.; des hal-
> lets; m. à Paris (1C33-1G87
CA3HPR.4 (André), né à i Aix; successivement maître 1 de musique à Toulon, ft Arles, à Toulouse, il de- ; vint maître de chapelle de ; Louis XV. Il composa pour i le théâtre Bésione, le Car- ; naval de Venise. Iphigénie i e;! Tauride.Télémaque. Ido- 'lénée. etc. Il a donné plu- 1 sieurs cantates, 7notfts,etc.:
; m. à Versailles (1660-17+4).
R.tMEAi: [Jean-Ph.l, né [ ' à Dijon . Il parcourut le j ' midi de la France et se fixa ; à Paris après avoir été or- • ganiste à Lille et à Cler- 1 ; mont. Il a donné au théâtre !
Castor et Pollux. Bippolyte \ et Aricie, Dardanus. /o- ' roastre. Anacréon. etc. Il a composé un Traité de l'harmonie, des morceaux reli- ; 9ieux;m.àParis(1683-n64;.
HiEXDEL ;G.-Fréd.], né à Halle (Saxe). II voyagea j en Italie et alla se fixer à< Londres. II joignait àla plus grande facilité une magnifique élévation de style et i de pensée. Il a écrit divers) opéras : Rinaldo. Néron.
Agrippine, Rodrigue, etc. ; des oratorios ; Judas Macchabée, le Messie, etc.; m.
aveugle h LondresliJSb rb9i
Air extrait
à'Armide et Renaud,
opéra en cinq actes
de LuLLi.
{Paroles inédites.)
Mes rêves d'or s'en vont comme un essaim d'abeilles, Dans les
bois, dans les prés où glisse un fi-Iet d'eau. Mes rêves d'or s'en
Jr-^^^H^
vont comme un es - saim d'a-beilles. Dans les bois, -dans les prés où glis-
l(^rr^l-^
- se un fi -lel d'eau. Sur les ro-ses ver- meilles, Sur l'au-bé - pine et lebou-
^'i\f J <|J-JI ..-I
-leau.
Sur les ro- se.5 ver - meilles. Sur l'aube - pi - ne et le bou - leau.
DACH ,Jfan-Séb.}. né à Eisenach (Allemagne). Excellent organiste, il devint itiaitre de rhapelle de la ' cour de Weimar et compositeur du roi de Pologne.
11 a composé des messes et des oratorios célèbres et écrit un volume de prétu'ies et fugues pour clavecin: il devint aveugle et iiiour\itàL-ipzigili;8D-n50).
IJorceau extrait
de
Castor et Pollux ,
opéra en 5 actes
de RAMiiAu.
PKKCiOLÉse , Jean- Bajit.l, né à lési lUaliei.
Maitre de chapelle de Notre-Dame-de-Lorelte Ses œuvres, peu goûtées de son livant, excitèrent après sa mort un légitime enthousiasme: il a écrit des messes.
des cantates; un Stabat célèbre; des opéras : la Servante. Satiuslia. etc.; mort ' àPouzzoles (1710-1730).
tiiidantino ( # = 66 )
ROCSSE.%11 fJ.-J). né à Genève; auteur de: Xarcisxe, le uevin du Village. Lettre sur la musique (r.. Dissertation sur Ui musique. Dictiontiaire de musique. Roasseau ne lut pas un grand musicien, mais en sa qualité d'écrivain il exerça u;ie influence sur l'art musical en France; mort à Ermenonville (Oisej ;i-12-1778].
SLICK { Cfiri'slophe- Willibaldi, né à W'eidenwag (HtPalatinatj; auteur > des opéras : TeUmaque.
1 Iphigénie en Aulide. l/jlii- ! génie en Tauride, Arniide, \ Orphée, Alceste, etc. Gluck ; brille par le pathétique, la ; vigueur du style et la puis- ' sance de l'harmonie. 11 ' i quitta Paris pour Vienne, ; où il mourut (1714-1787).
Dans ces doux a - si -les Par nous so-yez couron-nésl Ve-nez:
^i-j'J ji^j'r^
aux plaisirs tran-ijuilles Ces lieux charmants sont des- ti - nés.
Jl J. I.J'J'J>CJ|
Ce ileuve 01!- chaii-té.
L'heu - reux Lé - Ihé. Coule i - ci parmi les
r? h hh
y* ' r-j^ 0 1' [; p ' 0^j\ 0 ^jJ^
fleurs. On n'y voll ni douleurs, Ni sou-cis, ni laii;^ueurs, Ni pleurs IL'oubli n'emporte avec
lui Oue les soins- el l'ennui ! Ce dieu nous laisse Sans cesse Le souve- nu- Du plai- siri
PHILIDOR André-Da- \ nican), né à Dreux, d'une ; famille de célèbres musi ciens. 11 fut un des créa- 1 leurs de l'opéra-coniique en I France, et donna plusieurs ', ouvrages dont les principaux sont : Biaise lu savetier, le HarérUiil ferrant.
Bélisaire.les Trois Souhaits, te Soldat magicien, etc. :
'. mort à Londres (1727 179.5,'.
PIt-CIXXI l'Nicûlo!, né à Bari (Italie). 11 vint à Paris, où sa riv.aiité avec Gluck donna lieu à la querelle des gluckistes et des/jiccinni.ites. Auteur d'orajorios et des opéras : Didon Alexan'lre aux Indes, Chi'.
mène, Roland. Attjs, Péné.
lope, etc. Se» œuvres bril.
lent par léléjance et la fa.
cilité: m. à Parisi 1728-1800)
TmnyiHUiTSYiPier.-Alex.
\ de I. nt'" à Fauquemhergues (Pas-de-C.l. Inspecteur des > études du Conservatoire, il 1 devint membre de l'Institut ', après Grétry. Il a écrit les I opéras-com. : Rose et Cola<, ; le Déserteur, Camille, .Mine de Golconde. le Roi et le Fermier, etc. Sa musique est i fraiciie. simple et touchante; : mort & Paris (1729-1817).
IIA-raiV ;Fr-Jo3.l. né à I Rohrau, près Vienne (Aut.l. \ ; Il quitta l'.Mlemagne pour ,
Londres, où il excita l'en- 1 thousiasme ; il a écrit les ', opéras : le Diable boileur, '• I Armide ; les oratorios : la î I Création, les Saisons; des ',
sijrtiphonies. concertos, can- ; tates, etc. Il aborda tous les ;
genres avec succès; il mou- J ; rut à Vienne (1732-1809).
Paroles inédites
sur un air composé
par PKRr.oi.ksic.
indanlino Tenere ( # 66 )
fa{zfJ:J3:±agrffWgg^
J'aime a voir dans la clai - riè - re, Au mi - lieu de son trou-
^T^^nzrn^
peau. La vi - jîi-lan-te ber - gô - reQui fail tourneV son lu-
^^tlfxmx
Cepeu - dant que l'oiseau tendre Dans son ra - mage enchan - leur. Failjoy-
1^ - I J=Eà
eu - sèment en - ten - dre Des ac - cents qui
vont au
; «;0!9<SRC' (Frnnç.-Jos) ; né.■^Ver(;llie^(Haillaut): au- ' t,pur des opéras : les Pr- > cheurs, Toinon et Toinette, >S((biTius: d'une Messe des ) murt^, d'un O Sahitari^: di- ! i-ecteur de l'Ecole piyale de i ihant, inspecteur du Con- ; servatoire, membre de l'Iu- \ slitut, Gossec est un des S créateurs de la symphonie; ! m.àPassy-Fari»(nM-l8î9
SACCnWI (Ant-). né à Naples- Il se fixa à Paris où il devint maître de musique de Marie Antoinette- Ses principaux opéras sont : Œdipe n Colone.
Sémiramide, Dardunus, Sri pion à Cartilage, Benaud, Chimêne, eic: il a composé des messes Sa musique a du naturel et de la sua-
ilé; m. à Paris (nSî-nSi)
BOCCHEUIXI (Louis), né à Lucques (Italie). U acquit une grande réputation en Italie, puis h Pans.
et se fixa à Madrid, où il mourut dans la misère:
;iuteur d'un Stabat, de diitis.
Irios, quatuors, quintettes, sextuors, sonates. symi>honies. Son style, gracieux, souvent mélancolique, est plein de charme (1140-180;'
KlIKTlkir (.^nibé). n-- i> j l.ié^e. 11 vint à Paris ( l'ii"), > lù ses œuvres étirent u • î ;rand succès. Ses opéras « Zémire (t Azor, tes Oeuii Avares. Hiihard Cœur rfe j Lion. Luciie.lnCarovanf dn > C»i/e,etc ,se l'ont remarquer > parle naturel et l'expression î Il avait achjté l'ermilafe de s '< J.-J Rousseau, àMontmoren- ( où il mourut (I74l-iai:j).<
Moderato Grcizio?o '(y. = 80
Morceau extrait
du Devin du village^
petit opéra
pastoral
de J.-J. Rousseau.
1 — rnr
Al - Ions dan - ser .-jous les or - meaux. A - musons-
fi r^ P
nous, jeunes (i -Hottes; Al - ions dan -ser sous les
/rvFIN
ISU
S^Èg
tr
meaux, Au son joy - eux des cha - lu - meaux Ré-pétons mil - le chanson-
j» ^ . . ^ji. M». ^