‹ Le livre de tousChapitre 69 sur 196 · A LA VERTU DE RELIGION · texte numérisé non relu

A LA VERTU DE RELIGION

le secours des démons, il osa même offrir de l'argent aux apôtres, afin d'obtenir le pouvoir de donner comme eux le Saint-Esprit ; et c'est pour cela qu'on appelle du nom de simonie le péché de csux qui vendent ou achètent les choses saintes. Mais saint Pierre lui dit : « Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu peut s'acquérir avec de l'argent. Fais pénitence. » Mais Simon, au lieu de faire pénitence, continua de se livrer à la magie, sema dans la Samarie des erreurs monstrueuses, puis vint à Rome, où il voulut se faire passer pour dieu, devant Néron, qui le protégeait. Dans ce but, il promit de s'élever au ciel, à la vue de tout le monde. Au jour indiqué, en présence d'une grande foule, il s'éleva, en effet, ou plutôt il fut élevé par le démon; mais, à la prière de saint Pierre, qui était présent, Simon tomba et fut broyé dans sa chute.

L'irréligion n'est pas un moindre vice que la superstition, et a comme elle diverses branches : d'abord la tentation de Dieu. Tenter Dieu, c'est vouloir s'assurer que Dieâ a teîlê penection ; ôxs. bien c'est agir témérairement en comptant sur sa bonté ou sur sa puissance. Douter des perfections divines, c'est un péché contre la foi, aussi bien que contre la religion; mais c'est aussi une faute grave de se jeter dans un péril de mort d'où on ne peut sortir que par miracle, ou de négliger d'employer les remèdes dans une maladie grave. A plus forte raison est-ce une faute sérieuse de se jeter témérairement dans des occasions prochaines de péché, en comptant sur la grâce de Dieu. Il n'est pas permis de demander des miracles par pure curiosité, mais on peut les demander pour une raison nécessaire et utile.

Le sacrilège est la profanation d'une chose ou d'une personne consacrée à Dieu. On distingue

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