‹ Le livre de tousChapitre 70 sur 196 · VICES CONTRAIRES · texte numérisé non relu

VICES CONTRAIRES

trois sortes de sacrilèges qui doivent être expliqués en confession. Il y a le sacrilège personnel, qui se commet en frappant les personnes consacrées à Dieu par les saints Ordres, ou par la profession religieuse, ou en les privant des droits et franchises accordés à leur état, ou enfin en péchant contre la sainte vertu avec des personnes qui ont fait le vœu solennel de chasteté. Ce n'est cependant point un sacrilège de médire des personnes consacrées à Dieu; et il n'est pas par conséquent nécessaire, en accusant en confession ces médisances, de dire qu'on les a commises contre des personnes consacrées à Dieu. Toutefois, il est nécessaire de dire si la médisance a été grave. Il n'est personne qui ait un si grand besoin de sa réputation que le prêtre, et les critiques que l'on se permet sur sa conduite dans les familles, quelquefois en présence des enfants, ont des résultats bien tristes.

C'est un sacrilège local que de briser les portes d'une église, d'y commettre l'homicide, ou certains péchés extérieurs et graves contre la sainte vertu, ou des vols d'objets appartenant à l'église, ou confiés à sa garde.

C'est un sacrilège réel, que de profaner les choses saintes, comme les vases, les linges sacrés, les images, les reliques. Ce sacrilège est surtout grave dans la profanation des sacrements. Quel crime de recevoir sans les dispositions suffisantes la confirmation, la pénitence, l'extrême-onction, le mariage et surtout la sainte Eucharistie. Aussi Dieu a-t-il à cœur de le punir d'une manière rigoureuse et quelquefois en ce monde. C'est après une communion sacrilège que Judas, ayant trahi son divin Maître, alla se pendre.

Dégoûté de sa femme Theud-Berge, Lothaire, roi de Lorraine, l'avait quittée pour épouser Val-

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