‹ Le livre de tousChapitre 189 sur 196 · XX. L'APPARITION DE NOTRE-DAME DE LA SALETTE · texte numérisé non relu

XX. L'APPARITION DE NOTRE-DAME DE LA SALETTE

C'est le 19 septembre 1846, un samedi, dernier jour des Quatre-Temps de septembre, à Theure des premières Vêpres de la fête de Notre-Dame des Sept- I)ouleurs, que la Sainte Vierge daigna apparaître à deux petits bergers des Alpes : Maximin Giraud, âgé de OH'p ans,etMe'lanie Calvat Mathieu, âge'e de quatorze ans. Tous deux étaient nés à Corps, bourg de treize cents Ames,du département de Flsère. Néanmoins, ils se connaissaient à peine, car Mélanie avait quitté Corps depuis plus de quatre ans. Elle était, depuis le mois de mars 1846, au service de Baptiste Pra, au hameau do=^ Ablandens, commune de laSalette; et Maximin remplaçait, depuis quelques jours, le berger malade de Pierre Selme, autre propriétaire des Ablandens.

Ces deux enfants s'entretinrent ensemble pour la première fois, le vendredi, 18 septembre. Le lendemain samedi, par une belle matinée, ils arrivèrent, conduisant chacun les quatre vaches de leurs maîtres, sur la montagne du Planeau.

Vers midi, ils allèrent prendre leur repas sur des pierres disposées en forme de siège, sur le lit desséché d'une source appelée dans le pays la petite fontaine. Après être allés se désaltérer à la Fontaine des hommes, qui coulait plus haut, ils redescendirent, puis, déposant leurs sacs près de la fontaine tarie, ils s'étendirent sur le gazon, à quelques pas Pun de J'autre, et s'endormirent. Vers deux heures et demie, Mélanie, s'étant éveillée la première, appelle son compagnon, en lui disant : (( Allons voir où sont nos vaches. » Et les deux bergers de franchir le tori€nt et de gravir Pespace qui les sépare du plateau, qui domine le ravin. Ils ne tardent pas à découvrir leurs vaches : elles étaient couchées sur le versant du mont Gargas. Ils redescendent aussitôt pour reprendre leurs petits sacs. Mélanie précède son

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