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BU DIMANCHE

tandis que l'autre, aussi habile et moins chargé denfants que son voisin, était toujours dans la misère, bien qu'il travaillât tous les dimanches; celui qui réussissait si mal alla un jour trouver l'autre, pour lui demander le secret de sa prospérité. « Oh ! dit-il, j'ai, outre mon travail, un trésor secret que je vous découvrirai dimanche. » Le dimanche venu, il mène son voisin à l'église, et lui dit : « C'est là qu'est mon trésor, c'est-àdire la bénédiction de Dieu. Demandez-la avec moi tous les dimanches par la prière, en suspendant votre travail; et votre maison deviendra prospère. » Le pauvre homme suivit ce conseil ; et depuis lors, tout lui réussit.

D'ailleurs, l'homme qui travaille sans relâche devient matériel, comme la terre qu'il cultive, comme la machine dont il use. Sans dimanche, point d'instruction religieuse, point de vertus. Où se recrutent les révolutionnaires, les forçats, les impies? Parmi les profanateurs du dimanche. Quels instincts horribles chez ceux qui ne connaissent plus l'église I Entendez leurs discours !

de tels hommes ont perdu avec la vertu toute consolation véritable. Enfin, jamais il n'entrera dans le repos éternel des élus, s'il ne fait pénitence, celui qui n'a pas gardé le repos du Seigneur.

La famille n'a pour hen que le dimanche; si on le lui ôte pour lui substituer le lundi, elle devient un enfer. Et quelle paix pourrait apporter au foyer domestique l'homme abruti par un incessant travail ou par la débauche du lundi?

Sans dimanche, la société elle-même est vouée à la malédiction. La Vierge est venue à la Salette nous dire que la profanation du dimanche appesantissait surtout le bras de son Fils sur son peuple rebelle. Plus de dimanche, plus d'instruc-

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tion morale, plus de religion. Or, la religion étant le plus ferme appui de la société, celle-ci ne peut que tomber en ruine, quand celle-là aura succombé sous les coups que lui portent les profanateurs du dimanche.

Au contraire, la sanctification du dimanche assure à Ihomme la santé; elle attire sur ses travaux la bénédiction du ciel, qui les féconde; elle élève son âme, nourrit son intelligence par la parole de vie; elle réchauffe la charité au pied des autels; elle unit la famille, souvent dispersée durant la semaine, elle fait la prospérité des nations.

En 1857, l'évéque de Châlons, vénérable vieillard, conduisant un visiteur dans sa cathédrale, le fit entrer dans une chapelle, et lui montrant une pierre tombale : « Voilà, dit-il, le tombeau que je me suis fait préparer. Les mots que j'y ai fait graver sont la seule épitaphe que je désire. » L'étranger se pencha pour la lire ; elle ne contenait que ces mots : Souvenez-vous de sanctifier le jour du Seigneur. Ce saint évêque voulait, même après sa mort, prêcher la grande loi du dimanche.

C'en est assez pour déterminer tout homme sensé à sanctifier le dimanche. Mais disons ce qu'il y a à faire dans ce but.

Les juifs avaient résolu de se défaire de Jésus à tout prix et de le livrer à la mort. Ils n'osèrent pourtant pas le faire un jour de fête. Hélas I il en est qui n'ont pas même cette crainte. Ils ruinent par le péché la vie que Jésus a dans leur cœur. Qu'on se préserve, surtout le dimanche, des fêtes scandaleuses, des promenades, des lectures, des occasions dangereuses.

Gest un devoir grave d'éviter, le dimanche, les œuvres serviles, ct)mmme labourer, moissonner, coudre, exercer ua art mécanique. Les plai-

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