XVII. MÉTHODE POUR ASSISTER LES MOURANTS
Léon de Villèle, commandeur des chevaliers de Saint- Jacques d'Aragon, voulut, en mourant, qu'on fît imprimer une méthode d'assister les mourants, et qu'on la distribuât à tous et à chacun des habitants de la Biscaye, sa patrie. Lui-même se prépara à la mort par une confession générale, qui lui laissa Vâme remplie de tant de consolations, qu'il répétait avec transport les paroles de David : Seigneur, votre mise'ricorde vaut mieux que la vie.
Dans les temps malheureux où nous vivons, une méthode facile pour préparer les mourants à paraître devant Dieu nous paraît plus nécessaire que jamais.
Nous la publions donc, et nous conjurons nos vénérés confrères qui ont la charge des âmes, et toutes les personnes pieuses qui ont à cœur le salut de leurs frères, de la répandre dans les familles.
Qu'il serait à désirer qu'il y eût, au moins dans chaque hameau de nos villages et dans chaque rue de nos villes, quelques personnes animées de l'esprit de Dieu, qui recherchassent les malades et les assistassent comme nous l'indiquons. Que le zèle des prêtres les suscite! (1)
(1) Cette méthode peut servir aussi avec grand fruit À préparer les petits cnf.mts cl les ignorants au sacre-
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Du moment de la mort dépend l'éternité. Quel
malheur donc quand les pauvres moribonds ne sont assistés par personne, je ne dis pas pour les soins corporels que réclame leur état, mais pour les soins spirituels, mille fois plus nécessaires !
Ceux qui entourent les mourants, même les petits enfants, ayant déjà quelque connaissance, doivent avant tout les disposer à recevoir la visite du prêtre, et cela de bonne heure ; car, en différant de l'appeler, on risque le salut du malade, comme Texpérience l'apprend.
Il est nécessaire d'avertir le prêtre de l'état d'un malade, lors même que le malade ne tient pas à sa visite. Et ce que nous disons d'une maladie qui met en danger de mort doit s'entendre aussi de celles qui risqueraient de faire perdre la raison; car tomber dans la folie perpétuelle en étant en état de péché mortel, c'est un malheur aussi épouvantable que la mort. Quand le malade est disposé à faire sa confession, ou bien quand déjà il l'a commencée, il faut que les personnes qui l'entourent lui inspirent les actes de foi, d'espérance, de charité et de contrition. C'est à faire produire ces actes au moribondjusqu'à son dernier soupir, qu'elles doivent mettre tout leur zèle. C'est par ces actes, en effet, que rame s'unit à Dieu.
Il faut donc apprendre au malade d'abord les vérités absolument nécessaires au salut, savoir, qu'il n'y a qu'un seul Dieu, créateur de toutes choses, qui gouverne tout par sa Providence, qui récompense éternellement au ciel les bons, en se faisant voir
ment de Pénitence. Toutefois, nous avons publié à part une instruction spéciale plus complète, pour disposer les petits enfants à la confession, sous ce titre : Méthode facile pour préparer les petits enfants au sacrement de Pénitence,
En adressant franco à M. l'abbé Berthier, La Salette, par Corps (Isère), lo centimes, on recevra la Méthode facile pour préparer les petits enfants au sacrement de Pénitence et la Méthode facile pour assister les mourants. Celle dernière seule se vend, franco, 30 cent, la douzaine ; pt 2 fr. 50 le cent.